Ille-sur-Têt
commune française du département des Pyrénées-Orientales
From Wikipedia, the free encyclopedia
Ille-sur-Têt [ij syʁ tɛt] ⓘ est une commune française située dans le centre du département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie. Sur le plan historique et culturel, la commune est dans le Roussillon, une ancienne province du royaume de France, qui a existé de 1659 jusqu'en 1790 et qui recouvrait les trois vigueries du Roussillon, du Conflent et de Cerdagne.
| Ille-sur-Têt | |||||
L'église Saint-Étienne. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Occitanie | ||||
| Département | Pyrénées-Orientales | ||||
| Arrondissement | Prades | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Roussillon Conflent (siège) |
||||
| Maire Mandat |
Alain Fabresse 2026-2032 |
||||
| Code postal | 66130 | ||||
| Code commune | 66088 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Illois, Illoises | ||||
| Population municipale |
5 556 hab. (2023 |
||||
| Densité | 175 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 42° 40′ 18″ nord, 2° 37′ 17″ est | ||||
| Altitude | Min. 110 m Max. 446 m |
||||
| Superficie | 31,67 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Ille-sur-Têt (ville-centre) |
||||
| Aire d'attraction | Perpignan (commune de la couronne) |
||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de la Vallée de la Têt | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Orientales
Géolocalisation sur la carte : région Occitanie
| |||||
| Liens | |||||
| Site web | ille-sur-tet.com | ||||
| modifier |
|||||
Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par la Têt, le Boulès, la Riberette, le Gimeneill, le ruisseau de Bellàgre. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé de quatre zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.
Ille-sur-Têt est une commune rurale qui compte 5 556 habitants en 2023. Elle est dans l'unité urbaine d'Ille-sur-Têt et fait partie de l'aire d'attraction de Perpignan. Ses habitants sont appelés les Illois ou Illoises.
Géographie
Localisation

La commune d'Ille-sur-Têt se trouve dans le département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie[I 1].
Elle se situe à 23 km à vol d'oiseau de Perpignan[1], préfecture du département, à 17 km de Prades[2], sous-préfecture, et à 14 km du Le Soler[3], bureau centralisateur du canton de la Vallée de la Têt dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[I 1]. La commune est par ailleurs ville-centre du bassin de vie d'Ille-sur-Têt[I 1].
Les communes les plus proches[Note 1] sont[4] : Saint-Michel-de-Llotes (2,4 km), Bouleternère (3,6 km), Corbère (3,8 km), Néfiach (4,6 km), Corbère-les-Cabanes (4,7 km), Rodès (5,0 km), Bélesta (5,3 km), Montalba-le-Château (5,7 km).
Ille-sur-Têt se trouve en amont du Ribéral, région naturelle qui correspond à la partie basse de la vallée de la Têt, terminaison occidentale de la plaine du Roussillon, entre les comarques historiques du Conflent, qui débute à l'ouest à Rodès, et celle du Roussillon[5].

Géologie et relief
La superficie de la commune est de 3 167 hectares. L'altitude varie entre 110 et 446 mètres[7].
La commune est classée en zone de sismicité 3, correspondant à une sismicité modérée[8].




Le village est également géologiquement caractérisé par l'existence sur son territoire de cheminées de fées qui ont été nommées Orgues d'Ille-sur-Têt et qui ont été taillés dans des sédiments du Pliocène[11]. L'affleurement du Pilocène sur la commune se situe entre le pied du plateau granitique et la Têt, environ un kilomètre au nord de la ville.
La ville d'Ille-sur-Têt a été construite sur une terrasse fluviale située juste au sud de la Têt et de sa plaine inondable actuelle, à une altitude de quelques mètres au-dessus de cette plaine. Un certain nombre de sources naturelles se trouvent sur ou près du bord nord de cette terrasse, là où elle descend vers la plaine inondable. Certaines de ces sources ont été utilisées pendant des siècles comme "fonts" (fontaines), fournissant de l'eau fraîche à la ville et à ses environs. C'est le cas de la "Font de la Vila", qui se trouve au bas d'un escalier, juste à l'intérieur des anciens remparts de la ville[12],[13]. On pense que la terrasse fluviale ("Fy") s'est formée vers la fin de la période glaciaire la plus récente ("Würm"). La plaine d'inondation ("Fz") est d'âge récent (Holocène)[10],[14].
