Rodez

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Rodez
Blason de Rodez
Blason
Image illustrative de l’article Rodez
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aveyron
(préfecture)
Arrondissement Rodez
(chef-lieu)
Intercommunalité Rodez Agglomération
(siège)
Maire
Mandat
Stéphane Mazars
2026-2032
Code postal 12000
Code commune 12202
Démographie
Gentilé Ruthénois
Population
municipale
23 981 hab. (2023 en évolution de −0,32 % par rapport à 2017)
Densité 2 145 hab./km2
Population
unité urbaine
47 961 hab. (2023)
Géographie
Coordonnées 44° 21′ 02″ nord, 2° 34′ 30″ est
Altitude Min. 500 m
Max. 640 m
Superficie 11,18 km2
Type Centre urbain intermédiaire
Unité urbaine Rodez
(ville-centre)
Aire d'attraction Rodez
(commune-centre)
Élections
Départementales Cantons de Rodez-1, de Rodez-2 et de Rodez-Onet
(bureau centralisateur)
Législatives Première circonscription
Localisation
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Rodez
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Rodez
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Rodez
Liens
Site web www.ville-rodez.fr

Rodez ([ʁodɛs], parfois erronément [ʁɔdɛz] par prononciation orthographique[1],[2] ; en occitan : Rodés, [ruˈðes]) est une commune française qui est la préfecture du département de l'Aveyron en région Occitanie, siège de Rodez Agglomération, de la première circonscription de l'Aveyron ainsi que du conseil départemental de l'Aveyron.

Ancienne capitale du Rouergue[3], la ville est le siège du diocèse de Rodez et Vabres. Ses habitants sont appelés les Ruthénois[4], du nom des Rutènes, peuple gaulois qui occupait jadis le territoire, l'ancien gentilé « Rodanois » ayant cédé la place à cette forme savante.

Localisation

Représentations cartographiques de la commune
Mairie
Carte OpenStreetMap
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte topographique
Avec les communes environnantes
Avec les communes environnantes
1 : carte dynamique ; 2. carte OpenStreetMap ; 3 : carte topographique ; 4 : avec les communes environnantes.

Situé dans le Sud de la France, au cœur du triangle formé par Toulouse, Clermont-Ferrand et Montpellier, sur le versant ouest du Massif central, le pays ruthénois s'organise entre le Causse Comtal au nord, le Rougier de Marcillac au nord-ouest, et le plateau humide du Ségala à l'ouest et au sud. Il s'étend autour de Rodez Agglomération, communauté d'agglomération de 55 000 habitants[5].

Communes limitrophes

Rodez est limitrophe de cinq autres communes. Les communes limitrophes sont Druelle Balsac, Le Monastère, Olemps, Onet-le-Château et Sainte-Radegonde.

Géologie et relief

Point haut de Rodez, Alt. 635,33m

Le territoire de Rodez est un condensé d'une diversité géologique. Il est à cheval sur le socle ancien du Ségala formé de terres siliceuses acides, des Rougiers au sol constitué d'argilites rouges, et des causses composés de calcaires et de marnes. La ville a été construite sur un relief isolé de forme conique, localement appelé « Le Piton », et s’est peu à peu étendue sur les pentes avoisinantes.

Sur le piton ruthénois, plusieurs voies de circulation présentent une pente importante ; la rue Saint-Martin a une pente moyenne de 23 %.

Elle se situe dans une zone de sismicité 2, autrement dit à un niveau faible[6].

Située en bas de la ville, la gare de Rodez est à 540 m d'altitude, alors que le sommet du centre-ville est à 635 m.

Hydrographie

Réseau hydrographique de Rodez.

La commune est traversée, en contrebas, par l'Aveyron et par le ruisseau de l'Auterne. Leurs rives sont des lieux de pêche importants ou de balades grâce aux espaces verts que propose le quartier de Layoule.

Crue de 2003 vue de la côte des Besses

Plusieurs secteurs de la commune sont soumis au risque d'inondation : Layoule, la Mouline.

La presse locale retrace ces crues :

  • mars 1901[7] ;
  • mars 1930[8] ;
  • décembre 1959[9] ;
  • 14 décembre 1981[10] ;
  • décembre 2003[11].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[12]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[13]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[14] et est dans la région climatique Sud-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 000 à 1 500 mm, minimale en été, maximale en automne[15]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[16],[17].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 5,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 043 mm, avec 11,3 jours de précipitations en janvier et 7,1 jours en juillet[12]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Salles-la-Source à 11 km à vol d'oiseau[18], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 869,1 mm[19],[20]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,9 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −25,2 °C, atteinte le [Note 1].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[21], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Moyennes climatiques

Statistiques 1991-2020 et records station RODEZ-AVEYRON (12) - alt : 578 m, Situation : 44° 24′ 37″ N, 2° 28′ 56″ E
Records établis sur la période du au
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Record de chaleur (°C)
date du record
18,9
01.2022
23,5
24.1990
25
26.1989
26,6
13.2024
33,1
21.2022
38,9
27.2019
38,8
30.1983
38,9
23.2023
34,4
18.1987
30,9
01.2023
25,8
05.1972
21
29.1983
38,9
2023
Température maximale moyenne (°C) 7,1 8,3 12,1 14,9 18,9 23 25,7 25,8 21,3 16,6 10,9 8 16,1
Température moyenne (°C) 3,4 3,9 7,1 9,7 13,4 17,2 19,5 19,6 15,6 12,1 7,1 4,3 11,1
Température minimale moyenne (°C) −0,2 −0,5 2,1 4,5 8 11,4 13,4 13,4 9,9 7,5 3,2 0,5 6,1
Record de froid (°C)
date du record
−25,2
16.1985
−16,1
05.2012
−14,5
01.2005
−6,2
04.2022
−2,7
06.2019
1,3
05.2014
3
17.2000
3
30.1986
−2
21.1977
−6,1
25.2003
−11,5
06.1980
−13,2
03.1973
−25,2
1985
Précipitations (mm) 74,9 54,1 62,6 84,3 96,9 64,2 55,6 59,9 77,5 75,8 85,3 78 869,1
≥ 1 mm (jours) 11,6 9,2 10 10,5 10,5 7,8 6,7 7,6 8,2 9,6 11,7 11,4 114,8
≥ 5 mm (jours) 5,3 3,9 4,6 5,9 5,8 4,3 3,5 3,5 4,2 4,7 5,5 5,6 56,8
≥ 10 mm (jours) 2 1,3 1,9 2,7 3,3 2 2,1 1,6 2,5 2,2 2,6 2,2 26,5
Ensoleillement (h) 84,7 124,9 171,5 192,7 218,9 255,8 282,2 273,8 218,2 164,7 103,8 102 2 193
Source : « Fiche 12254001 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, edité le : 06/04/2026 dans l'état de la base (consulté le )
7,1
−0,2
74,9
J
8,3
−0,5
54,1
F
12,1
2,1
62,6
M
14,9
4,5
84,3
A
18,9
8
96,9
M
23
11,4
64,2
J
25,7
13,4
55,6
J
25,8
13,4
59,9
A
21,3
9,9
77,5
S
16,6
7,5
75,8
O
10,9
3,2
85,3
N
8
0,5
78
D
Moyennes : max min °C ■ Précipitations mm
Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Médiane nationale 1 852835162550
Rodez[24],[25] 2179770112222
Paris 1 717634132026
Nice 2 7607911282
Strasbourg 1 747636262869
Brest 1 5551 23061278
Bordeaux 2 07098733278

Le 28 janvier 2006, Rodez a connu un important épisode neigeux. Un mètre de neige poudreuse et très adhérente s'est abattu sur l'agglomération, paralysant pendant plusieurs jours l'économie et la vie du Piton[26].

Voies de communication et transports

La ville et l'agglomération se situent au bord de la RN 88, l'axe Toulouse - Lyon, voie indispensable à son développement économique et touristique et joue un rôle complémentaire avec les principales agglomérations de la région, Toulouse, Albi et Castres, avec lesquelles elle développe des liens de collaborations.

