Louis Colombier
homme politique local français
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Louis Colombier (ou Charles Colombier), né le à Équancourt et mort le à Lille, est un marchand, propriétaire terrien et homme politique français.
| Maire d’Esquelbecq | |
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Cimetière communal d'Esquelbecq (d) |
| Nom de naissance |
Louis Charles André Colombier |
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| Propriétaire de |
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Biographie
Les débuts

Louis Charles André Colombier naît en 1773 à Équancourt d'une modeste famille de cultivateurs ; ses parents André Colombier et Jeanne François sont éleveurs de pigeons mais il franchit avec rapidité tous les stades de l'élévation sociale. Il est destiné d'abord à l'état ecclésiastique, bien instruit par ses parents. Mais la Révolution vient contrarier ses projets[1]. Il devient alors secrétaire d'un commissaire politique qui accompagne les armées[2].
Esquelbecq
Après avoir fait fortune en suivant les armées napoléoniennes (armée du royaume de Hollande) à qui il fournit tout le nécessaire pour rendre la vie du soldat meilleure[3], il monte une entreprise de fabrication de toiles et sarreaux à Lille. En 1825, l'entreprise emploie 2 000 ouvriers dont beaucoup travaillent à domicile. Il possède aussi une usine de tissage à Quesnoy-sur-Deûle et une filature de lin à Haubourdin.
Château d'Esquelbecq
Il rachète le château d'Esquelbecq et le terrain (soit environ 150 hectares) à la marquise de Béthisy, née Adèle Mathilde de Guernonval (1787-1839), le . Il va se consacrer à la restauration de la bâtisse (relèvement de la tour de guet) et à la création du parc paysager, tout en doublant la superficie du domaine[4].
Il est aussi l'ami de Lamartine. Henry Cochin dans Lamartine et la Flandre le décrit ainsi : « Le plus grand propriétaire terrien du département […] Il était très charitable et donnait du travail à tout le pays […] il a fait défricher, autour de son château, une vaste futaie. Les siens ont pu regretter le beau bois, mais le défrichement augmentait les terres arables et faisait vivre des centaines d'ouvriers »[5]. Alphonse de Lamartine, alors député de Bergues, rend plusieurs fois visite à Louis Colombier dans son domaine[6].
Engagement en tant que maire, mort et héritage
De 1830 à sa mort en 1848, il est maire de la commune[7] et joue de son influence pour qu'Esquelbecq ait une gare sur la ligne de chemin de fer de Lille à Dunkerque, ce qui est réalisé en 1848[8]. L'arrivée des premiers trains est à l'origine de l'implantation d'industries et de commerces de négoce[9]. À sa mort, sa fortune est estimée à plus de deux millions de francs selon son notaire, avec une collection de tableaux et statues conservés dans son château ainsi qu'une bibliothèque qualifiée de somptueuse. Il possède près de 800 hectares de terres et de nombreuses fermes dans le département. Le château, est transmis par héritage à la descendance de sa fille Clarisse, Alphonse Bergerot-Huet. Une rue d'Esquelbecq porte son nom et son portrait est légué à la commune.
Famille

Né de Lucie Batteur (1772-1841), l'unique fils Louis Constant François Colombier-Lelièvre (1797-1866) devient négociant dans l'industrie textile. Sa fille Adèle Lucie Colombier (1824-1896) s'unit en 1845 à la famille Charvet et elle et son mari Victor (1818 à Lille -1897 à Armentières, rue Bayard) ont 14 enfants.
Une autre petite-fille épouse le maire de Dunkerque Jules Delelis, député de 1885 à 1889. Élise Joséphine Clémence Colombier est la mère d'Émile Senart[3].
Joseph Charles Louis Colombier (1855-1942), un petit-fils, associé à son fils Ludovic Ernest Jean Ghislain Colombier (1888-1969), sont à l'origine des filatures "Louis Colombier et Cie"[10],[11].