En , Louis François Peyre, alors administrateur des Basses-Alpes, est élu député du département, le cinquième sur six, à la Convention nationale[1].
Il siège sur les bancs de la Gironde. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort, se prononce en faveur de l'appel au peuple mais rejette le sursis à l'exécution de la peine: «Par crainte des intrigues, des piastres et des guinées, je prononce oui [à l'appel au peuple]»[2]. En , il est absent lors du scrutin sur la mise en accusation de Jean-Paul Marat[3]. En mai, il vote en faveur du rétablissement de la Commission des Douze[4]. En octobre, il est décrété d'arrestation pour avoir signé la protestation contre la journée du 31 mai et du 2 juin[5]. Le 14 brumaire an II (), alors qu'il est incarcéré à la prison du Luxembourg, il écrit à Maximilien de Robespierre en affirmant «que sa signature a été surprise»[6]. Lui et les autres signataires sont libérés et réintégrés à leur poste le 18 frimaire an III ().
Jean-Bernard Lacroix, notice biographique, La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1ertrimestre 1989, 108eannée, p.101