Dès 2005, le département de l'Aveyron a poursuivi son désenclavement en termes d'outils de communication. La rocade de Rodez, ceinturant l'agglomération du Grand Rodez et aménagée progressivement en boulevard urbain à 2 × 2 voies, permet de desservir les lieux stratégiques de l'agglomération ruthénoise. Une continuité à 2 × 2 voies sur l'ensemble de la rocade devait voir le jour dans le cadre du plan 2014-2018. Le projet a pris du retard mais avance. La préfète a signé en avril 2021 l'arrêté de Déclaration d'Utilité Publique concernant les trois giratoires dénivelés prévus aux Moutiers, à La Gineste et à Saint-Marc. À noter que le principe d'un grand contournement a finalement été écarté car seulement 10 % du trafic aurait ainsi été drainé, pour un coût de plusieurs centaines de millions d'euros[27].

En 2009, l'aéroport de Rodez-Aveyron a connu une mutation avec l'agrandissement de son aérogare et l'ouverture de nouvelles destinations régulières internationales.

Voies de communication

Axes ferroviaires

La gare de Rodez est le terminus de deux lignes : l’une vers Capdenac, Brive et Paris, l’autre vers Albi et Toulouse. Une autre ligne, vers Sévérac-le-Château et Millau, est fermée depuis 2017. Le réseau ferré a subi de nombreuses restructurations, notamment grâce au plan rail Midi-Pyrénées[28], sauf pour la portion Rodez/Sévérac-le-Château. Entre 2009 et 2013, le changement intégral des rails, la réfection des ouvrages d'art, le remplacement des systèmes d'information et d'exploitation du trafic sur les lignes Rodez - Toulouse et Rodez - Paris ont permis une amélioration du réseau. De plus, la région s’est équipée en 2013 de nouveaux TER, plus confortables[29].

Axes routiers

Rodez se situe au bord de la RN 88 (axe reliant Toulouse à Lyon), transformée dans le secteur de Rodez en boulevard urbain (doublement des voies, nombreuses bretelles d'entrées et de sorties, vitesse limitée entre 70 et 110 km/h) pour permettre la fluidité du trafic représentant 35 000[30] véhicules par jour. Des boucles de comptage y sont enfouies pour évaluer le trafic et le retranscrire par des cartes de trafic en temps réel[31]. La portion de cette route nationale, déclarée priorité nationale en 1993 entre Rodez et Albi, est en cours de requalification avec le doublement des voies, après des décennies d'études et ce depuis le , date du lancement officiel de ce vaste chantier.

La portion routière de la RN 88 entre Rodez et Carmaux devait être complètement aménagée en 2 × 2 voies express et mise en service en 2021 mais une dernière portion est encore en travaux. Elle concerne le contournement de Baraqueville. Courant 2022, un trajet quasiment sans discontinuité à double voie entre Rodez et Toulouse[32] sera enfin possible (à l'exception de la portion entre Albi et Carmaux dont l'aménagement en voie autoroutière est envisagé mais non programmé à ce jour[Quand ?]). En effet, l’A68 est en service entre Albi et Toulouse depuis les années 1990. Cet axe est un des plus importants de Midi-Pyrénées en termes de trafic[33]. Quant à la portion routière de la RN 88 entre Rodez et Sévérac-le-Château, dernier maillon manquant à 2 × 2 voies, des études sont en cours mais les travaux ne commenceront pas avant 2020 faute de crédits accordés. À l'issue de ces travaux, la totalité du trajet sera aménagée en 2 × 2 voies entre Rodez et les principales villes du pourtour méditerranéen[34].

Par ailleurs, le tronçon de la D 988 entre Rodez et Espalion a connu une restructuration avec la déviation de Curlande mise en service en 2011[35]. Un projet de contournement de la ville d'Espalion est en cours depuis le début de cette année en direction de l'ouest de la vallée du Lot et d'Aurillac. Avec la RN 88 qui est la plus importante artère de l'agglomération, Rodez est le point central de plusieurs routes venant de son propre département ou de départements limitrophes :

Ville Kilométrage Meilleur temps[Note 2]
Toulouse 135 km 1 h 15 min en 2016[36]
Montpellier 160 km 1 h 30 min
Nîmes 222 km 2 h 44 min
Perpignan 273 km 2 h 37 min
Clermont-Ferrand 273 km 2 h 36 min
Bordeaux 345 km 4 h
Marseille 341 km 3 h 15 min
Lyon 326 km 4 h
Nice 497 km 4 h 47 min
Paris 644 km 7 h

Transports

Transports ferroviaires

La gare de Rodez, se situant sur l'avenue du Maréchal Joffre, est la principale gare du département. Elle dessert Paris-Austerlitz (Intercités), Toulouse-Matabiau (TER), Brive-la-Gaillarde (TER), Millau (TER et bus régional), Montpellier (bus avec chargement obligatoire en gare de Millau) et d'autres gares du département ou départements limitrophes. De plus, de nombreuses autres grandes villes françaises peuvent être rejointes par le jeu des correspondances à Toulouse ou à Brive. Les lignes et infrastructures ferroviaires ont bénéficié des rénovations de grande importance avec le changement intégral des rails, la modernisation des installations techniques et des ouvrages d'art ainsi que de la mise en place de nouveaux systèmes de gestion du trafic. Toulouse est ainsi à 2 h 10 min de Rodez[37].

Le réseau ferroviaire ruthénois et aveyronnais fut intégré par le passé dans la Compagnie des Chemins de fer du Midi. Autrefois, il existait une seconde gare, celle de « Paraire » en dessous de l'actuel lycée Foch, proche du centre-ville mais fermée dans les années 1970. Aujourd'hui, aucune desserte n'y est recensée.

Transports routiers

Rodez est le point central de nombreuses lignes de bus venant de son département ou des départements limitrophes. En effet, il existe actuellement près de 60 lignes de bus[38].

Transports aériens

L'aéroport international de Rodez-Aveyron est le 3e aéroport de la région Midi-Pyrénées après Toulouse et Tarbes et la principale plate-forme du sud du Massif central permettant de s'envoler grâce à des rotations directes vers :

Transports en commun

La ville est dotée de longue date de transports en commun, puisque circulait de 1902 à 1920 le tramway de Rodez. De nos jours, ces transports sont réalisés par des autobus. Agglobus est le réseau de transports en commun desservant les communes de la communauté Rodez Agglomération, soit près de 60 000 habitants ; son usage est devenu gratuit en janvier 2025[40]. Il permet de desservir Rodez-centre depuis les communes extérieures (et vice-versa) avant 8 h grâce à une amplitude horaire permettant un fonctionnement du service entre 7 h (5 h pour certaines lignes) et 20 h. Ces lignes ont un cadencement régulier[41]. Ce réseau est complété par un service de soirée qui fonctionne du lundi au samedi, de 20 h à 23 h 30, par un service de transport à la demande fonctionnant du lundi au samedi avec 2 allers-retours par jour, et pour les personnes à mobilité réduite qui fonctionne aux mêmes horaires que le réseau bus. La topographie de Rodez rend difficile la création de voies spécialement réservées pour les autobus. De ce fait, le réseau Agglobus est équipé d'un système de priorisation aux feux tricolores comportant également une géolocalisation des bus.

Transports postaux

Rodez disposait d'un centre de tri opérationnel depuis juillet 2009[42] jusqu'à mai 2015[43]. Celui-ci recevait près de 400 000 lettres chaque jour et en traite 14 par seconde. La totalité des lettres déposées depuis Rodez à destination de son agglomération ou de sa propre région étaient redistribuées le lendemain matin. Des coursiers, transporteurs nationaux et internationaux sont également présents à Rodez. La ville dispose de trois agences postales[44] dont son bureau-central situé au centre-ville, place Foch, près de la Cathédrale. Les autres antennes sont situées au Faubourg ainsi que dans le quartier de Bourran. De plus, les autres communes constituant l'agglomération Rodez Agglomération disposent également de leurs bureaux de poste.

