Il est promu lieutenant en 1837 puis capitaine en 1841.
En 1843, il est envoyé en Algérie et affecté au 2ebataillon d'infanterie légère d'Afrique. Il sert avec distinction et obtient la Légion d'honneur en 1846[3].
Il participe à la campagne d'Orient avec le 27erégiment d'infanterie à partir de , d'abord sur les fronts grec et bulgare. Il survit à une épidémie de choléra et arrive en Crimée au mois de septembre, pour le début du siège de la forteresse de Sébastopol par l'armée française. Il est légèrement blessé en novembre dans une action.
Dans la nuit du 14 au , son bataillon est attaqué par une colonne russe et ne parvient à arrêter l'offensive ennemie qu'au prix de lourds sacrifices. On comptabilise 19 morts et plus d'une trentaine de blessés[4].
L'historien du régiment note: «Le commandant Agard de Rouméjoux paya lui aussi vaillamment de sa personne. Il fut grièvement blessé d'un coup de baïonnette au moment où, monté sur la dernière banquette, il encourageait ses hommes à faire courageusement leur devoir[5].»
En récompense de sa bravoure, Agard de Rouméjoux est élevé au grade d'officier de la Légion d'honneur[3].
En 1855, il est lieutenant-colonel au 72e RI lorsqu'il est déployé de nouveau en Algérie pour les besoins de la campagne d'Afrique.
Deux ans plus tard, promu colonel, il retrouve le 27e RI. Il commande le régiment en Italie durant l'été 1859.
↑Le nom de famille est écrit Agard de Rouméjoux sur la base de la Légion d'honneur, mais on trouve le nom écrit Agard de Roumejoux dans les documents de la Société historique et archéologique du Périgord et des Archives départementales de la Dordogne.