Louis Lobinhes
personnalité politique française
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Louis Lobinhès, né le 4 mars 1739 à Villefranche-de-Rouergue (généralité de Montauban, actuel département de l'Aveyron), mort le 27 janvier 1815 dans la même ville, est un homme politique de la Révolution française.
Biographie
Fils de Jean-Jérôme Lobinhès (1705-1793), marchand drapier et bourgeois de Villefranche, et de sa femme Ursule Pruines (†1781), il nait le 4 mars 1739 et est baptisé le 7 mars. Après ses études au collège des Doctrinaires de Villefranche, où il eut pour condisciples le poète Jean-François-Antoine-Joseph Valadier (1739-1809), l’abbé Daugnac (1739-1784), futur secrétaire d’ambassade au Danemark et chargé des affaires de France au Portugal, le docteur Jean-Baptiste-Léon Dubreuil (1738-1785) et Jean-Joseph Pechméja (1741-1785) avec lequel il partagea le goût pour la poésie et les idées libérales, il s’associa au négoce de son père qu’il exerça jusqu’à son entrée en politique, en 1789.
Membre du conseil politique de sa ville depuis peu, il fut élu, le 8 mars 1789, pour représenter la communauté de Villefranche à l’assemblée du tiers état de la sénéchaussée réunie le 16 mars pour élire ses députés aux États généraux, puis, le 5 décembre 1790, il fut nommé maire de Villefranche et présida pendant deux ans l’administration municipale.
Mandat à la Convention
La monarchie constitutionnelle, mise en application par la constitution du 3 septembre 1791, prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.
En septembre 1792, Louis Lobinhès, alors maire de Villefranche-de-Rouergue, est élu député du département de l'Aveyron, le troisième sur neuf, à la Convention nationale[1].
Il siège sur les bancs de la Plaine. Lors du procès de Louis XVI, il vote « la détention pendant la guerre et le bannissement à la paix » et se prononce en faveur de l'appel au peuple et du sursis à l'exécution de la peine. Le 13 avril 1793, il est absent lors du scrutin sur la mise en accusation de Jean-Paul Marat[2]. Le 28 mai, il vote en faveur du rétablissement de la Commission des Douze[3].
Le 7 nivôse an III (le 27 décembre 1794), il est élu membre de la Commission des Vingt-et-Un, chargée d'examiner la conduite des anciens membres du Comité de Salut public (Bertrand Barère, Jacques-Nicolas Billaud-Varenne et Jean-Marie Collot d'Herbois) et du Comité de sûreté générale (Marc Vadier)[4].
Mandat aux Cinq-Cents
Sous le Directoire, Louis Lobinhès est réélu député et siège au Conseil des Cinq-Cents. Il est initialement tiré au sort pour quitter le Conseil le 1er prairial an VI (le 20 mai 1798)[5], mais, suspecté de proximité avec le club de Clichy et de royalisme, il est frappé par le coup d’État du 18 fructidor an IV (4 septembre 1797).
Louis Lobinhès se retire à Villefranche-de-Rouergue où il est nommé maire par Napoléon Bonaparte le 16 germinal an VIII (le 6 avril 1800)[6].
Louis Lobinhès, ex-législateur, décéda en sa maison rue Haute-Savignac, le 27 janvier 1815, à deux heures du matin. Il était alors prieur de la confrérie des Pénitents bleus.
Il se maria le 16 octobre 1769, à Villefranche, en la chapelle des Pénitents noirs, avec Louise Dufau, fille de Jean-Joseph-François Dufau, seigneur de Larroque-Toirac et de Saint-Affre, et de Marianne Alary, dont il eut neuf enfants.