Urbanisme

Typologie

Au , Rodez est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[45]. Elle appartient à l'unité urbaine de Rodez, une agglomération intra-départementale dont elle est ville-centre[46],[47]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rodez, dont elle est la commune-centre[Note 3],[47]. Cette aire, qui regroupe 68 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[48],[49].

Morphologie urbaine

Tour des Corbières - XVe siècle - avec une section des remparts au niveau du boulevard d'Estourmel.

Rodez est une ville ancienne, la voirie devient de plus en plus étroite au fur et à mesure que l'on se rapproche du Vieux-Rodez et les vestiges de l’ancienne ville forteresse restent fortement présents sous la forme de remparts. Son hyper-centre est étendu, au fil des nombreuses rues et ruelles piétonnes entre les places du Bourg, de l'Olmet, de la Cité ou de la Madeleine, on y découvre des maisons typiques dans un cadre historique le plus souvent préservé. Sur ces places se tiennent les marchés ou foires tandis que le passage du Mazel accueille un commerce quotidien de produits frais et de saison. Les rues piétonnes, très concentrées dans le vieux-centre, sont aujourd'hui un lieu de vie accompagné de nombreuses enseignes commerciales[50]. Au-delà, l'avenue Victor-Hugo est une longue avenue rectiligne longée d'arbres, aboutissant sur un carrefour central, la place d'Armes, permettant d'accéder notamment aux boulevards situés à la périphérie du centre-ville. La circulation routière s'effectue tout autour des remparts situés sur les boulevards d'Estourmel, Belle-Isle, Denys-Puech et Flaugergues encerclant le centre et desservant par des rues parallèles ce cœur historique.

Au-delà du Vieux-Rodez, la ville s'est étendue au cours du XXe siècle. Afin de répondre aux exigences de l’époque, de nouveaux quartiers et zones économiques se sont développés. Rodez a été, durant l'après-guerre, la ville moyenne qui a le plus bâti au-delà de ses boulevards circulaires. Finalement, la réalisation du viaduc de Bourran a permis l'extension de la ville au-delà de la vallée de l'Auterne[Note 4].

La ville de Rodez fait partie des Grands Sites d'Occitanie. Elle poursuit son travail pour obtenir le label Ville d'Art et d'Histoire et souhaite déposer sa candidature au patrimoine mondial de l'Unesco. Ainsi, le centre historique - et les aménagements en lien - ont pour but de répondre aux critères de ces institutions.

La commune est divisée en cinq grands quartiers[51] :

Quartier OuestQuartier NordQuartier CentreQuartier SudQuartier Est
BourranSaint-FélixVieux-RodezParaireCardaillac
VersaillesSaint-ÉloiCentre-VilleGourganAmbec
La FontanileLes MoutiersLa MoulineLayoule
La GinesteL'Oustal NauPont VielFayet
CamonilPaul Ramadier, etc.La Gascarie, etc.Le Cimetière, etc.
Pré Lamarque, etc.

Logement

Rodez dispose de nombreux logements locatifs. De plus, la moyenne des nouveaux logements est de quatre pièces. Son parc de logement reste assez jeune, 59 % des logements sont postérieurs à la Seconde Guerre mondiale. Malgré cela, l'urbanisme progresse de jour en jour et les habitations et autres locaux commerciaux augmentent de 23 % chaque année. En ce qui concerne le logement social et particulièrement la Loi SRU initiant un quota minimum de 20 % de logements sociaux pour les villes, Rodez était à 10 % en 2007, et stagne aux alentours des 12 % en 2011[52] et 7% en 2022.

Aménagements de l'Axe « Foirail-Cathédrale »

Quadrilatère Combarel

L'ancien hôpital Combarel désormais démoli, à l'exception de la chapelle, a été remplacé par des logements et des espaces verts. Depuis le XIXe siècle, l’hôpital Combarel jouissait d’une situation privilégiée au cœur de la ville et au centre de l’agglomération. L’achat de l’ancien hôpital par l’agglomération du Grand Rodez a permis la réalisation de cette opération de reconversion. En redessinant l’ensemble du quartier, l'ambition est de le transformer en un véritable quartier à vivre, et ainsi aider à redynamiser le cœur de l’agglomération du grand Rodez. Le quartier se veut un lieu arboré et vert dans lequel on trouve essentiellement des logements mais aussi des activités tertiaires, des commerces. L'ensemble représente près de 30 000 m2. Ce secteur s'inscrit dans le cadre d'une construction répondant à des normes écologiques. Le projet est basé sur le maintien, sur le haut du plateau, de l’ensemble du quadrilatère et de la chapelle ainsi que de la mise en valeur de l’ancien couvent des Capucins[53].

Jardin public du Foirail

Le Jardin public du Foirail et l'esplanade du Foirail se situent au cœur même de la ville. Composé d'un grand parvis avec diverses lumières d’ambiances, le Foirail peut accueillir certaines animations et manifestations (concerts, spectacles de plein air, etc.). Cette place entre en cohérence avec les divers équipements culturels et économiques la jouxtant (Multiplexe cinématographique, Musée Soulages, Salle des Fêtes, Centre de l’Amphithéâtre). Enfin, le jardin public situé à proximité - ayant gagné 20 % de surface après le réaménagement du secteur - propose plusieurs promenades afin de prendre en compte les différents équipements périphériques.

Multiplexe cinématographique

Le multiplexe se compose de 10 salles de cinéma de 68 à 404 places, réparties sur deux niveaux comprenant un ensemble de 1580 fauteuils a ouvert en novembre 2013[54]. Un double accès (côté giratoire de l'Europe et avenue Victor-Hugo). Un espace de restauration rapide ainsi qu'une brasserie de nuit sont intégrés dans l'enceinte du pôle cinématographique comprenant également deux autres commerces[55]. Ce complexe cinématographique avec des espaces d'animations et d'expositions a la particularité d'offrir, dans l'ensemble de ses salles, des diffusions entièrement en numérique et est équipé pour visionner des films en 3D. Sont proposées des retransmissions culturelles ou sportives à l'autre bout du monde. Enfin, ce complexe a la particularité d'être utilisé pour des conférences ou des congrès grâce aux moyens audio-visuels et de vidéoconférence qu'il offre et de la jauge disponible en termes de places assises. La création d’une nouvelle place à l'avant du multiplexe exposant ainsi l’interdépendance cohérente de la salle des fêtes, du complexe cinématographique et dans un spectre plus large L'Amphithéâtre permettra la tenue d'événements culturels ou économiques.

Avec une place de cinéma, à certains horaires, il est possible de se garer dans le parking souterrain gratuitement moins de 3 heures.

Parking souterrain

Pour permettre à la population de profiter de ces équipements culturels et économiques et de détenir un moyen de stationnement pour les personnes travaillant sur Rodez-centre, un parking entièrement souterrain totalisant 400 places est édifié à 10 m de profondeur et sur deux niveaux sous l'esplanade des Ruthènes. Ce dernier a ouvert en même temps que le Multiplexe.

Parc des expositions

Ce projet, prévu sur la commune d'Olemps n'a pas encore ouvert ses portes[56]. Cet ensemble de 3 000 places aura pour vocation d’accueillir des représentations culturelles, économiques ou des congrès.

Toponymie

Durant l'Antiquité, sous l'occupation romaine, la cité était nommée Segodunum. Les racines sego- « fort »[Note 5] et dunon « citadelle », d'où Segodunum « haute colline, place forte », sont à l’origine du nom gaulois de Rodez[57], « Fort-de-la-Victoire »[58].

Au Bas-Empire, la ville est baptisée la Civitas Rutenorum, la ville des Rutènes. Puis elle devient Rutenis et finalement Rodez. Rodez se prononce « Rodess » [ʀodɛs] en français local. On trouve l'explication de cette prononciation locale en regardant l'orthographe de la ville en occitan : Rodés, qui se prononce [ruˈðes]. Rodez a été graphié avec un z final à la place du s pour maintenir le e fermé de l'occitan et éviter qu'il devienne muet[59].

