: krach de l'Union générale à Lyon, scandale financier qui entraîne une série de faillites[1]. La crise économique, due essentiellement à des problèmes de surchauffe liés à l’essor rapide consécutif aux politiques de grands travaux, va avoir des répercussions en Grande-Bretagne qui s’engagera dans une période de dépression jusqu’en 1886-1887[2].
26-: une tempête ravage les côtes de la Manche, puis affecte tout le pays[8].
: lois Jules Ferry: loi sur la laïcité (suppression de l'enseignement de la morale religieuse[9]) et sur l'obligation de l'enseignement primaire de 6 à 13 ans. (La gratuité est instituée par la loi du [10]).
: le général Boulanger est nommé directeur de l'infanterie au ministère de la guerre; les réformes accomplies le rendent populaire[14].
: lorsque Paul Cambon remplace Roustan comme ministre résident à Tunis, un décret précise les fonctions du nouveau ministre résident qui peut dès lors collaborer avec les ministres tunisiens[15]. Des services dépendant du représentant de la France sont mis en place: Travaux publics et finances (1882), Enseignement (1883), Agriculture et Commerce (1890), Antiquités (1896), Intérieur (1922)[16].
: création de la Ligue des patriotes par Paul Déroulède[1], qui se donne pour objectif d’insuffler à l’opinion un esprit de revanche et une haine de l’Allemand.
: insurrection de Montceau-les-Mines; la chapelle du Bois-du-Verne est dynamitée, puis détruite par les ouvriers de la société minière de Blanzy, organisés en société secrète connue sous le nom de «La Bande noire»[23].
↑«La nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n’en font qu’une, constituent cette âme, ce principe spirituel. L’une est dans le passé, l’autre dans le présent. L’une est la possession en commun d’un riche legs de souvenirs; l’autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis. […] Une nation est donc une grande solidarité, constituée par le sentiment des sacrifices qu’on a faits et de ceux qu’on est disposé à faire encore. […] Je me résume, Messieurs. L’homme n’est esclave ni de sa race ni de sa langue, ni de sa religion, ni du cours des fleuves, ni de la direction des chaînes de montagne. Une grande agrégation d’hommes, saine d’esprit et chaude de cœur, crée une conscience morale qui s’appelle une nation.»
↑Claude Latta, Du Forez à La revue socialiste: Benoît Malon, 1841-1893: réévaluations d'un itinéraire militant et d'une œuvre fondatrice, Université de Saint-Étienne, , 352p. (ISBN978-2-86272-179-8, présentation en ligne)
↑Gérard da Silva, Histoire de la Fédération des employés et cadres: 120 ans de luttes pour la justice sociale, 1893-2013, Paris, Harmattan, , 740p. (ISBN978-2-343-01511-8, présentation en ligne)