Hydrographie

La commune est traversée par la Têt (qui passe au nord de la ville), ainsi que par son affluent le Boulès (au sud).
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[15]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[16]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat de montagne et le climat méditerranéen[17] et est dans la région climatique Pyrénées orientales, caractérisée par une faible pluviométrie, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un air sec, particulièrement en hiver et peu de brouillards[18]. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[19],[20].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 14,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 760 mm, avec 6,1 jours de précipitations en janvier et 2,8 jours en juillet[15]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Caixas à 11 km à vol d'oiseau[21], est de 15,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 729,7 mm[22],[23]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,7 °C, atteinte le ; la température minimale est de −7,7 °C, atteinte le [Note 2].
Milieux naturels et biodiversité

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Deux ZNIEFF de type 1[Note 3] sont recensées sur la commune[24] : le « plateau de Rodès et de Montalba » (2 677 ha), couvrant 5 communes du département[25] et la « vallée de la Têt de Vinça à Perpignan » (554 ha), couvrant 10 communes du département[26] et deux ZNIEFF de type 2[Note 4],[24] :
- le « massif des Aspres » (28 819 ha), couvrant 37 communes du département[27] ;
- le « massif du Fenouillèdes » (34 157 ha), couvrant 40 communes dont une dans l'Aude et 39 dans les Pyrénées-Orientales[28].
- Carte des ZNIEFF de type 1 et 2 à Ille-sur-Têt.
- Carte des ZNIEFF de type 1 sur la commune.
- Carte des ZNIEFF de type 2 sur la commune.
Urbanisme
Typologie
Au , Ille-sur-Têt est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 2]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Ille-sur-Têt[Note 5], une agglomération intra-départementale regroupant quatre communes, dont elle est ville-centre[Note 6],[I 3],[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Perpignan, dont elle est une commune de la couronne[Note 7],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 118 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[I 4],[I 5].
Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (48,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (48,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (43,9 %), cultures permanentes (38,5 %), zones agricoles hétérogènes (7,4 %), forêts (4,9 %), zones urbanisées (4,8 %), prairies (0,5 %)[29].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Voies de communication et transports
La route nationale 116 traverse la commune d'est en ouest. Celle-ci est aussi un des points d’accès à la région des Fenouillèdes (vers Montalba-le-Château ou Bélesta).
La commune compte une gare sur son territoire, la gare d'Ille-sur-Têt, desservie quotidiennement par des TER Occitanie effectuant des missions entre les gares de Perpignan et de Villefranche - Vernet-les-Bains.
De nombreuses lignes du réseau régional liO desservent la commune : la 511 (Rabouillet - Ille-sur-Têt), 512 (Corbère - Perpignan), 513 (Rodès - Ille-sur-Têt), 520 (Prades - Perpignan).
Risques majeurs
Le territoire de la commune d'Ille-sur-Têt est vulnérable à différents aléas naturels : inondations, climatiques (grand froid ou canicule), feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à deux risques technologiques, le transport de matières dangereuses et la rupture d'un barrage, et à un risque particulier, le risque radon[30],[31].
Risques naturels
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par crue torrentielle de cours d'eau du bassin de la Têt. La commune fait partie du territoire à risques importants d'inondation (TRI) de Perpignan-Saint-Cyprien, regroupant 43 communes du bassin de vie de l'agglomération perpignanaise, un des 31 TRI qui ont été arrêtés le sur le bassin Rhône-Méditerranée. Des cartes des surfaces inondables ont été établies pour trois scénarios : fréquent (crue de temps de retour de 10 ans à 30 ans), moyen (temps de retour de 100 ans à 300 ans) et extrême (temps de retour de l'ordre de 1 000 ans, qui met en défaut tout système de protection)[32],[33].
Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont soit des mouvements liés au retrait-gonflement des argiles, soit des glissements de terrains, soit des chutes de blocs[34]. Une cartographie nationale de l'aléa retrait-gonflement des argiles permet de connaître les sols argileux ou marneux susceptibles vis-à-vis de ce phénomène[35].
Ces risques naturels sont pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais d'un plan de prévention des risques d'inondations[36].
