Courtier en grains et veuf[2], Louis Vian participe à une réunion privée de la Fédération nationale catholique sous la présidence du général de Castelnau le à la salle Prat à Marseille[3]. Une importante contre-manifestation est organisée par les socialistes, les syndicats CGT, le Parti socialiste communiste de Simon Sabiani, le Parti communiste et les Syndicats unitaires[4].
Le service d'ordre composé principalement de ligueurs dont des Camelots du Roi[5], de scouts catholiques et d'agents de police, ne parvient pas à empêcher les troubles. Une «incroyable chasse à l'homme»[4] au niveau de la rue Paradis, de la place Castellane et de la place de Rome se déroule. Des laïcs et des clercs catholiques sont agressés à coups de matraques. Les bagarres blessent une centaine de personnes[6]. Deux personnes sont tuées: Ephrem Ville et Louis Vian.
Louis Vian est blessé par balle par Ricardo Caretti, ouvrier italien et communiste. Il est rapidement transporté à la clinique Sainte-Philomène et décède des suites de ses blessures[7]. Le meurtrier est condamné à sept ans de prison et cinq ans d'interdiction de séjour[8].
L'événement est rapporté dans la presse comme le «guet-apens de Marseille»[9],[10],[11] ou le «massacre de Marseille»[12],[13],[14].
Les obsèques célébrées le attirent une foule nombreuse[15].
↑Danielle Tartakowsky, «Chapitre 5. La rue de tous les dangers. Novembre 1924 - juillet 1926», dans Les manifestations de rue en France: 1918-1968, Éditions de la Sorbonne, coll.«Histoire de la France aux XIXe et XXe siècles», (ISBN979-10-351-0491-7, lire en ligne), p.119–156