Louis Halphen

historien français From Wikipedia, the free encyclopedia

Louis Halphen, né le 4 février 1880 à Paris (2e arrondissement)[1], mort le 7 octobre 1950 à Paris (6e arrondissement)[2], est un historien français spécialiste du haut Moyen Âge.

Faits en bref Professeur Université de Paris (en), 1934-1951 ...
Louis Halphen
Fonctions
Professeur
Université de Paris (en)
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Membre de l'École française de Rome
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 70 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalité
Formation
Activité
Père
Fratrie
Charles Halphen (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Germaine Weill (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Étienne Halphen (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
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Biographie

Louis Sigismond Isaac Halphen est issu d'une famille juive lorraine. Son grand-père paternel Jonas Halphen s'établit à Rouen où il devient industriel et négociant en cotonnades. Son père Georges Halphen est mathématicien, officier d'artillerie et membre de l'Académie des sciences[3].

Formation

Élève de l'École des chartes, il y rédige une thèse intitulée Les transformations politiques du comté d'Anjou sous les premiers capétiens, le gouvernement de Foulque Nerra (987-1040), qui lui permet d'obtenir le diplôme d'archiviste paléographe en 1904.

Carrière universitaire

Membre de l'École française de Rome (1904-1906), il devient secrétaire de l'École des chartes, professeur à la faculté des lettres de Bordeaux (1910), directeur d'études à l'École pratique des hautes études (1928). Il est élu membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres en 1935. À partir de 1934, il succède à Ferdinand Lot à la faculté des lettres de Paris, où il est successivement maître de conférences puis professeur d'histoire du Moyen-Age[4].

Sous le Régime de Vichy, Louis Halphen est frappé par la loi du 3 octobre 1940 qui interdit aux Juifs d'exercer les fonctions d'enseignants et relevé de son poste à la Sorbonne. En 1941, il se rend en zone libre où, avec l'appui de Jérôme Carcopino, secrétaire d’État à l'Instruction publique qui était son collègue à l’École française de Rome, il obtient un poste à l’université de Grenoble. En 1943, à l'issue de l'armistice italien et de l'invasion allemande de la zone d'occupation italienne, Louis Halphen est contraint de se cacher à Lalouvesc (département de l'Ardèche)[4],[5].

Apport à l'histoire du Haut Moyen Âge

Son œuvre la plus connue parue en 1947, Charlemagne et l’Empire carolingien, commandée par Henri Berr pour la collection historique L'Évolution de l'humanité, met l’accent sur l’influence certaine de l'époque carolingienne sur la civilisation occidentale actuelle. Ce livre avait été écrit à peu près entièrement avant 1939, mais la bibliothèque de l'auteur fut pillée et dévastée au cours de l’occupation allemande, et c’est dans la clandestinité qu’Halphen, réduit à une maigre documentation, réécrivit son essai ; après la libération de Paris, il reconstitua très vite sa bibliographie mais préféra ne pas différer la publication : « Louis Halphen seul, déclara l’historien belge François-Louis Ganshof, connaissant les problèmes carolingiens comme il les connaît, était capable de ce tour de force[6]. »

En collaboration avec Philippe Sagnac, il publia une histoire générale sous le titre Peuples et Civilisations à laquelle participèrent divers auteurs tels que René Grousset, Georges Contenau, Gustave Fougères ou Augustin Renaudet. Lui-même produisit le tome V de cette œuvre importante sous le titre Les Barbares, des grandes invasions aux conquêtes turques du XIe siècle ainsi que le tome VI, L'Essor de l'Europe, XIe – XIIIe siècle.

Il est le fondateur aux éditions Les Belles Lettres de la collection « Classiques de l'histoire de France au Moyen Âge », pour laquelle il traduit et annote la Vie de Charlemagne d'Eginhard (1938).

Distinctions

Publications

  • Recueil d'annales angevines et vendômoises, Alphonse Picard et fils éditeurs, Paris, 1903 [lire en ligne].
  • Le comté d'Anjou au XIe siècle, Paris, Alphonse Picard et fils, , XXIV-428 p. (présentation en ligne, lire en ligne). Prix Gobert 1907 de l'Académie des inscriptions et belles-lettres.
  • Étude sur les chroniques des comtes d'Anjou et des seigneurs d'Amboise, Librairie Honoré Champion, Paris, 1906 [lire en ligne].
  • Études sur l'administration de Rome au Moyen Age (751-1252), Librairie Honoré Champion, Paris, 1907 [lire en ligne].
  • avec Ferdinand Lot, Recueil des actes de Lothaire et de Louis V : Rois de France (954-987), Imprimerie nationale, Paris, 1908 [lire en ligne].
  • Paris sous les premiers Capétiens (987-1223). Étude de topographie historique, Ernest Leroux éditeur, Paris, 1909 [lire en ligne].
  • L'Histoire en France depuis cent ans, Librairie Armand Colin, 1914 [lire en ligne].
  • Études critiques sur l'histoire de Charlemagne, Librairie Félix Alcan, 1921 [lire en ligne].
  • À travers l'histoire du Moyen Âge, rééd. PUF (ISBN 2130225985) [lire en ligne].
  • Les Barbares, des grandes invasions aux conquêtes turques du XIe siècle, 1940, rééd. PUF, Paris, 1998, 1 vol., 464 p. (ISBN 2130479804).
  • Introduction à l'histoire, 1946.
  • Charlemagne et l'Empire carolingien, 1947, dans L'Évolution de l'humanité, rééd. Albin Michel, Paris, 2000, 1 vol., 562 p. (ISBN 2226077634).
  • L'Essor de l'Europe, XIe – XIIIe siècle, PUF, 1948.
  • Initiation aux études d'histoire du Moyen Âge (3e éd., revue, augmentée et mise à jour par Yves Renouard), Paris, 1952.

Hommage posthume

Notes et références

Liens externes

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