- Carte des zones inondables.
- Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des argiles.
Risques technologiques
Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une route à fort trafic. Un accident se produisant sur une telle infrastructure est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[37].
Dans le département des Pyrénées-Orientales, on dénombre sept grands barrages susceptibles d’occasionner des dégâts en cas de rupture. La commune fait partie des 66 communes susceptibles d’être touchées par l’onde de submersion consécutive à la rupture d’un de ces barrages, les barrages de Vinça ou des Bouillouses sur la Têt[38].
Risque particulier
Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Toutes les communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune d'Ille-sur-Têt est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[39].
Toponymie
En catalan, le nom de la commune est Illa ['iʎə] ou (improprement) Illa de Tet[40].
Au IXe siècle, le nom est attesté sous la forme Yla[41]. En 1793, le nom de la commune est Ille et devient officiellement Ille-sur-Têt le [7],[42].
L'origine du nom pourrait être le latin insula « île », avec un sens dérivé de « terres destinées à l'arrosage, situées près de la rivière »[43]. Il peut aussi s'agir d'un composé il-ia, sur la base du mot aquitain ili « ville »[41] ou de la racine du mot ibère apparenté ilti, iltiŕ « ville »[44].
Histoire
XVIIe siècle

Dans le cadre de la guerre des faucheurs, 5 000 soldats espagnols dirigés par Juan de Garay Otañez, avec de la cavalerie et quatre pièces d'artillerie provenant de Perpignan, ont attaqué la cité du 23 au . Ils ont été repoussés par les 600 Français de George Stuart, 9e seigneur d'Aubigny. La résistance de la population et la menace de l'arrivée des renforts français ont découragé les Espagnols qui ont levé le siège.
Histoire agricole
Depuis 1775, la vigne est en pleine extension dans le Roussillon. Après la crise de l’oïdium et celle du phylloxera qui ont eu des conséquences économiques déplorables, les viticulteurs roussillonnais privilégient le rendement à la qualité, ce qui les conduit lentement vers une crise de surproduction. En 1903, la vigne occupe plus de la moitié de la surface agricole du Roussillon, elle a perdu du terrain dans quelques communes comme celle d’Ille-sur-Têt où prospèrent surtout la céréaliculture et les herbages. Les jardins forment autour du village une ceinture verdoyante qui offre des revenus beaucoup plus stables que ceux de la vigne en crise. Grâce à l’excellent réseau d’irrigation, l’horticulture triomphe de la sécheresse estivale. La puissance du soleil permet des récoltes variées et naturellement précoces. Les jardins souvent assis en contrebas profitent du limon fluvial, ils sont protégés de la tramontane par des haies de cyprès ou par des clayonnages de roseaux[47].
Politique et administration
Canton
En 1790, la commune d'Ille est choisie pour être le chef-lieu du canton d'Ille. Celui-ci est supprimé en 1801 et Ille est alors rattachée au canton de Vinça qu'elle ne quitte plus par la suite[7],[42].
À compter des élections départementales de 2015, la commune est incluse dans le nouveau canton de la Vallée de la Têt.
Administration municipale
Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 5 000 habitants et 9 999 habitants au dernier recensement, le nombre de membres du conseil municipal est de vingt-neuf[48],[49].
Tendances politiques et résultats
Liste des maires
Politique de développement durable

La ville a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21[55].
Ville fleurie : deux fleurs attribuées par le Conseil national des Villes et Villages fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris[56].
Population et société
Démographie ancienne
La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).
Notes :
Démographie contemporaine
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[57]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[58].
En 2023, la commune comptait 5 556 habitants[Note 8], en évolution de +2,02 % par rapport à 2017 (Pyrénées-Orientales : +4,72 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
| selon la population municipale des années : | 1968[61] | 1975[61] | 1982[61] | 1990[61] | 1999[61] | 2006[62] | 2009[63] | 2013[64] |
| Rang de la commune dans le département | 7 | 8 | 11 | 16 | 18 | 17 | 18 | 18 |
| Nombre de communes du département | 232 | 217 | 220 | 225 | 226 | 226 | 226 | 226 |
Enseignement
Ille-sur-Têt dispose de deux écoles maternelles publiques (98 et 99 élèves en 2013)[65],[66], de deux écoles primaires publiques (238 et 142 élèves en 2013)[67],[68] et d'un collège public[69],[70].
