Louis Berdez naît le à Vevey, dans le canton de Vaud. Protestant, originaire de Vevey et de Rossinière, il est le fils d'André Berdez, négociant. Il épouse Adèle Délessert[1].
Après des études de théologie à Bâle, Heidelberg et Lausanne, il obtient sa licence en 1863. Il étudie ensuite le droit à Lausanne, Heidelberg et Paris et obtient sa licence en 1866, puis son brevet d'avocat en 1868. Il est bâtonnier en 1898[1]. Avec son confrère Auguste Dupraz (1832-1906), il fonde le l’Ordre des avocats vaudois[2].
Carrière politique
Il est député du Parti libéral au Grand Conseil vaudois de 1870 à 1885 et de 1889 à 1897. Il en est le président en 1876 et 1889[3]. Durant son mandat, il obtient l'élargissement des droits populaires. Son intervention provoque la chute du régime radical en 1892 et permet à son parti d'obtenir un siège au Conseil d'État. Il est en parallèle conseiller national de 1873 à 1877, où il se positionne contre la révision de la Constitution fédérale de 1872 et, entre 1878 et 1879, contre le «compromis du Gothard» qui promet la création du tunnel du Simplon si une aide financière supplémentaire est accordée au creusement du tunnel du Gothard[4]. Il est en outre vice-président de la Constituante entre 1884 et 1885. En 1881, il est candidat au Conseil fédéral. Malgré l'appui des parlementaires catholiques, il manque de peu l'élection[1],[5].