Louis Alloing (chanoine)

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Louis Alloing
Biographie
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Louis Alloing, né le à Mogneneins, dans l'Ain, et mort le à Belley, sous-préfecture du même département, est un prêtre catholique français, chanoine et archiviste du diocèse de Belley, érudit spécialiste de l'histoire ecclésiastique locale.

Formé au petit puis au grand séminaire de Brou, il est ordonné prêtre en 1882 ; il devient professeur au séminaire de Meximieux puis, en 1890, économe de celui de Brou[1].

En 1904, dans un contexte de tensions croissantes, depuis un quart de siècle, entre l'Église catholique et les autorités de la Troisième République[2], il participe à la fondation de la société Gorini, vouée à l'histoire religieuse du département de l'Ain ; il en est le secrétaire, puis le président[3]. Au cours des décennies qui suivent, il donne au Bulletin d'histoire et d'archéologie du diocèse de Belley, publié par cette association, plusieurs dizaines d'articles, dont des monographies communales et des biographies[1]. Il écrit aussi, pour la Revue d'histoire de l'Église de France, des chroniques régionales, des comptes rendus et des notices bibliographiques[4].

Chœur de la cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Belley, au chapitre de laquelle Louis Alloing appartint en tant que chanoine.

En 1916, il est nommé chanoine titulaire de Belley[5].

Il est l'auteur de plusieurs ouvrages[1], notamment : une Histoire de Champfromier (1918), monographie écrite en collaboration avec l'abbé Louis-Ernest Genolin et dont, au début du XXIe siècle, une étude de démographie historique menée sur les lignées familiales des prêtres originaires du village confirmera la rigoureuse exactitude des données, nonobstant leur présentation « édifiante »[6] ; des Mélanges (1918) ; une Vie du cardinal Sevin (1931), considérée comme son œuvre majeure dans le genre biographique[4] ; Les Évangiles du Missel (1932) ; enfin, Le Diocèse de Belley (1938), volume de plus de huit cents pages consacré à l'histoire de l'ensemble des territoires qui se sont trouvés réunis dans la délimitation contemporaine du diocèse[3],[7].

En 1950, devenu presque aveugle, il laisse la présidence de la société Gorini au chanoine Jean Charbonnet[2]. Il meurt la même année[4].

Prix

Pour Le Diocèse de Belley, l'Académie française lui décerne en 1939 le prix Dodo, accompagné d'une récompense de 450 francs[8].

Fonds d'archives

Notes et références

Liens externes

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