Louis de Rivery
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| Conseiller de préfecture Somme | |
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| Membre du Conseil des Cinq-Cents |
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Louis de Rivery, né le à Nantes (intendance de Bretagne, actuel département de Loire-Atlantique), mort le à Amiens (département de la Somme)[1], est un homme politique de la Révolution française.
Entre 1791 et 1799, il est député de la Somme à l'Assemblée nationale législative, à la Convention nationale où il vote la détention de Louis XVI, et au Conseil des Cinq-Cents.
Mandat à la Législative
La France devient une monarchie constitutionnelle en application de la constitution du 3 septembre 1791.
Le même mois, Louis de Rivery, alors négociant à Saint-Valery-sur-Somme et administrateur de la Somme, est député du département, le neuvième sur treize, à l'Assemblée nationale législative[2].
Il siège sur les bancs de la gauche de l'Assemblée. En , il vote en faveur de la mise en accusation de Bertrand de Molleville, le ministre de la Marine[3]. En avril, il vote pour que les soldats du régiment de Châteauvieux, qui s'étaient mutinés lors de l'affaire de Nancy, soient admis aux honneurs de la séance[4]. En août, il vote en faveur de la mise en accusation du marquis de La Fayette[5].
Mandat à la Convention
La monarchie prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.
En , Louis de Rivery est réélu député de la Somme, le deuxième sur treize, à la Convention nationale[6].
Il siège sur les bancs de la Gironde. Lors du procès de Louis XVI, il vote la détention et se prononce en faveur de l'appel au peuple et du sursis à l'exécution de la peine[7]. Le , il est absent lors du scrutin sur la mise en accusation de Jean-Paul Marat[8]. Le , il vote pour le rétablissement de la Commission des Douze[9].
Le , Louis de Rivery et huit de ses collègues députés de la Somme signent une protestation contre les journées du 31 mai et du 2 juin. Cette protestation est dénoncée par les montagnards André Dumont (député de la Somme) et René Levasseur (député de la Sarthe), mais les neuf signataires ne sont pas décrétés d'arrestation[10],[11].
Le 8 brumaire an III (le ), il est élu membre de la Commission des Vingt-et-Un, chargée d'examiner la conduite de Jean-Baptiste Carrier (député du Cantal), accusé d'être responsable des fusillades et des noyades de Nantes[12].
Mandat aux Cinq-Cents
Sous le Directoire, Louis de Rivery est réélu député de la Somme et siège au Conseil des Cinq-Cents. Il est tiré au sort pour quitter le 1er prairial an V (le )[13]. Lors des élections législatives de 1798, il est réélu député au Cinq-Cents et son élection validée par la loi du 22 floréal an VI ()[14].
Il est conseiller de préfecture de 1800 à 1816.