Louis Lebel (musicien)
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Louis Lebel est un organiste, pédagogue et compositeur français né le à Nangis et mort le à Paris. Il est l'un des organistes aveugles les plus renommés du XIXe siècle.
Louis-Bon Lebel naît le à Nangis (Seine-et-Marne)[1],[2].
Il entre à l'âge de dix ans à l'Institution des jeunes aveugles de Paris, où il obtient des prix de piano, violon et orgue. Il est notamment élève de Gabriel Gauthier, organiste de l'église Saint-Étienne-du-Mont[1],[2],[3].
À partir de 1849, Louis Lebel étudie au Conservatoire de Paris, où il est élève de François Benoist (orgue) et de Fromental Halévy (fugue et contrepoint)[1],[2].
En 1851, il est nommé professeur d'orgue et de composition à l'Institut des jeunes aveugles. Au sein de l'institution, il enseigne également le violon puis dirige la classe d'orchestre, succédant à Roussel, mort en 1869[1],[2],[3]. Comme pédagogue, il a formé de nombreux élèves, parmi lesquels Albert Mahaut, Adolphe Marty et Louis Vierne[1],[3].
De 1853 à sa mort, Lebel est organiste de Saint-Étienne-du-Mont, où il est le successeur de son maître Gabriel Gauthier[1],[2],[3].
Comme interprète, il est l'un des organistes aveugles les plus renommés du XIXe siècle[1].
Comme compositeur, Louis Lebel est l'auteur de cantates composées en l'honneur de Valentin Haüy (cantate jouée à l'inauguration dans la cour de l'Institut de la statue de Haüy[2]) et de Louis Braille, d'une quinzaine de pièces de genre éditées pour piano, dont Les Pittoresques (1881), et de quelques œuvres posthumes[1].
Il meurt le à Paris[1]. Il était officier d'Académie[4].