Histoire

Préhistoire

Antiquité

Rodez est une ville deux fois millénaire : son existence remonterait au Ve siècle av. J.-C., lorsqu'un peuple celtique d'Europe centrale, les Rutènes, s’arrêta au sud de l'Auvergne pour fonder l'un de ces oppida caractéristiques de la civilisation gauloise, celui de Segodunon romanisé en Segodunum[60]. De nombreux éléments de patrimoine attestent la romanisation de Segodunum[61]. La ville perdit son nom pour devenir Rutenis (signifiant « chez les Rutènes ») qui est devenu *Rodens, puis Rodes en occitan médiéval. Le -z de la finale française est prononcé : [s].

Des travaux au début de l'année 2020 en bas de la rue Pasteur, à l'angle de la rue de l’Amphithéâtre, permettent l'excavation d'une nouvelle partie de l'antique amphithéatre romain de Segodonum. Cette nouvelle découverte témoigne des très nombreux vestiges de l'Antiquité présents à Rodez, comme en témoignent d'autres travaux place de la Cité ou du Sacré-Cœur[62].

Alors que le christianisme se répand à la suite l'action évangélisatrice de Saint Amans, la ville n'échappe pas aux troubles des temps barbares qui suivent la chute de l'Empire romain.

Moyen Âge

Rodez a été successivement occupée par les Wisigoths[63], les Francs, les armées des ducs d'Aquitaine et des comtes de Toulouse, ainsi que par les Maures, qui l'investirent en 725 et mirent à bas l'église antique. Quelques siècles plus tard, ce seront les Anglais qui l'investiront lors de la guerre de Cent Ans.

L'histoire de la ville resta marquée durant longtemps par une intense rivalité entre les comtes de Rodez, maîtres du Bourg, et les évêques de Rodez, maîtres de la Cité. Une muraille délimitait les deux secteurs. Chaque communauté avait un hôtel de ville, ses consuls, une administration propre ; chacune rivalisant de puissance, de rayonnement. Au bourg, la célèbre dynastie des comtes d'Armagnac et de Rodez, finit par acquérir des privilèges régaliens : battre monnaie à la tour Martelenque, porter la couronne comtale et persister à reconnaître un temps l'antipape Benoît XIII et ses héritiers Bernard Garnier et Jean Carrier. Cela amena inévitablement l'affrontement avec le roi de France en 1443. Le dauphin, futur Louis XI, vint occuper Rodez et soumettre le comte Jean IV. Plus tard, son fils aura une idée séditieuse en essayant de trahir Louis XI. Cela lui vaudra d'être massacré à Lectoure, avec sa famille, lors de sa fuite[64].

Époque moderne

Au début du XVIe siècle, Rodez fut marquée par l'évêque François d'Estaing (issu d'une des plus célèbres familles du Rouergue). Il termina les travaux de construction de la cathédrale Notre-Dame de Rodez. Lui ajoutant ce chef-d'œuvre architectural qu'est le clocher, culminant à 87 mètres, surmonté d'une Vierge, encore aujourd'hui le plus haut clocher plat de France. Les travaux furent achevés en quinze années de 1510 à 1526 et ce malgré la peste qui ravageait la ville[65].

Cette rivalité entre les deux pouvoirs a quelque peu desservi le développement de la cité ruthénoise. Malgré les témoignages que sont ses nombreux chefs-d'œuvre gothiques réalisés du XIIIe au XVIe siècle, la ville n'a pas vraiment connu de longues périodes de prospérité. En 1589, Henri IV, comte de Rodez, attache la destinée du comté de Rodez à la Couronne. L'histoire de Rodez se calque alors sur celle de la France. Au long des XVIIe et XVIIIe siècles, Rodez devient une cité marchande prospère.

Rodez était divisée en 6 paroisses :

  • Notre-Dame (cathédrale, faubourg)
  • Saint-Amans, comprenant le hameau de Pont-Viel, une grande partie du territoire de l'actuelle commune d'Olemps (Olemps, la Mouline, Toizac, Linars, Bénéchou) et une partie de la commune du Monastère (Foulhoubous)
  • Sainte-Catherine
  • la Madeleine (église démolie en l'an VI)
  • Saint-Martin-des-Prés (secteur de Layoule)
  • Saint-Félix : domaine de Saint-Félix, Calcomier, la Peyrinie, et toute la vallée du ruisseau de Fontanges située sur l'actuelle commune d'Onet-le-Château (Canaguet, Fontanges, Floyrac, Labro, Vabre, Puech Baurez, Flars)

Époque contemporaine

Le centre-ville au début du XXe siècle. Il était relié à la gare par le tramway de Rodez, dont on voit ici une rame.

La Révolution ôtera à Villefranche-de-Rouergue, la vieille rivale de Rodez, son rôle de capitale administrative au profit de Rodez, qui devient préfecture et chef-lieu de district du nouveau département de l'Aveyron en raison de sa position centrale. Le patrimoine religieux de la ville n'est que partiellement dégradé.

En juin 1792, les scientifiques de l'époque se soucient de connaître la mesure exacte du mètre. Rodez va être un élément « central » pour accomplir cette mesure. En effet, Jean-Baptiste Joseph Delambre est chargé de mesurer la distance entre Dunkerque et Rodez pendant que Pierre Méchain mesure celle entre Barcelone et Rodez. Ils devaient se retrouver à Rodez pour mettre en commun leurs mesures et déterminer la valeur du mètre. En 1793, à Montjouy et Barcelone, Méchain détecta une incohérence entre les longueurs relevées et le relevé astronomique de la position des étoiles. La guerre franco-espagnole l'empêcha de réitérer ses mesures. Cet écart (qui n'était en fait pas dû à une erreur de manipulation mais à l'incertitude des instruments utilisés) le plonge dans un profond trouble, et il met tout en œuvre pour éviter de devoir rendre compte de ses travaux à Paris. En 1799, il se résigne à se rendre à une conférence internationale qui salue son œuvre scientifique. En 1798, est créée la Société centrale d'agriculture de l'Aveyron.

Sous la Restauration, l'affaire Fualdès défraye la chronique judiciaire, donnant lieu à de très controversés procès et exécutions capitales. Rodez a reçu à cette occasion de nombreux journalistes qui décriront les mœurs ruthénoises sous un aspect très subjectif et lui vaudront la réputation d'être « la ville où l'on égorge des gens comme des cochons » jusque dans les années 1920[66].

Le XIXe siècle connaît également un renouveau culturel. En 1836, est fondée sur l'initiative d'Hippolyte de Barrau, la Société des lettres, sciences et arts de l'Aveyron. Les principaux notables du département s'investissent dans la vie culturelle de la province. La modernisation de Rodez s'effectue très lentement au cours du XIXe siècle. Peu à peu, Rodez évolue en affirmant et développant son rôle de chef-lieu du département de l'Aveyron à partir du XXIe siècle, créant sa propre économie et son indépendance, tout en restant en lien avec Toulouse. C'est ainsi qu'à partir de cette période, de nombreux équipements sont apparus tels que l'hôpital Jacques Puel, le développement de la plate forme aéroportuaire de Marcillac, la connexion de Rodez au très haut débit, l'esplanade du foirail avec son multiplexe de cinémas, son musée Pierre-Soulages ou sa salle des fêtes[67].

Politique et administration


L'hôtel de ville.
Le sapin de Noël devant l'hôtel de ville

Liste des maires

Liste des Maires de Rodez
Période Identité Étiquette Qualité
1983 2008 Marc Censi UDF puis UMP
2008 mars 2026 Christian Teyssèdre[68],[69] PS puis RE puis SE
mars 2026 en cours Stéphane Mazars Renaissance

Intercommunalité

Vue d’artiste de Rodez et de son agglomération.

Rodez est le chef-lieu de la communauté Rodez Agglomération dont le siège est au 17 rue Aristide Briand. Créée en 1964 et d'abord constituée en district, elle est ensuite devenue communauté d'agglomération le . Aujourd'hui, elle compte huit communes.

