Louise Hervieu
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Académie Colarossi |
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Louise Hervieu, née Louise Jeanne Aimée Hervieu à Alençon le et morte à Versailles le , est une artiste peintre, dessinatrice, lithographe et écrivaine française.
Syphilitique de naissance, Louise Hervieu révèle dès l’enfance un don pour le dessin et s'engage dans une carrière d'artiste peintre[1]. Elle se forme aux cours du soir de dessin de la Ville de Paris, réservés aux jeunes filles, puis au sein de l'Académie Colarossi[1].
Cependant, en 1910, l’échec de son unique exposition de peinture à l’huile, ainsi que l'affaiblissement progressif de sa vue la contraignent d'abandonner définitivement la peinture pour se consacrer au dessin en noir et blanc[1]. Valoriste raffinée, sa technique de dessin au lavis ou au fusain se caractérise par l'arrachage de certaines parties de la surface de l'œuvre pour obtenir des nuances claires en faisant réapparaître le blanc du papier[2].
Grâce à l'appui de Félix Fénéon, elle publie en 1920 une édition illustrée des Fleurs du mal et du Spleen de Paris de Charles Baudelaire qui connaît un franc succès[3].
Elle a participé aux expositions de groupe organisées par la Société des Femmes Artistes Modernes (FAM), créée en 1931 par Marie-Anne Camax-Zoegger. Elle est présente sur la liste des artistes de l'exposition de 1935 à la Galerie Bernheim-Jeune[4].
L’une de ses œuvres littéraires, le Bon Vouloir, est couronnée par le Prix Fabien de l’Académie française, tandis que son premier roman, intitulé Sangs, reçoit le prix Femina en 1936[1]. Ce prix lui permet de donner une grande visibilité au combat contre les maladies héréditaires et congénitales qu’elle mena durant toute sa vie.
C’est à Louise Hervieu que l’on doit l'institution, obtenue le , d’un Carnet de Santé obligatoire à destination des nouveau-nés, et dans lequel devront être inscrits les antécédents médicaux des parents afin de faciliter les soins de l'enfant.
Une rétrospective de ses œuvres avec celles de Suzanne Valadon et de Marie-Anne Camax-Zoegger est organisée au Musée Galliera de Paris, en 1961[5].
Œuvres littéraires

- Entretiens sur le dessin avec Geneviève, Bernheim-Jeune, Paris, 1921
- Le Bon Vouloir, Librairie de France, Paris, 1927, couronné par l’Académie française
- L’Âme du cirque, illustrations de Edmond Heuzé, Librairie de France, Paris, 1924
- Montsouris, Émile-Paul Frères, Paris, 1928 (réédité en 2025, aux éditions des Véliplanchistes et préfacé par Nelly Sanchez, (ISBN 9782492550119)).
- Sangs, Paris, Denoël et Steele,
(Wikisource) prix Femina - Le Crime, Paris, Denoël,
(Wikisource) - Le malade vous parle, Denoël, Paris, 1943
- Réminiscences, Paris, Compagnie française des arts graphiques,
(Wikisource) - La Rose de sang, ou Le Printemps de la jeune Heredote, P. Cailler, Genève, 1953
Œuvres picturales
Illustrations
- Vingt nus, Librairie de France, Paris
- Les Fleurs du mal, Ollendorff, Paris, 1920
- Poèmes de Baudelaire, illustrations et préface de Louise Hervieu, Textes Prétextes, Paris, 1946
- Réminiscences, Compagnie française des arts graphiques, Paris, 1946
- Liturgies intimes, Paul Verlaine, illustrations de Louise Hervieu, Éditions Manuel Bruker, 1948
Musée d’art moderne de la ville de Paris

- "La mère Le Gallois", avant 1917
- Dédié à Baudelaire, avant 1922
- Le Christ enchainé de Suippes, avant 1922
- Nu dans un intérieur renaissance, avant 1925
- La madeleine et le philosophe, avant 1927
- Nu dans un intérieur de style, avant 1927
- Choix de coquillages, avant 1931
- Fleurs de cerisier, 1934
- Tête de clown, 1934
- Noir sur noir, 1934
- Fruits, 1934
- Vieux dieux chinois, 1934
- Massacre de cerf, 1934
- La pendule, avant 1939
- Les pommes, vers 1941
- Les poires, vers 1941
Musée du Louvre, département des arts graphiques
- Coquillages et colliers, RF 36812, recto
- Nœud noir et plume d'autruche blanche, RF 40961, recto
- Vieille paysanne assise, de face, en train de coudre, RF 28788, recto
