Ille-sur-Têt

commune française du département des Pyrénées-Orientales From Wikipedia, the free encyclopedia

Ille-sur-Têt [ij syʁ tɛt] Écouter est une commune française située dans le centre du département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie. Sur le plan historique et culturel, la commune est dans le Roussillon, une ancienne province du royaume de France, qui a existé de 1659 jusqu'en 1790 et qui recouvrait les trois vigueries du Roussillon, du Conflent et de Cerdagne.

Faits en bref Administration, Pays ...
Ille-sur-Têt
Ille-sur-Têt
L'église Saint-Étienne.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Prades
Intercommunalité Communauté de communes Roussillon Conflent
(siège)
Maire
Mandat
Alain Fabresse
2026-2032
Code postal 66130
Code commune 66088
Démographie
Gentilé Illois, Illoises
Population
municipale
5 556 hab. (2023 en évolution de +2,02 % par rapport à 2017)
Densité 175 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 40′ 18″ nord, 2° 37′ 17″ est
Altitude Min. 110 m
Max. 446 m
Superficie 31,67 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Ille-sur-Têt
(ville-centre)
Aire d'attraction Perpignan
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de la Vallée de la Têt
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Ille-sur-Têt
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Ille-sur-Têt
Liens
Site web ille-sur-tet.com
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Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par la Têt, le Boulès, la Riberette, le Gimeneill, le ruisseau de Bellàgre. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé de quatre zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Ille-sur-Têt est une commune rurale qui compte 5 556 habitants en 2023. Elle est dans l'unité urbaine d'Ille-sur-Têt et fait partie de l'aire d'attraction de Perpignan. Ses habitants sont appelés les Illois ou Illoises.

Géographie

Localisation

Carte de la commune avec localisation de la mairie.

La commune d'Ille-sur-Têt se trouve dans le département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie[I 1].

Elle se situe à 23 km à vol d'oiseau de Perpignan[1], préfecture du département, à 17 km de Prades[2], sous-préfecture, et à 14 km du Le Soler[3], bureau centralisateur du canton de la Vallée de la Têt dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[I 1]. La commune est par ailleurs ville-centre du bassin de vie d'Ille-sur-Têt[I 1].

Les communes les plus proches[Note 1] sont[4] : Saint-Michel-de-Llotes (2,4 km), Bouleternère (3,6 km), Corbère (3,8 km), Néfiach (4,6 km), Corbère-les-Cabanes (4,7 km), Rodès (5,0 km), Bélesta (5,3 km), Montalba-le-Château (5,7 km).

Ille-sur-Têt se trouve en amont du Ribéral, région naturelle qui correspond à la partie basse de la vallée de la Têt, terminaison occidentale de la plaine du Roussillon, entre les comarques historiques du Conflent, qui débute à l'ouest à Rodès, et celle du Roussillon[5].

Situation de la commune.

Géologie et relief

La superficie de la commune est de 3 167 hectares. L'altitude varie entre 110 et 446 mètres[7].

La commune est classée en zone de sismicité 3, correspondant à une sismicité modérée[8].

Vue, en direction du sud-est, sur la commune d'Ille-sur-Têt. La ville d'Ille-sur-Têt (au centre et un peu à droite) se trouve près de la rivière Têt. Au nord-ouest de cette rivière se trouve un plateau granitique (de date hercynienne, environ 300 millions d'années), que l'on voit ici avec des panneaux solaires[9],[10]. Au sud-est de la Têt, autour de et au-delà de la ville, se trouve une série de terrasses fluviales récentes du Quaternaire. Au-delà (et au-delà de la commune) s'élèvent les collines des Aspres, où certaines formations ont plus de 500 millions d'années. La plaine du Roussillon (Néogène et Quaternaire) s'étend à l'est (à gauche).
Orgues d’Ille-sur-Têt
La font de la Vila (ou dels Quatre Canalots), Rue de la Neige, Ille-sur-Têt.
L'emplacement de la font de la Vila.

Le village est également géologiquement caractérisé par l'existence sur son territoire de cheminées de fées qui ont été nommées Orgues d'Ille-sur-Têt et qui ont été taillés dans des sédiments du Pliocène[11]. L'affleurement du Pilocène sur la commune se situe entre le pied du plateau granitique et la Têt, environ un kilomètre au nord de la ville.

