Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue! Comment faire?
Louis-Roger de Franssure est le fils de François-Roger, seigneur de Villers-Tournelle et de Marie de Pestivien. Il descend d'une ancienne famille de la noblessepicarde qui porte «d'argent, à une fasce de gueules, chargée de trois besans d'or» et dont le premier dont on ait connaissance est Mathieu Defransure, mentionné dans Lannoy en 1117.
Il est sur Le Foudroyant, vaisseau de 104 canons, à Palerme et à Messine, en 1702. Il prend part à la campagne de 1703, sur le même vaisseau, et toujours en compagnie du comte de Toulouse. Il participe à la campagne de 1704, toujours sur Le Foudroyant, monté par le comte de Toulouse, qui commande une flotte de vingt-sept navires, et qui est suivie pendant trois jours par quarante-cinq vaisseaux. Le comte de Toulouse rentre à Toulon; on y arme vingt-trois bâtiments; il sort avec cinquante navires, et rencontre l'ennemi, fort de quarante vaisseaux anglais et vingt-trois hollandais: combat à la hauteur de Malaga, le , de dix heures du matin à neuf heures du soir. Les ennemis, ayant le vent, se retirent. M. de Franssure-Villers est blessé d'un coup de canon, qui lui démit le talon et dont il est reste estropié[2].
Il entre dans la Marine royale et intègre une compagnie de gardes de la Marine en 1705. En 1705, il est sur Le Bizarre au siège de Nice et au blocus de Barcelone. En 1706, pendant la même campagne; il se trouve à trois différentes combats. La même année, sur Le Mercure, navire armé en course; ce vaisseau fait plusieurs prises, et soutient pendant deux heures, un combat contre un bâtiment hollandais de 40 canons. En 1708, il est à bord du vaisseau Le Parfait qui fait plusieurs prises. En 1710, il passe sur la frégate L'Adélaïde, qui fait également de nombreuses prises.
Il reçoit son brevet de capitaine de vaisseau en 1741. En 1742, il est capitaine en second sur L'Heureux, au sein de l'escadre du marquis de Caylus, chargé de reconduire l'ambassadeur turc à Constantinople. Il reçoit, à cette époque, une pension de 1 000 livres sur le trésor royal et obtient en 1745, pension de 800 livres sur l'Ordre de Saint-Louis. En 1751, il reçoit une nouvelle pension de 1 000 livres, sur le budget du corps de la Marine.
Il est promu chef d'escadre des armées navales lors de la promotion du avec une pension de 1 000 livres sur l'ordre de Saint-Louis[3]. Le , il reçoit une pension de 1 500 livres sur l'ordre de Saint-Louis; la pension de 1 000 livres octroyée en 1754 passe au comte de Kersaint. En 1766, il commande le Parham. Il est nommé commandant la Marine au Havre, un poste qu'il occupe jusqu'à sa mort, dans cette ville, le , à l'âge d'environ 91 ans.
Il sert dans la Marine royale pendant près de 70 ans. Ses trois fils suivent l'exemple de leur père et son reçus gardes de la Marine en 1738, 1744 et 1745.
«Bon officier, fort sage, et sachant bien son métier.»
—Alexandre Mazas
Notes et références
↑Son patronyme est parfois orthographié Franssures ou Fransures.