La commune, maillon important du sud du Massif central, est également proche d'autres villes situées au sud-ouest comme Toulouse ou Albi, ainsi que dans le centre et le nord du Massif central telles que Aurillac et Mende avec lesquelles elle forme le réseau de ville Estelle[70].

Instances judiciaires et administratives

La ville de Rodez est le siège du conseil départemental de l'Aveyron et du conseil de la communauté Rodez Agglomération. L'agglomération dispose d'une caserne de sapeurs-pompiers, d'une police municipale, d'un SAMU et d'un SMUR, d'un Centre antipoison et d'une maison d'arrêt tandis que l'État administre la préfecture du département, la brigade de gendarmerie[71]. La maison d'arrêt de Druelle a une capacité d'environ 100 détenus, uniquement des hommes, dont dix pour des personnes bénéficiant du régime de semi-liberté En 2021, il y avait 140 détenus[72]. Enfin, toutes les administrations de l'État sont présentes à Rodez (hôtel des impôts, banque de France, sécurité-sociale, caisse d'allocations familiales…).

Pour les juridictions, elle possède un tribunal d'instance et de grande instance doté de cours d'assises, d'un tribunal de commerce, d'un conseil des prud'hommes et d'un tribunal pour enfants. La Cour d'appel se situe à Montpellier[73].

Cantons de Rodez

Rodez est le chef-lieu de trois cantons :

Politique environnementale

Jumelage

Au 1er janvier 2025, Rodez est jumelée avec :

Citoyens d'honneur

Ingrid Betancourt est citoyenne d'honneur de la Ville de Rodez depuis le 28 mars 2008[75].

Administration municipale

Le conseil municipal comporte 35 élus dont 24 pour la majorité et 11 pour l'opposition[76].

Tendances politiques et résultats

Récapitulatif de résultats électoraux récents

Scrutin 1er tour 2d tour
1er % 2e % 3e % 4e % 1er % 2e % 3e %
Municipales 2020[77] LREM-PS 46,82 DVG-EELV-LFI 24,61 DVD 20,20 DIV 8,36 LREM-PS 55,17 DVG-EELV-LFI 26,65 DVD 18,18
Régionales 2021[78] PS-PCF-PRG 39,79 LR-UDI 16,64 LREM-MoDem 16,28 RN 11,36 PS-PCF-PRG 61,66 LR-UDI 26,33 RN 12,01
Présidentielle 2022[79] LREM 33,25 LFI 21,47 RN 14,98 REC 6,29 LREM 70,39 RN 29,61 Pas de 3e
Législatives 2022[80] ENS 44,91 EELV-NUPES 26,61 RN 9,94 LR 8,87 ENS 60,71 EELV-NUPES 39,29 Pas de 3e
Européennes 2024[81] RN 22,31 PS 20,31 RE 18,81 LFI 7,97 Tour unique
Législatives 2024[82] RE 43,06 EELV-NFP 29,67 RN 25,54 R! 1,09 RE 72,10 RN 27,90 Pas de 3e

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[83],[Note 6].

En 2023, la commune comptait 23 981 habitants[Note 7], en évolution de −0,32 % par rapport à 2017 (Aveyron : +0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 5926 2336 6137 3528 2409 6859 27210 93610 280
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
10 87711 85612 03712 11113 37515 33315 37516 12216 303
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
16 10515 50215 38614 20115 15016 19518 45020 43720 383
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
20 92423 32825 55024 36824 70123 70724 02823 79423 739
2021 2023 - - - - - - -
24 20723 981-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[84] puis Insee à partir de 2006[85].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[86] 1975[86] 1982[86] 1990[86] 1999[86] 2006[87] 2009[88] 2013[89]
Rang de la commune dans le département 1 1 1 1 1 1 1 1
Nombre de communes du département 306 303 304 304 304 304 304 304

Avec 23 981 habitants en 2023, Rodez reste la commune la plus peuplée du département de l'Aveyron[90]. Rodez Agglomération regroupe 55 922 personnes. L'aire urbaine de Rodez concentre plus de 83 000 habitants et son unité urbaine est la cinquième de Midi-Pyrénées[91]. La population de Rodez a augmenté petit à petit, au fil des années jusqu'en 2009[92],[93] sans encore retrouver son niveau maximal atteint en 1975.

Pyramide des âges

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 37,4 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (28,8 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 27,7 % la même année, alors qu'il est de 34,3 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 11 691 hommes pour 12 628 femmes, soit un taux de 51,93 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (50,67 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[94]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,2 
90 ou +
3,1 
6,8 
75-89 ans
11,9 
15,1 
60-74 ans
17,0 
17,5 
45-59 ans
18,9 
17,8 
30-44 ans
15,4 
27,7 
15-29 ans
21,6 
13,9 
0-14 ans
12,0 
Pyramide des âges du département de l'Aveyron en 2022 en pourcentage[95]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,3 
90 ou +
3 
10,3 
75-89 ans
13,4 
21,5 
60-74 ans
21,5 
20,6 
45-59 ans
20 
16,4 
30-44 ans
15,7 
14,9 
15-29 ans
12,2 
15,1 
0-14 ans
14,1 

Enseignement

La commune est située dans l'Académie de Toulouse. La ville administre cinq écoles maternelles et six écoles élémentaires communales. Le département gère deux collèges et la région trois lycées[96]. L'enseignement supérieur est représenté par l'Institut national universitaire Jean-François-Champollion créé en 2015[97] et qui devrait disposer d'un nouveau campus en 2023[98].

Écoles

PublicPrivé
École François-FabiéÉcole Foch-ParaireÉcole Jeanne-d'Arc
École Paul-GirardÉcole Jean-Albert-BessièreÉcole Saint-Paul
École CalcomierÉcole GourganÉcole Sainte-Procule
École Cambon-MonteilÉcole Paul-RamadierÉcole Sainte-Geneviève
École François-MitterrandÉcole Saint-FélixÉcole Saint-Joseph
École CardaillacÉcole San-PauÉcole Sainte-Thérèse
École Flaugergues

Collèges

PublicPrivé
Collège Amans-Joseph-FabreCollège Saint-Joseph/Sainte-Geneviève
Collège départemental Jean-MoulinCollège Saint-Viateur (Onet-le-Château)
Collège des Glycines

Lycées

PublicPrivé
Lycée Ferdinand-Foch
Enseignement général, professionnel et supérieur
Lycée François-d'Estaing
Enseignement général et technologique
Lycée Alexis-Monteil
Enseignement général, professionnel, technologique et supérieur
Lycée Saint-Joseph
Enseignement professionnel
Lycée La Roque (Onet-le-Château)
Enseignement agricole, général, technologique, professionnel et supérieur
Lycée Louis-Querbes
Enseignement général technologique et professionnel

Enseignement supérieur

Rodez compte à ce jour[Quand ?] plus de 3 000 étudiants sur son agglomération[99],[67]. Après la restructuration et l'extension de l'IUT entre 2009 et 2012, ce campus s'implanterait sur l'ensemble du domaine d'EDF-GDF. À terme, ce site devrait concentrer plus de 3 000 étudiants sur des filières scientifiques, hydroélectriques, mécaniques ou agro-alimentaires. Un campus sur 6 hectares avec bibliothèque universitaire, présence du Crous, de logements devait ouvrir sur le site de Saint-Éloi en 2016[100]. Après de multiples retards, son ouverture est reportée à 2022[101].

Insertion professionnelle

La Maison commune Emploi-Formation (MCEF), situé au 41-43 rue Béteille a ouvert ses portes en mars 2013 après 2 ans de travaux. Cet espace de 2 500 m2 comprend le Pôle emploi et sa plateforme de service, la mission locale pour l’emploi des jeunes, le Centre inter-institutionnel de Bilan de Compétences personnelles et professionnelles (CIBC), le Centre d’Information et d’Orientation (inspection académique), le bureau territorial Aveyron[Note 8], Cap Emploi[Note 9], l’AFIJ (jeunes diplômés) et l’antenne aveyronnaise de l’ADEFPAT[Note 10] qui est une structure régionale ayant pour mission de conforter les stratégies de développement territorial[104]. 55 employés œuvrent sur l'ensemble des services présents dans cette institution qui couvre un bassin de 142 000 habitants[105]

Associations éducatives

École Calandreta

Les établissements scolaires Calandreta (en occitan, petite alouette) sont des écoles et collèges bilingues franco-occitans.

