Louis Rosoor (organiste)
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Louis Rosoor est certainement à bonne école puisqu'il est un des fils de Jean-Louis Rosoor. Nommé dès 1866 organiste de l'église Notre-Dame de sa ville natale, il poursuit ses études d’orgue à Bruxelles sous la direction d'Alphonse Mailly et y obtient un accessit en 1872[1] puis, à l'unanimité[2], un premier prix en 1873[3]. Il apprend la composition, l’harmonie et le contrepoint avec François-Auguste Gevaert, Victor Delannoy et Maurice Rufferath[4]. Il est ainsi condisciple[5] d’Edgar Tinel.
Il devient titulaire du grand orgue de la Cathédrale de Tournai en 1874, conservant sa charge jusqu'en 1916[6]. Il est nommé Officier de l'Instruction Publique en 1902[7]. Professeur de piano et d'orgue à Tournai, il y est également titulaire de l'orgue de la chapelle-paroisse Notre-Dame[8] et, à partir de 1910, membre de la Commission de l'Académie de Musique[A 1].
Il dirige, de 1881[9] à 1907[A 2], les Crick-Sicks[10], orphéon créé par son père dont Jules Massenet devient Président d'honneur en 1886[11].
Il est Directeur du Journal Musical mensuel Anciens et Modernes publié aux Editions Rosoor-Delattre de [12] à au moins [13].
Il compose également[4]: une messe pour voix mixtes et orchestre, une sonate pour piano et violon, une ouverture pour orchestre, plusieurs cantates, trois grands chœurs à 8 voix, une ode symphonique (Tournai)[14], un poème lyrique[14](Océan[15]) ainsi que des pièces pour orgue ; œuvres dont certaines partitions ont été conservées[16]. Il est le dédicataire de Prélude et Fugue[17], pour orgue, de Nicolas Daneau.
Il est reconnu comme interprète, chef de chœur ou compositeur par des musiciens comme Eugène Ysaÿe[18], Julien Koszul[19] ou Jules Massenet[20], ce dernier étant d’ailleurs parfois Président du jury du Concours international d’Orphéon (e.g. en 1886[11]) dont Gustave Charpentier[21] et Edgar Tinel en 1892[22] et André Messager en 1902[23] sont, eux aussi, membres.