En 1755, le vicomte de Bouville qui commandait le vaisseau L'Espérance, dans l'escadre de Dubois la Motte, est envoyé vers la Nouvelle-France. Au retour ce vaisseau qui ne possédait que 22 canons[5] est attaqué par le HMS Oxford(en), un vaisseau anglais de 70 canons, contre lequel il combat pendant plusieurs heures et le contraint malgré sa supériorité à s'éloigner pour réparer. L'Oxford revient une troisième fois à la charge soutenu par un autre gros vaisseau, déchargeant en même temps leur feu sur L'Espérance qui est obligée de se rendre criblée de coups et en si mauvais état que les Anglais après en avoir tout retiré sont obligés d'y mettre le feu. Bien que la France et la Grande-Bretagne soient alors en paix, il est fait prisonnier ainsi que le reste de l'équipage. Il est libéré en 1757 et revient d'Angleterre après deux ans de détention. Il est nommé commandeur honoraire de l'ordre de Saint-Louis la même année[6], puis commandeur en 1762.
↑Bouville (Seine-Maritime, au Nord-Ouest de Rouen) était venu aux Jubert par le mariage des arrière-grands-parents de Louis-Guillaume: Alphonse Jubert, magistrat au Parlement et aux Aides de Rouen au début du XVIIesiècle, sire d'Harquency, Bizy, Saint-Martin, Vinnemerville, Beuzevillette, et Françoise de Civille, dame de Bouville. Mais en 1708, Bouville est vendue aux Grossin désormais dits de Bouville, puis faits comtes de Bouville: cf. Louis-Jacques et Louis. Le petit-fils de Guillaume-Louis, Nicolas-Louis, est créé marquis de Bouville en août 1764 sur une autre terre familiale, Brécourt, limitrophe de Douains, près de Vernon (Eure).