Compagnons du devoir

Santé

Hôpital Jacques-Puel

Cet hôpital (médecine, chirurgie, gynécologie-obstétrique (MCO)) doté d'urgences adultes et pédiatriques, est le deuxième[106] plateau technique régional après le CHU de Purpan situé à Toulouse. Il est le siège du SAMU et SMUR de l'Aveyron, et possède près de 60 services médicaux et chirurgicaux. Spécialisé et ultra-spécialisé dans les disciplines de médecine, pédiatrie, néonatalogie, cancérologie et chirurgie, il détient des équipements médicaux de dernière génération.

Autres centres de soins à proximité

Sur la commune d'Olemps, à km de Rodez, se trouvent également l'hôpital Les Peyrières et l'Hôpital Sainte-Marie.

Sports

Infrastructures

Le gymnase Dojo.

La ville dispose de nombreux équipements sportifs. La plupart de ces équipements ont été réunis dans ce que l'on appelle le Vallon des Sports, au niveau de Pré Lamarque dans le quartier ouest. Il est composé du gymnase-dojo, des salles de sports de l'amphithéâtre et du centre aquatique Aquavallon. Le stade Paul-Lignon est situé non loin. De nombreux autres complexes sportifs sont présents sur l'agglomération. Tous ces aménagements ont pour but d'améliorer l'accueil des clubs sportifs de la ville, qu'ils soient fédérés en association comme le Stade Rodez Omnisports ou indépendants.

Les différents établissements sportifs[Note 11] :

  • Centre culturel L'Amphithéâtre dispose de plusieurs salles afin de pratiquer badminton, basket-ball, handball, boxe, escalade, escrime, arts martiaux comme le taekwondo, gymnastique et tennis de table.
  • Gymnase Dojo : badminton, basket, handball, volley-ball, judo, aïkido
  • Stade Paul-Lignon : football, rugby
  • Complexe de Vabre : athlétisme, vélo, basket-ball, football, handball, rugby, tennis, volley-ball
  • Complexe du Trauc : football, quilles de huit, rugby, tir à l'arc
  • Stade Louis-Polonia : football, pétanque, quilles de huit
  • Boulodromes de Camonil et de Saint-Éloi : pétanque
  • Gymnase Fabre : basket-ball, volley-ball
  • Avenue de Paris, Vallon des Sports, Le Trauc : stands de tir
  • City-Stade Ramadier : basket-ball, football
  • Centre nautique : natation, compétitions, animations aquatiques, sauna, hammam
  • Domaine de Combelles : haut lieu de l'équitation[108]

La ville de Rodez a accueilli le Jumping international de France en 2009, le Top 12 du SRA[109] en 2009, le championnat international de gymnastique aérobic en 2010, le Championnat du monde de basket-ball féminin des moins de 17 ans en 2010 et le Tour de France 2010 (13e étape) et 2015 (13e et 14e étape).

Associations

Les clubs de basket Stade Rodez Aveyron Basket évoluant en Nationale masculine 3, de football Rodez Aveyron Football évoluant en Ligue 2 pour l'équipe masculine et en Division 2 pour l'équipe féminine, de rugby Stade Rodez Aveyron évoluant en Fédérale 1, et de handball ROC Aveyron Handball évoluant en National 1 pour l'équipe masculine et en National 3 pour l'équipe féminine, sont les principaux clubs de sports collectifs de la commune. L'Escrime Rodez Aveyron évolue en Division 1 pour l'équipe masculine depuis 2008, ainsi que l'équipe féminine depuis 2014. L'équipe masculine est championne de France de division 1 en 2012, 2014 et 2015, 3e de la coupe d'Europe des clubs champions en 2013, vice-championne d'Europe en 2015, et enfin championne d'Europe en 2016, un exploit unique dans l'histoire du sport aveyronnais. Le Club Badminton de Rodez (CBR) organise chaque année un tournoi d'envergure nationale à l'amphithéâtre. Les Aveyronnais, très friands du jeu de quilles participent, chaque année, au Championnat de France de quilles de huit, début août. Le Vélo-Club Ruthénois, fondé en 1891, est le plus ancien club sportif de la ville[110]. Johan Blanc évolue au VCR .

  • R.A.F. (Rodez Aveyron Football)
  • S.R.A. (Stade Rodez Aveyron), rugby à XV
  • ROC Aveyron Handball
  • S.R.A.B. (Stade Rodez Aveyron Basket)
  • C.B.R. (Club Badminton de Rodez)
  • Stade Rodez Athlétisme
  • Stade Ruthénois Tennis
  • Gym-Club Ruthénois
  • Judo Rodez Aveyron
  • Grand Rodez Natation
  • Rodez Triathlon 12
  • Escrime Rodez Aveyron
  • Vélo-Club Ruthénois
  • Sport Quille Ruthénois
  • Club hippique de Combelles
  • V.C.R (Vélo Club Rodez),vélo route, VTT, cyclo-cross
  • Taekwondo Rodez

Vie militaire

Le siège de l'Armée de Terre de l'Aveyron est situé à Rodez, près de Bourran.

Les régiments dont le casernement fut à Rodez :

Éléments non endivisionnés :

Médias

Presse écrite locale et régionale

Rodez est le siège du journal Centre Presse. Il fait partie du Groupe Les Journaux du Midi. Le groupe se situe dans de vastes locaux, avenue Victor-Hugo, au pied de la cathédrale de Rodez. En effet, il existe trois quotidiens concernant l'actualité locale et régionale édités chaque jour, à savoir Centre Presse, La Dépêche du Midi et Midi-Libre.

De plus, un hebdomadaire ruthénois centré sur l'actualité de Rodez Agglomération paraît sur le piton, à savoir Le Ruthénois[111]. Des mensuels, édités chaque mois par le conseil départemental de l'Aveyron, relatent l'actualité de l'institution, de même pour la ville de Rodez qui à son propre mensuel dénommé «Rodez, notre ville»[112]. Enfin, un trimestriel édité par la Région Midi-Pyrénées est distribué dans la boîte aux lettres de chaque Ruthénois[113].

En ce qui concerne l'histoire de la presse ruthénoise, certains journaux ont disparu, à savoir La Gazette du Rouergue (1832-1835), L'Écho de l'Aveyron et Le Peuple.

Presse nationale et internationale

La ville dispose dans ses kiosques de la presse nationale et internationale. Pour faciliter le travail sur des articles de presse, la médiathèque de Rodez abrite de nombreuses archives, tout comme les archives départementales ou encore la maison de la presse.

Radios

Hormis toutes les grandes stations nationales auxquelles la cité ruthénoise peut avoir accès, d'autres radios locales sont également disponibles :

Télévision

La commune dispose des chaînes de la télévision numérique terrestre depuis le 1er juin 2008. De plus, une antenne de France 3 Midi-Pyrénées, pour France 3 Quercy-Rouergue, siège à Bourran et permet ainsi de rapprocher l'actualité ruthénoise à la télévision[118]. Un studio de télévision y est installé afin de présenter les journaux télévisés Quercy-Rouergue Aveyron-Lot. Enfin, l'idée d'instaurer une chaîne continue consacrée à l'agglomération de Rodez est née[119]. Depuis le 8 novembre 2011, l'agglomération de Rodez diffuse les chaînes de télévision en numérique en remplacement de l'analogique[120]. France 3 Quercy-Rouergue ainsi que toutes les autres chaînes de la TNT émettent depuis 3 sites TNT à Rodez : "Rodez 2 - Olemps - La Mouline"[121], "Rodez 3 - Est - Le Monastère - Banocres" et "Rodez 4 - Salabru"[122].

