Louis Denfert
From Wikipedia, the free encyclopedia
Louis Denfert est un personnage de fiction que l'on retrouve dans plusieurs romans de Brigitte Aubert dont l'intrigue se passe en partie à Paris à la fin du XIXe siècle.
On connaît peu de choses sur la naissance de Louis Denfert. Il a été abandonné et recueilli par le capitaine Gustave Denfert, "Terre-neuvas de génération en génération"[1]. Louis a été « trouvé à fond de cale, près de la réserve à charbon. Le nourrisson était emmitouflé dans une couverture usée, mais propre. Une petite bourse, accrochée à ses langes, contenait un louis d'or, d'où son prénom, et un court message, curieusement rédigé en anglais : God bless you »[2]. Gustave Denfert va le ramener chez lui, dans un village normand, où il vit avec Nicette, sa fille de huit ans et Louis va être élevé comme le fils de la famille. Gustave Denfert meurt en 1885. Nicette habite toujours en Normandie avec son mari et ses enfants.
Journaliste au Petit éclaireur, il est affecté aux affaires sportives et aux « chiens et chats écrasés » jusqu'à ce que son patron l'envoie à Dijon couvrir le meurtre d'une jeune Anglaise assassinée dans le Paris-Marseille (Le Miroir des ombres). Cette première mission lui donne le goût des enquêtes criminelles.
Quand il ne fouille pas dans les archives du journal à la recherche d'un meurtrier en série, Louis se passionne pour le sport, et plus spécifiquement pour le cyclisme. Il est fasciné par les vélos et s'est d'ailleurs offert une bicyclette Humber.
Physiquement, Louis a une carrure solide. Émile Germain assimile sa stature à celle de Bob Fitzsimmons, champions du monde de boxe des poids moyens en 1891. Camille le surnomme son « petit tsar » ou son « joli Ruskoff » « à cause de ses cheveux blonds et de ses traits slaves, mais surtout de ses yeux d'un bleu si pâle qu'ils en semblaient presque transparents »[3].
Romans de la série policière Louis Denfert
Les romans se passent tous avec, en toile de fond, l'invention et l'essor du cinéma. Le progrès et les évolutions de la société sont présents à chaque page (essor du téléphone, des moyens de transport et de communication).
- Brigitte Aubert, Le Miroir des ombres, Paris, 10/18, coll. « Grands détectives » (no 4155), , 376 p. (ISBN 978-2-264-04632-1, BNF 41338789)
- Brigitte Aubert, La Danse des illusions, Paris, 10/18, coll. « Grands détectives » (no 4156), , 410 p. (ISBN 978-2-264-04633-8, BNF 41338787)
- Brigitte Aubert, Projections macabres, Paris, 10/18, coll. « Grands détectives » (no 4229), , 426 p. (ISBN 978-2-264-04890-5, BNF 41486920)
- Brigitte Aubert, Le Secret de l'abbaye, Paris, 10/18, coll. « Grands détectives » (no 4377), , 416 p. (ISBN 978-2-264-05057-1, BNF 42309726)
- Brigitte Aubert, Le Royaume disparu, Paris, 10/18, coll. « Grands détectives » (no 4549), , 384 p. (ISBN 978-2-264-05391-6)