Louis Pastre
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Louis Pastre, né le à Clermont-l'Hérault (Hérault) et mort le à Perpignan, est un écrivain et grammairien catalan[1]. Membre fondateur et secrétaire de la Société d'études catalanes à Perpignan, il est l'auteur de dix-sept ouvrages et d'une centaine de contributions à des revues, principalement dans la Revue Catalane[2].
Né dans une famille de petits agriculteurs, il termine sa scolarité au collège de Clermont-l'Hérault. Il enseigne à partir de 1881 dans le Languedoc puis poursuit sa carrière en 1888 dans les Pyrénées-Orientales. Il est titularisé comme instituteur en 1889[2]. Il enseigne au Collège de Perpignan puis dans plusieurs villes du Roussillon, notamment à Ille-sur-Têt où il a pour élève le futur poète Joseph-Sébastien Pons. Il s'établit définitivement à Perpignan en 1900[2]. En 1906, il devient l'un des fondateurs de la Société d'études catalanes, dont il est secrétaire. Il publie de nombreux articles de pédagogie dans la Revue Catalane. Précurseur de l’enseignement intégré du catalan et du français à l’école publique, il formalise en 1907 une "méthode mixte", en faveur de l’apprentissage du français par, et pour, le catalan à l’école primaire[3]. Cette position, qui remet en question la pédagogie régionaliste, suscitera une opposition de l'administration et une certaine indifférence des instituteurs. Louis Pastre se consacrera ensuite au catalan mais hors de l'école. Il s'est également distingué par son fort militantisme syndical. En 1908, il devient président de l'Union des enseignants des Pyrénées-Orientales.