Manifestations culturelles et festivités
Santé
Sports
- Ille-sur-Têt compte un club de rugby à XIII : Ille XIII, champion de France élite 2 en 2023.
Économie
Revenus
En 2018, la commune compte 2 476 ménages fiscaux[Note 9], regroupant 5 327 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 17 790 €[I 6] (19 350 € dans le département[I 7]). 33 % des ménages fiscaux sont imposés[Note 10] (42,1 % dans le département).
Emploi
| 2008 | 2013 | 2018 | |
|---|---|---|---|
| Commune[I 8] | 10,6 % | 14,4 % | 14,7 % |
| Département[I 9] | 10,3 % | 12,9 % | 13,3 % |
| France entière[I 10] | 8,3 % | 10 % | 10 % |
En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 3 007 personnes, parmi lesquelles on compte 70,6 % d'actifs (55,9 % ayant un emploi et 14,7 % de chômeurs) et 29,4 % d'inactifs[Note 11],[I 8]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est supérieur à celui de la France et du département.
La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Perpignan, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 2],[I 11]. Elle compte 1 609 emplois en 2018, contre 1 626 en 2013 et 1 551 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 1 773, soit un indicateur de concentration d'emploi de 90,7 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 48,8 %[I 12].
Sur ces 1 773 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 715 travaillent dans la commune, soit 40 % des habitants[I 13]. Pour se rendre au travail, 78,9 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 2,8 % les transports en commun, 14,5 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 3,8 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 14].
Activités hors agriculture
Secteurs d'activités
398 établissements[Note 12] sont implantés à Ille-sur-Têt au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 13],[I 15].
| Secteur d'activité | Commune | Département | |
|---|---|---|---|
| Nombre | % | % | |
| Ensemble | 398 | 100 % | (100 %) |
| Industrie manufacturière, industries extractives et autres | 30 | 7,5 % | (8,7 %) |
| Construction | 50 | 12,6 % | (14,3 %) |
| Commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration | 123 | 30,9 % | (30,5 %) |
| Information et communication | 4 | 1 % | (1,9 %) |
| Activités financières et d'assurance | 17 | 4,3 % | (3 %) |
| Activités immobilières | 21 | 5,3 % | (6,2 %) |
| Activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien | 38 | 9,5 % | (13 %) |
| Administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale | 77 | 19,3 % | (13,9 %) |
| Autres activités de services | 38 | 9,5 % | (8,5 %) |
Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 30,9 % du nombre total d'établissements de la commune (123 sur les 398 entreprises implantées à Ille-sur-Têt), contre 30,5 % au niveau départemental[I 16].
Entreprises et commerces
Les cinq entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[73] :
- Groupe Saveur des Clos - GSC, commerce de gros (commerce interentreprises) de fruits et légumes (36 142 k€)
- Discountille, supermarchés (3 749 k€)
- Clos des Costières, culture de céréales (à l'exception du riz), de légumineuses et de graines oléagineuses (3 730 k€)
- Agridepot, commerce de détail de fleurs, plantes, graines, engrais, animaux de compagnie et aliments pour ces animaux en magasin spécialisé (1 747 k€)
- SARL du Realet, culture de fruits à pépins et à noyau (776 k€)
Les cycles Caminade est une entreprise siègeant sur la commune.
Agriculture
La commune est dans la « plaine du Roussillon », une petite région agricole occupant la bande côtière et une grande partie centrale du département des Pyrénées-Orientales[74]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 14] sur la commune est la culture de fruits ou d'autres cultures permanentes[Carte 3].
| 1988 | 2000 | 2010 | 2020 | |
|---|---|---|---|---|
| Exploitations | 283 | 175 | 86 | 52 |
| SAU[Note 15] (ha) | 1 494 | 1 421 | 1 048 | 1 195 |
Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 283 lors du recensement agricole de 1988[Note 16] à 175 en 2000 puis à 86 en 2010[76] et enfin à 52 en 2020[Carte 4], soit une baisse de 82 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 73 % de ses exploitations[77],[Carte 5]. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 1494 ha en 1988 à 1195 ha en 2020[Carte 6]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 5 à 23 ha[76].