La ville d'Ille-sur-Têt a été construite sur une terrasse fluviale située juste au sud de la Têt et de sa plaine inondable actuelle, à une altitude de quelques mètres au-dessus de cette plaine. Un certain nombre de sources naturelles se trouvent sur ou près du bord nord de cette terrasse, là où elle descend vers la plaine inondable. Certaines de ces sources ont été utilisées pendant des siècles comme "fonts" (fontaines), fournissant de l'eau fraîche à la ville et à ses environs. C'est le cas de la "Font de la Vila", qui se trouve au bas d'un escalier, juste à l'intérieur des anciens remparts de la ville[12],[13]. On pense que la terrasse fluviale ("Fy") s'est formée vers la fin de la période glaciaire la plus récente ("Würm"). La plaine d'inondation ("Fz") est d'âge récent (Holocène)[10],[14].

Hydrographie

La Têt dans la secteur sud-ouest de la commune.

La commune est traversée par la Têt (qui passe au nord de la ville), ainsi que par son affluent le Boulès (au sud).

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[15]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[16]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat de montagne et le climat méditerranéen[17] et est dans la région climatique Pyrénées orientales, caractérisée par une faible pluviométrie, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un air sec, particulièrement en hiver et peu de brouillards[18]. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[19],[20].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 14,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 760 mm, avec 6,1 jours de précipitations en janvier et 2,8 jours en juillet[15]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Caixas à 11 km à vol d'oiseau[21], est de 15,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 729,7 mm[22],[23]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,7 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −7,7 °C, atteinte le [Note 2].

Milieux naturels et biodiversité

Le plateau de Rodès et de Montalba, commune d'Ille-sur-Têt, vue vers le sud depuis Puig Pedros.

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Deux ZNIEFF de type 1[Note 3] sont recensées sur la commune[24] : le « plateau de Rodès et de Montalba » (2 677 ha), couvrant 5 communes du département[25] et la « vallée de la Têt de Vinça à Perpignan » (554 ha), couvrant 10 communes du département[26] et deux ZNIEFF de type 2[Note 4],[24] :

  • le « massif des Aspres » (28 819 ha), couvrant 37 communes du département[27] ;
  • le « massif du Fenouillèdes » (34 157 ha), couvrant 40 communes dont une dans l'Aude et 39 dans les Pyrénées-Orientales[28].

Urbanisme

Typologie

Au , Ille-sur-Têt est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 2]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Ille-sur-Têt[Note 5], une agglomération intra-départementale regroupant quatre communes, dont elle est ville-centre[Note 6],[I 3],[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Perpignan, dont elle est une commune de la couronne[Note 7],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 118 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[I 4],[I 5].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (48,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (48,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (43,9 %), cultures permanentes (38,5 %), zones agricoles hétérogènes (7,4 %), forêts (4,9 %), zones urbanisées (4,8 %), prairies (0,5 %)[29].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Voies de communication et transports

La route nationale 116 traverse la commune d'est en ouest. Celle-ci est aussi un des points d’accès à la région des Fenouillèdes (vers Montalba-le-Château ou Bélesta).

La commune compte une gare sur son territoire, la gare d'Ille-sur-Têt, desservie quotidiennement par des TER Occitanie effectuant des missions entre les gares de Perpignan et de Villefranche - Vernet-les-Bains.

De nombreuses lignes du réseau régional liO desservent la commune : la 511 (Rabouillet - Ille-sur-Têt), 512 (Corbère - Perpignan), 513 (Rodès - Ille-sur-Têt), 520 (Prades - Perpignan).

Risques majeurs

Le territoire de la commune d'Ille-sur-Têt est vulnérable à différents aléas naturels : inondations, climatiques (grand froid ou canicule), feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à deux risques technologiques, le transport de matières dangereuses et la rupture d'un barrage, et à un risque particulier, le risque radon[30],[31].

Risques naturels

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par crue torrentielle de cours d'eau du bassin de la Têt. La commune fait partie du territoire à risques importants d'inondation (TRI) de Perpignan-Saint-Cyprien, regroupant 43 communes du bassin de vie de l'agglomération perpignanaise, un des 31 TRI qui ont été arrêtés le sur le bassin Rhône-Méditerranée. Des cartes des surfaces inondables ont été établies pour trois scénarios : fréquent (crue de temps de retour de 10 ans à 30 ans), moyen (temps de retour de 100 ans à 300 ans) et extrême (temps de retour de l'ordre de 1 000 ans, qui met en défaut tout système de protection)[32],[33].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont soit des mouvements liés au retrait-gonflement des argiles, soit des glissements de terrains, soit des chutes de blocs[34]. Une cartographie nationale de l'aléa retrait-gonflement des argiles permet de connaître les sols argileux ou marneux susceptibles vis-à-vis de ce phénomène[35].