Internet et téléphonie

Rodez dispose du très haut débit Internet grâce à la technique filaire et Wi-Fi ainsi qu'à la mise en service, en 2008, de plusieurs kilomètres de fibre optique couplée à des antennes-relais WIMAX et UMTS sur tout le Grand Rodez et notamment vers les zones d'échanges tel qu'à l'aéroport international, la gare, le quartier de Bourran, le centre historique[123]. Le réseau 3G, 3G+ , 4G et 4G+ permettent le désenclavement numérique de la ville de Rodez. Les différents travaux de voirie, au centre-ville - et plus particulièrement dans le cœur historique - ont permis de poser de nouvelles boucles internet de très haut débit entre 2011 et 2012.

Cultes, associations philosophiques et humanistes

Culte catholique

La ville de Rodez, siège de l'évêché, fait partie de la paroisse Notre-Dame de l'Assomption, qui comprend 6 relais : la cathédrale Notre-Dame de Rodez, l'église Saint-Amans, l'église de Gourgan, l'église du Monastère, l'église de La Mouline et l'église du Sacré-Cœur. François Fonlupt est l'évêque de Rodez depuis 2011.

Culte protestant

Le temple protestant de Rodez (Église réformée de France) a été édifié en 1947, rue Louis-Lacombe.

Culte évangélique

L'Église réformée évangélique de Rodez est implantée route de Séverac à Onet-le-Château.

Culte musulman

La mosquée de Rodez, édifiée avenue de Bamberg entre 2000 et 2002, a été inaugurée en mai 2003[124]. L'édifice religieux a connu une extension entre 2010 et 2011.

Loges maçonniques

Rodez accueille plusieurs loges maçonniques :

Manifestations culturelles et festivités

L'été, la ville propose de nombreuses animations et évènements festifs. Les trois musées et les nombreuses galeries d'Art (Galerie Sainte-Catherine entre autres) attirent de nombreux touristes. Enfin côté jeunes, des associations d'étudiants du Grand Rodez sont présentes et, de plus, tout au long de l'année, de nombreux bars-restaurants et bars-discothèques présents sur la ville participent à l'animation du piton ruthénois («terrasses en fêtes»[129], par exemple).

Groupes folkloriques

Afin d'entretenir les usages du dialecte rouergat, des danses et chants du pays, deux groupes folkloriques sont fondés à Rodez ; La Pastourelle (francisation orthographique de l'occitan « La Pastorèla », « La Jeune Bergère » en français) créée en 1948 et L'Escloupeto L'Esclopeta » en occitan, « La Porteuse de Sabots » en français) en 1953. C'est grâce aux musiques, danses, chants et costumes du folklore rouergat que les différents bénévoles, nous font revisiter l'époque d'autrefois. Des pièces de théâtre en occitan font également partie de leur répertoire. Le folklore très apprécié des Aveyronnais a fait naître, à Pont-de-Salars, le Festival folklorique international du Rouergue en 1955.

Principales manifestations

Cette liste non exhaustive présente les principales manifestations culturelles et festivités de la ville de Rodez[129] :

Printemps
Été
  • Mi-juin : fête foraine.
  • Le 21 juin, Rodez déploie des scènes aux quatre coins de la ville à l'occasion de la fête de la musique.
  • En juillet a lieu un marché médiéval. En effet, de nombreux artisans, comédiens, jongleurs et musiciens costumés interviennent[129].
  • À cette même période, le rallye du Rouergue[130]
  • En juillet également, l'Estivada (mot languedocien prononcé [esti'βaδo]), festival de l'Occitanie, est la vitrine de la création occitane durant quatre jours, au travers de musique, contes, théâtre, danse, cinéma et convivialité. Cet évènement rassemble 35 000 personnes[131].
  • Cit'équestre
  • En août, les espaces verts de Layoule accueillent Rodez-Plage[129].
  • Début août a lieu le festival folklorique international du Rouergue.
  • À la même période, des cinémas ambulants parcourent la ville ou encore des spectacles de théâtre en plein-air.
  • Fin août : festival Ramazick.
  • Début septembre, au bord de l’Aveyron : vide grenier, apéritif musical, concours de pêche et animations diverses à l'occasion du Vuoto.
Automne
  • Les journées du patrimoine
  • Les Photosfolies
  • En automne, salon du livre ancien, salon du chocolat[132]
  • Amphithéâtre : une programmation culturelle des spectacles qui draine chaque année plus de 15 000 spectateurs avec un taux de remplissage record de 90 % depuis 6 ans. Elle accueille très régulièrement des artistes de grande envergure[133]
Hiver
  • En décembre, un marché de Noël et une patinoire sont installés durant toute la période sur la place Foch[129].
Toute l'Année
  • Amphithéâtre : une programmation culturelle des spectacles qui draine chaque année plus de 15 000 spectateurs avec un taux de remplissage record de 90 % depuis 6 ans. Elle accueille très régulièrement des artistes de grande envergure[133]

Économie

Rodez s'affirme d'un point de vue économique et touristique au centre d'un triangle formé au sud-ouest par Toulouse, préfecture de région située à 130 kilomètres du piton ruthénois, au sud-est par Montpellier à 180 kilomètres et au nord par Clermont-Ferrand cependant plus éloigné, situé à 260 kilomètres.

Ville de plus de 20 000 habitants, Rodez est, selon l'INSEE la 13e entité urbaine de France la plus prospère juste derrière la plupart des villes d'Île-de-France telles que Saint-Cloud, Courbevoie, Paris ou encore Suresnes. 28e ville où il y a le plus «d'emplois sur place», Rodez est aussi la 91e commune de France en termes de jeunes entreprises viables par habitant (1 pour 116 habitants) et la 157e en termes de part des foyers imposés soit 58 % (nettement supérieur à la moyenne nationale)[134]. Ce résultat peut s'expliquer par deux mécanismes. Premièrement, la diversité du tissu économique fait que les entreprises de Rodez touchent à des domaines nombreux et variés. D'autre part Rodez fut pendant de nombreuses années enclavée des grandes économies nationales sans moyen de communications compétents. Pour cela, elle s'est efforcée par ses propres compétences de produire et construire son propre panel d'entreprises afin de faire vivre son territoire.

Revenus de la population et fiscalité

En 2008, le revenu fiscal médian par ménage était de 18 678 , ce qui plaçait Rodez au 10 042e rang parmi les 31 604 communes de plus de 50 ménages en métropole[135].

Emploi

Rodez forme aujourd'hui le principal bassin d'emploi d'Aveyron. La population s'organise autour du Grand Rodez qui concentre le plus grand nombre d'emplois avec des secteurs en forte expansion comme la santé, la formation, le commerce, l'agroalimentaire (laiterie, fromagerie, transformation de la viande), la filière bois-meuble, la mécanique, l'informatique, le tertiaire, les industries, l'aviation, la recherche. Un Aveyronnais sur trois vit dans la zone d'influence de Rodez. Sa situation géographique, à la jonction des grandes voies de communication aveyronnaises, a longtemps canalisé l'exode rural vers la préfecture : la présence d'un aéroport et l'amélioration de l'axe routier vers Toulouse contribuent aujourd'hui au dynamisme de l'aire ruthénoise avec l'émergence de nombreux emplois[136].

Selon les résultats du recensement de 2009[137], la population active (15-64 ans) de la commune compte 11 851 personnes, soit 72,3 %, ce taux est de 73,0 % au niveau départemental. En 2009, le taux de chômage parmi les 15-64 ans est de 6,5 % de la population active[138].