Culture locale et patrimoine
Monuments et lieux touristiques
- L'église Saint-Étienne (
Classé MH (1998)) ; - L'église Sainte-Marie-la-Rodona
Classé MH (1986) : église romane ; - L'église des Carmes (
Classé MH (1984)) ; - L'Hospici d'Illa ou hospice Saint-Jacques (
Classé MH (1987)) ; - Église de l'Hôpital Saint-Jacques dit aussi Hospici d'Illa d'Ille-sur-Têt.
- Le monastère Saint-Clément de Reglella (
Inscrit MH (1993, Chapelle et vestiges de l'ancien monastère)) : monastère en ruines de style roman située au lieu-dit Reglella ; - L'église Saint-Sauveur de Casesnoves (
Inscrit MH (1955)) ; - L'hôtel d'Ardena (
Inscrit MH (1984)), hôtel particulier du XVIIe siècle ; - Une croix de cimetière du XVIe siècle (
Classé MH (1892)) ; - Le site des Orgues d'Ille-sur-Têt.
- L'ermitage Saint-Maurice de Greulera
Inscrit MH (1927). - Ancienne église Sainte-Croix d'Ille-sur-Têt.
- Ancienne église Sainte-Marie d'Ille-sur-Têt.
- Chapelle d'Ille-sur-Têt.
- Chapelle Notre-Dame de Greolera.
- Église Saint-Sauveur de Casesnoves
- L'église Saint-Sauveur
- Église Saint-Clément de Reglella
- Église Sainte-Marie-la-Rodona
- Église Saint-Étienne d'Ille-sur-Têt
- L'église des Carmes
- Ermitage Saint-Maurice de Greulera
- Église de l'Hôpital Saint-Jacques dit aussi Hospici d'Illa d'Ille-sur-Têt
- Ancienne église Sainte-Croix d'Ille-sur-Têt
- Ancienne église Sainte-Marie d'Ille-sur-Têt. L'église a été transformée en maison
- Les Orgues
Personnalités liées à la commune
- Joseph d'Albert (1722-1790) : conseiller au Parlement de Paris, né et mort à Ille-sur-Têt ;
- François-Étienne Montégut (1758-1827) : homme politique né à Ille-sur-Têt ;
- Amédée Artus (1815-1892) : chef d'orchestre et compositeur mort à Ille-sur-Têt ;
- Jean Bardou (1799-1852) : industriel né à Ille-sur-Têt ;
- Joseph Bardou (1823-1884) : Industriel, né à Ille-sur-Tête et fils du précédent ;
- Charles Dupuy (1851-1923) : homme politique, fait citoyen d'honneur de la ville en 1893[78] et mort à Ille-sur-Têt ;
- Renée Vidal (1861-1911) : chanteuse d'opéra ayant vécu et morte à Ille-sur-Têt ;
- Étienne Alart (1883-?) : militant anarchiste et antimilitariste né à Ille-sur-Têt ;
- Joseph-Sébastien Pons (1886-1962) : poète né et mort à Ille-sur-Têt ;
- Simona Gay (1898-1969) : poétesse, aquarelliste, sœur de Joseph-Sébastien Pons, née et morte à Ille-sur-Têt ;
- Xavier de Gaulle (1887-1955) : résistant, ayant travaillé à Ille-sur-Têt ;
- Pierre Fouché (1891-1967) : linguiste, né et mort à Ille-sur-Têt ;
- René Barande (1892-1976) : graveur sur bois, spécialisé dans l'ex-libris, né à Ille-sur-Têt ;
- Jean Galia (1905-1949) : joueur de rugby à XV et de rugby à XIII né à Ille-sur-Têt ;
- Louis Amade (1915-1992) : parolier et préfet, né à Ille-sur-Têt ;
- Paul Blanc (1937-) : homme politique, né à Ille-sur-Têt ;
- Paul Loridant (1948-2020) : homme politique, né à Ille-sur-Têt.
Héraldique
Retrait provisoire. Voir en page de discussion.
Culture populaire
- La nouvelle de Prosper Mérimée, La Vénus d'Ille, se déroule à Ille-sur-Têt.
Voir aussi
Bibliographie
Articles connexes
Liens externes
- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- Ressource relative à la musique :
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
