Louis Buisseret

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Naissance
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BruxellesVoir et modifier les données sur Wikidata
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Formation
Académie des beaux-arts de Mons (d)
Académie royale des beaux-arts de BruxellesVoir et modifier les données sur Wikidata
Louis Buisseret
Biographie
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BruxellesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Académie des beaux-arts de Mons (d)
Académie royale des beaux-arts de BruxellesVoir et modifier les données sur Wikidata
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Maître
Distinctions
signature de Louis Buisseret
Signature.

Louis Buisseret, né à Binche le et mort à Bruxelles le , est un artiste peintre portraitiste, graveur et affichiste belge de style réaliste. De 1929 à 1949, il a également été professeur de peinture et directeur de l'Académie royale des Beaux-Arts de Mons.

Louis Émile Antoine Maxime Buisseret, né à Binche le , est le fils d'Émile Buisseret, professeur de latin et de grec et secrétaire communal, et d'Adèle Oudart. Le , il épouse Émilie Empain à La Louvière qui lui donne une fille, Anne. Dans sa carrière de peintre, son épouse deviendra sa muse tandis que cette dernière et sa fille seront ses modèles de nombreux tableaux[1].

Dès le plus jeune âge, il gribouille des croquis. Encouragé par sa famille, il s’inscrit en 1904 à l’Académie royale des Beaux-Arts de Mons où il suit les enseignements de Louis Greuze et d'Émile Motte. Durant ses études, il côtoie les peintres Anto Carte, Alfred Moitroux et René Mallet avec qui il se lie d'amitié[2]. Dès 1905, il reçoit sa première commande, un Gille, pour le carnaval de Binche[3].

En 1908, il suit les cours de Herman Richir et Jean Delville à l'Académie des Beaux-Arts de Bruxelles. Deux ans plus tard, en 1910, il reçoit le second prix de Rome (belge) en peinture, et en 1911 le premier prix en gravure[4]. Grâce aux récompenses liées aux prix de Rome, Louis Buisseret découvre l’Italie en 1913 avec son père. Il visite Rome, Florence, Sienne et Venise. Son style s’éloigne alors du symbolisme pour se rapprocher des maîtres italiens du Quattrocento et du Cinquecento et de celui de Giorgio De Chirico[2]. Il visite également d'autres pays européens pour s'instruire sur l'Art.

En 1915, il est l'un des fondateurs de l'Académie des Beaux-Arts de Binche. Il est également l'un des fondateurs en 1928 du cercle artistique Nervia avec Anto Carte et Léon Eeckman. Le groupe Nervia accordait son appui aux artistes wallons adeptes du réalisme et de l'intimisme par opposition à l'expressionnisme flamand prôné par l'École de Laethem-Saint-Martin.

En 1926, il expose dans différents pays d'Europe et aux États-Unis (au Carnegie Institute à Pittsburgh puis à Cleveland et Chicago). Dans les années 1920, il réalise aussi des portraits pour la Famille royale belge[3].

De 1929 à 1949, il est directeur à l’Académie royale des Beaux-Arts de Mons où il enseigne également la peinture[5]. En 1947, il est élu à l’Académie royale de Belgique avant de représenter la Belgique à la Biennale de Venise en 1948.

Il est également l'auteur de billets de banque belges, de timbres et d'affiches[3].

Les œuvres de Buisseret se trouvent dans des musées en Belgique (Mons, Bruxelles, Ixelles, Binche, Anvers, Gand, Liège, Tournai, La Louvière), à Barcelone, à Madrid, à Varsovie, à Riga et à Indianapolis[6].

À la suite de son décès à Bruxelles le , il est incinéré au crématorium d'Uccle lors d'une cérémonie où Pierre Paulus prononce son éloge.

Style artistique

Il a peint des autoportraits, des nus, des natures mortes et des portraits de femme. Ses nombreux portraits sont de style réaliste épuré et empreints de classicisme. Il fait ressortir la beauté et la pureté de l'être humain (en particulier en idéalisant la femme) dans son intimité.

Hommages et distinctions

Après son décès en 1956, plusieurs expositions rétrospectives de son œuvre ont été organisées en Belgique.

Une « Rue Louis Buisseret » perpétue sa mémoire à Binche.

Les distinctions suivantes lui ont été décernées :

Sélection d'œuvres

Portrait de Leon Van der Rest (1922).
  • Hellade, 1931.
  • Allégorie, 1934.
  • La voix du silence, 1938.
  • La lecture, huile sur toile, 1938.
  • Le pain et le vin, huile sur toile, 1951.
  • Visite à la malade, 1951.
  • Composition statique, 1953.
  • Nature morte au panier, 1954.
  • Nature morte à la grenade, 1955.

Bibliographie

Notes et références

Liens externes

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