Répartition des plus de 15 ans selon le secteur d'activité en France[137],[138]
AgricultureIndustrieConstructionCommerceServices
Rodez0,8 %8,5 %5,6 %44,2 %40,8 %
Comparaison avec le département11,1 %15,4 %8,2 %34,9 %30,4 %

Entreprises et commerces

Rodez et son agglomération concentrent un large panel d'entreprises et de secteurs économiques, par l'équipement automobile avec le groupe Bosch, par la recherche de pointe sur les OGM et la distribution de semences pour l'agriculture avec le siège national du groupe RAGT au sein du groupement Biogemma, par l'aéronautique avec la Sofop travaillant pour Airbus Industries ou sa plate-forme aéroportuaire internationale, la santé avec son ensemble hospitalier, par l'informatique avec le groupe Sopra ou encore l'industrie agro-alimentaire. Cet ensemble de dynamiques place l'agglomération de Rodez à la seconde place de croissance économique de Midi-Pyrénées[139] après sa capitale régionale, Toulouse. Ces entreprises constituent l'un des maillons clés de la « Mecanic valley »[140].

Rodez est le siège de la Chambre du Commerce et de l'Industrie de l'Aveyron situé au centre-ville et dans le quartier de Bourran[141]. Rodez Agglomération est la deuxième économie de la région Midi-Pyrénées où l'on dénombre 2 700 entreprises sur le Grand Rodez et 1 500 sur Rodez intramuros. Enfin, on relève une augmentation de 14,5 % pour la création d'entreprises sur Rodez et sa région entre 2000 et 2006. Le taux de survie des entreprises est de 71,5 %, trois ans après leur ouverture[67]. Parmi les pôles majeurs, on trouve :

  • Le Groupe hospitalier de Rodez avec ses 2 000 salariés est la seconde plate-forme de santé de la Région Midi-Pyrénées.
  • Robert Bosch Rodez avec 1 700 salariés est le plus gros employeur industriel du département de l'Aveyron. Désigné site référence en ce qui concerne les bougies de préchauffage, l'injecteur « common rail », devenu le standard sur les systèmes diesel, est le « produit phare », selon le directeur du groupe Albert Weitten. L'entreprise a pour projet d'en produire 1 800 000 pour 2011[142].
  • Le siège national de la RAGT, situé dans le quartier de Bourran, regroupe 250 chercheurs sur un total de 1 000 salariés.
  • Le Centre Hospitalier Sainte-Marie à Rodez : 1 000 employés
  • La clinique Saint-Louis à Rodez : fermée en 2013
  • SOPRA Group Inforsud avec 400 employés (ingénierie informatique).
  • Groupe Verdié Voyages emploie 250 salariés et de nombreux saisonniers (voyagiste).

Au , 490 entreprises ont été créées sur le territoire.

Répartition des établissements par domaines d'activité[137]
EnsembleIndustrieConstructionCommerce et services diversSecteur public
Nombre d'établissements3 0261712072 143505
%100 %5,7 %6,8 %70,8 %16,7 %
Répartition des créations d'entreprises par secteur d'activité en 2009[137]
EnsembleIndustrieConstructionCommerce et services diversSecteur public
Nombre d'établissements490256135549
%100 %5,1 %12,4 %72,4 %10,0 %

Pôles économiques du territoire

Viaduc de l'Europe : Passerelle de l'économie ruthénoise entre le centre-ville et le quartier de Bourran.

Les pôles économiques présents sur Rodez et/ou sur son agglomération sont étroitement en liens avec le chef-lieu[143]. On trouve :

  • Zone du Comtal : avec plusieurs dizaines d'enseignes commerciales nationales ou d'enseignes locales, le tout établis sur 55 hectares, elle est la première zone commerciale de son département et une des plus importantes de sa région.
  • Quartier de Bourran : Services et administrations de l'État, entreprises privées, santé.
  • Zone de Bel Air : proche de l'aéroport international de Rodez, c'est le premier parc d’activités du Grand Rodez. Étendu sur près de 200 hectares et dotée d’entreprises structurantes pour tout le territoire, Bel Air est reconnu Zone d’Intérêt Régional par Midi-Pyrénées[144]. 160 entreprises y sont installées.
  • Zone de La Gineste : Avec ses 10 hectares au cœur de Rodez, elle se concentre dans les activités de commerce et de service à dominante pour les nouvelles technologies. Une dizaine d'entreprises y sont installées dont RM Ingénierie, ETI, RDS, D’Médica.
  • Zone des Balquières : Pôle automobile du Grand Rodez, situé juste avant Rodez. Plusieurs concessions y sont présentes dont Peugeot, Citroën, Ford, Volvo, Land Rover, Mercedes, etc.
  • Zone de Cantaranne : l’une des zones d’activités «historiques» consacrée à l’industrie, l’artisanat et le commerce de gros, sur les communes d’Onet-le-Château et Rodez. Quarante entreprises sont déjà installées sur 68 hectares, parmi lesquelles : Bosch (1 700 salariés), Lactalis, Drimmer, Bonneviale, Mathou, Thermatic, Garrigues SA, etc.
  • Zone d'Arsac : Zone agroalimentaire de 47 hectares sur la commune de Sainte-Radegonde
  • Zone de Naujac : parc d’activités de 20 hectares, sur la commune de Luc-la-Primaube, consacré à l’artisanat et à l’industrie. 25 entreprises y sont installées dont Eiffage-construction.
  • Zone de Montvert : elle est située à Luc-la-Primaube, et consacrée à l’artisanat et à la petite logistique (en bordure de la RN 88).
  • Zone de Malan : Artisanat et industrie. Un parc des expositions est en projet.

Agriculture

La ville est siège de l'agriculture aveyronnaise grâce à sa chambre départementale d'agriculture[145]. Cependant, Rodez intramuros ne dispose pas ou peu d'exploitations agricoles (0,8 % de la répartition d'emplois). En revanche, elle concentre ce domaine dans la recherche, dont la RAGT ou encore le Lycée La Roque. Au-delà de la cité et de l'agglomération, l'activité agricole est présente. Lors de la session de 2011 du Congrès des jeunes agriculteurs se déroulant à Rodez[146], Bruno Le Maire, alors ministre de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Pêche, ainsi que de la Ruralité et l'Aménagement, est venu clore ce congrès[147].

Commerce

Rodez et son agglomération ont développé au cours du XXIe siècle le commerce local et les grandes enseignes nationales afin d'éviter « l'exode commercial » vers les grands pôles comme Toulouse ou Montpellier. La ville a développé les commerces dans son hypercentre[148] et à ses abords (pôle commercial du Comtal situé à Sébazac-Concourès).

Le marché de la ville se tient trois fois par semaine (mercredi matin, vendredi après-midi et samedi matin)[149]. Une grande foire est disponible chaque trimestre sur le piton ruthénois.

La commune de Cransac, située à 30 km, a prévu l'implantation d'un casino dont l'ouverture est prévue en mars 2015[150],[151].

Tourisme

De par la situation géographique de Rodez, entre le viaduc de Millau et Conques, mais également à proximité de grandes métropoles du midi telles que Toulouse et Montpellier, son passé historique vieux de 2 000 ans, son offre culturelle avec ses musées, dont le Musée Soulages, le développement des transports routier, ferroviaire et aérien ou encore sa candidature pour le patrimoine mondial de l'Unesco concourent à une dynamique touristique positive de l'agglomération (300 000 touristes chaque année à la cathédrale de Rodez[152]). Enfin, l'office de tourisme de Rodez effectue des visites guidées des monuments et lieux emblématiques de la cité[153]. Cependant, au-delà de la cité ruthénoise, les touristes sont également tournés vers les centres majeurs du département tels que les lacs du Lévézou, Conques, Laguiole au nord du département, le viaduc de Millau, au sud assurant la jonction de l'A75 vers la Méditerranée ou encore les plus beaux villages de France qui placent le département de l'Aveyron au premier rang des départements français hébergeant les plus beaux villages[154]. Enfin, Rodez dispose de deux clips de promotion de la ville émis par le Grand-Rodez[155] et par le groupe des « Grands Sites de Midi-Pyrénées »[156]. L'office de Tourisme de Rodez Agglomération se trouve sur la Place de la Cité (ouverture en juillet 2013).

Culture locale et patrimoine

Pour approfondir

Notes et références

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