Ces risques naturels sont pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais d'un plan de prévention des risques d'inondations[36].

Risques technologiques

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une route à fort trafic. Un accident se produisant sur une telle infrastructure est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[37].

Dans le département des Pyrénées-Orientales, on dénombre sept grands barrages susceptibles d’occasionner des dégâts en cas de rupture. La commune fait partie des 66 communes susceptibles d’être touchées par l’onde de submersion consécutive à la rupture d’un de ces barrages, les barrages de Vinça ou des Bouillouses sur la Têt[38].

Risque particulier

Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Toutes les communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune d'Ille-sur-Têt est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[39].

Toponymie

En catalan, le nom de la commune est Illa ['iʎə] ou (improprement) Illa de Tet[40].

Au IXe siècle, le nom est attesté sous la forme Yla[41]. En 1793, le nom de la commune est Ille et devient officiellement Ille-sur-Têt le [7],[42].

L'origine du nom pourrait être le latin insula « île », avec un sens dérivé de « terres destinées à l'arrosage, situées près de la rivière »[43]. Il peut aussi s'agir d'un composé il-ia, sur la base du mot aquitain ili « ville »[41] ou de la racine du mot ibère apparenté ilti, iltiŕ « ville »[44].

Histoire

XVIIe siècle

Baraque entre la Têt et un canal d'irrigation ("Rec d'Illa", à gauche), avec plaque en hommage à un Groupement de travailleurs étrangers qui ont restauré le canal après les inondations de 1940 [45], [46].

Dans le cadre de la guerre des faucheurs, 5 000 soldats espagnols dirigés par Juan de Garay Otañez, avec de la cavalerie et quatre pièces d'artillerie provenant de Perpignan, ont attaqué la cité du 23 au . Ils ont été repoussés par les 600 Français de George Stuart, 9e seigneur d'Aubigny. La résistance de la population et la menace de l'arrivée des renforts français ont découragé les Espagnols qui ont levé le siège.

Histoire agricole

Depuis 1775, la vigne est en pleine extension dans le Roussillon. Après la crise de l’oïdium et celle du phylloxera qui ont eu des conséquences économiques déplorables, les viticulteurs roussillonnais privilégient le rendement à la qualité, ce qui les conduit lentement vers une crise de surproduction. En 1903, la vigne occupe plus de la moitié de la surface agricole du Roussillon, elle a perdu du terrain dans quelques communes comme celle d’Ille-sur-Têt où prospèrent surtout la céréaliculture et les herbages. Les jardins forment autour du village une ceinture verdoyante qui offre des revenus beaucoup plus stables que ceux de la vigne en crise. Grâce à l’excellent réseau d’irrigation, l’horticulture triomphe de la sécheresse estivale. La puissance du soleil permet des récoltes variées et naturellement précoces. Les jardins souvent assis en contrebas profitent du limon fluvial, ils sont protégés de la tramontane par des haies de cyprès ou par des clayonnages de roseaux[47].

Politique et administration

Canton

En 1790, la commune d'Ille est choisie pour être le chef-lieu du canton d'Ille. Celui-ci est supprimé en 1801 et Ille est alors rattachée au canton de Vinça qu'elle ne quitte plus par la suite[7],[42].

À compter des élections départementales de 2015, la commune est incluse dans le nouveau canton de la Vallée de la Têt.

Administration municipale

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 5 000 habitants et 9 999 habitants au dernier recensement, le nombre de membres du conseil municipal est de vingt-neuf[48],[49].

Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs[50]
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1791 Étienne Llagone    
1791 1793 Jacques Salamo    
1793 1794 Jean Moynier    
1794 1794 François Dauriach    
1794 1795 François Tarris    
1795 1798 Jacques Mauran    
1798 1808 Michel Clotes    
1808 1815 Jean Boixo    
1815 1815 François Dauriach    
1815 1825 Jean Boixo    
1825 1826 François Battle    
1826 1830 Jacques Abadie    
1830 1831 François Dauriach    
1831 1837 Jean de Lacour    
1837 1840 Jean Chauvet    
1840 1848 Jean de Lacour    
1848 1848 Joseph Gravas    
1848 1848 Jacques Illes    
1848 1848 François Obert    
1848 1849 Joseph Boixo    
1849 1850 Jean Nadal    
1850 1858 François Obert    
1858 1867 Jean Trullès    
1867 1870 Victor de Lacour    
1870 1870 Antoine Lavaill    
1870 1871 Joseph Marty    
1871 1871 Victor de Lacour    
1871 1874 Joseph Marty    
1874 1876 Raymond Amiel    
1876 1876 Auguste Pinet    
1876 1877 Frédéric Fillol    
1877 1878 Charles de Lacour    
1878 1878 Louis Noguès    
1878 1881 Frédéric Fillol    
1881 1894 François Baux    
1894 1895 François Nicolau    
1895 1896 Jean Galia    
1896 1900 François Baux    
1900 1904 François Aspes    
1904 1904 François Baux    
1904 1922 Étienne Batlle AD[réf. nécessaire] Médecin puis pharmacien
Député des Pyrénées-Orientales (1919 → 1924)
Conseiller général du canton de Vinça (1898 → 1922)
1922 1923 Félix Ausseil    
1923 1927 Louis Marqui    
1927 1935 Jean Galia   Cultivateur
1935 1940 Jacques Tixador    
1940 1941 Aimé Saris    
1941 1944 Pierre Blanc    
1944 1947 Étienne Margaill    
octobre 1947 1954 Jean Pons SFIO[réf. nécessaire] Conseiller général du canton de Vinça (1951 → 1958)
1954 mars 1959 Lucien Gély    
mars 1959 mars 1977 Maurice Iché    
mars 1977 mars 1983 Lucette Pla-Justafré[51] PCF Institutrice
Conseiller général du canton de Vinça (1964 → 1982)
mars 1983 mars 2001 Henri Soler DVD Conseiller général du canton de Vinça (1982 → 2001)
mars 2001 août 2009[52]
(décès)
Henri Demay PS Fonctionnaire
Conseiller général du canton de Vinça (2001 → 2009)
2009 2026 William Burghoffer[53],[54] PS Fonctionnaire, Président de la Communauté de communes (2020-2023)
2026 en cours Alain Fabresse DVD Ancien cadre
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Politique de développement durable

Vue d'Ille-sur-Têt.

La ville a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21[55].

Ville fleurie : deux fleurs attribuées par le Conseil national des Villes et Villages fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris[56].

Population et société

Démographie ancienne

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1358 1365 1378 1424 1470 1515 1553 1643 1693
25 f241 f160 f3 f211 f256 f238 f338 f394 f
Davantage d’informations - ...
1709 1720 1730 1765 1767 1774 1789 - -
394 f443 f499 f1 100 H2 049 H1 998 H478 f--
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(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Notes :

  • 1358 : pour Reglella ;
  • 1365 : dont 16 f pour Cases Noves et 22 f pour Reglella ;
  • 1378 : dont 8 f pour Cases Noves et 9 f pour Reglella ;
  • 1424 : pour Cases Noves ;
  • 1774 : pour Isle-Retglelle et Saint-Michel-des-Lhottes.

Démographie contemporaine

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[57]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[58].

En 2023, la commune comptait 5 556 habitants[Note 8], en évolution de +2,02 % par rapport à 2017 (Pyrénées-Orientales : +4,72 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 9042 0762 3562 6663 1023 2163 1713 2913 262
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 2603 2583 3323 4153 5383 3863 3973 3413 298
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 2453 1833 2543 0243 2093 6523 7654 2504 537
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
5 0745 2625 2585 2495 0954 9935 2115 2785 405
Davantage d’informations - ...
2018 2023 - - - - - - -
5 4365 556-------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[59] puis Insee à partir de 2006[60].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[61] 1975[61] 1982[61] 1990[61] 1999[61] 2006[62] 2009[63] 2013[64]
Rang de la commune dans le département 7 8 11 16 18 17 18 18
Nombre de communes du département 232 217 220 225 226 226 226 226

Enseignement

Ille-sur-Têt dispose de deux écoles maternelles publiques (98 et 99 élèves en 2013)[65],[66], de deux écoles primaires publiques (238 et 142 élèves en 2013)[67],[68] et d'un collège public[69],[70].

Manifestations culturelles et festivités

  • Fête patronale : [71] ;
  • Fête communale : [71] ;
  • Foires : mardi de la Passion, dernier dimanche de juin, , [71] ;
  • Marché : tous les mercredis et vendredis matin[72];
  • Événement(s) : Désertival

Santé

Sports

Économie

Revenus

En 2018, la commune compte 2 476 ménages fiscaux[Note 9], regroupant 5 327 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 17 790 [I 6] (19 350  dans le département[I 7]). 33 % des ménages fiscaux sont imposés[Note 10] (42,1 % dans le département).

Emploi

Taux de chômage
200820132018
Commune[I 8]10,6 %14,4 %14,7 %
Département[I 9]10,3 %12,9 %13,3 %
France entière[I 10]8,3 %10 %10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 3 007 personnes, parmi lesquelles on compte 70,6 % d'actifs (55,9 % ayant un emploi et 14,7 % de chômeurs) et 29,4 % d'inactifs[Note 11],[I 8]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est supérieur à celui de la France et du département.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Perpignan, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 2],[I 11]. Elle compte 1 609 emplois en 2018, contre 1 626 en 2013 et 1 551 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 1 773, soit un indicateur de concentration d'emploi de 90,7 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 48,8 %[I 12].

Sur ces 1 773 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 715 travaillent dans la commune, soit 40 % des habitants[I 13]. Pour se rendre au travail, 78,9 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 2,8 % les transports en commun, 14,5 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 3,8 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 14].

Activités hors agriculture

Secteurs d'activités

398 établissements[Note 12] sont implantés à Ille-sur-Têt au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 13],[I 15].

Davantage d’informations Secteur d'activité, Commune ...
Secteur d'activitéCommuneDépartement
Nombre%%
Ensemble398100 %(100 %)
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
307,5 %(8,7 %)
Construction5012,6 %(14,3 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
12330,9 %(30,5 %)
Information et communication41 %(1,9 %)
Activités financières et d'assurance174,3 %(3 %)
Activités immobilières215,3 %(6,2 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
389,5 %(13 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
7719,3 %(13,9 %)
Autres activités de services389,5 %(8,5 %)
Fermer

Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 30,9 % du nombre total d'établissements de la commune (123 sur les 398 entreprises implantées à Ille-sur-Têt), contre 30,5 % au niveau départemental[I 16].

Entreprises et commerces

Les cinq entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[73] :

  • Groupe Saveur des Clos - GSC, commerce de gros (commerce interentreprises) de fruits et légumes (36 142 k€)
  • Discountille, supermarchés (3 749 k€)
  • Clos des Costières, culture de céréales (à l'exception du riz), de légumineuses et de graines oléagineuses (3 730 k€)
  • Agridepot, commerce de détail de fleurs, plantes, graines, engrais, animaux de compagnie et aliments pour ces animaux en magasin spécialisé (1 747 k€)
  • SARL du Realet, culture de fruits à pépins et à noyau (776 k€)

Les cycles Caminade est une entreprise siègeant sur la commune.

Agriculture

La commune est dans la « plaine du Roussillon », une petite région agricole occupant la bande côtière et une grande partie centrale du département des Pyrénées-Orientales[74]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 14] sur la commune est la culture de fruits ou d'autres cultures permanentes[Carte 3].

1988200020102020
Exploitations2831758652
SAU[Note 15] (ha)1 4941 4211 0481 195

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 283 lors du recensement agricole de 1988[Note 16] à 175 en 2000 puis à 86 en 2010[76] et enfin à 52 en 2020[Carte 4], soit une baisse de 82 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 73 % de ses exploitations[77],[Carte 5]. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 1494 ha en 1988 à 1195 ha en 2020[Carte 6]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 5 à 23 ha[76].

Culture locale et patrimoine

Monuments et lieux touristiques

Personnalités liées à la commune

Héraldique

Retrait provisoire. Voir en page de discussion.

Culture populaire

Voir aussi

Bibliographie

  • Émile Delonca et Léon Delonca, Un village en Roussillon : Illa, terra de Rosselló, Perpignan, Impr. du Midi, , 436 p. (BNF 32012190)

Articles connexes

Liens externes

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Notes et références

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