Face à l'hostilité des pharmaciens à la présence des femmes et disposant de peu de moyens financiers, elle doit se battre pour préparer son baccalauréat et ses stages. Son oncle Henri Napias l'aide à obtenir un poste de préparatrice à l’Institut Pasteur. Rémunérée et pouvant poursuivre ses études, elle est enfin admise à la faculté.
La Société pour l'amélioration du sort de la femme et la revendication de ses droits, fondée par Maria Deraismes, lui attribue une bourse. Parallèlement à ses études, elle prononce des conférences sur l’école et fonde un patronage laïc, en collaboration avec Ferdinand Buisson. Marguerite Durand, fondatrice du journal La Fronde, lui propose de tenir une chronique scientifique. Louise Napias y écrit plusieurs articles hygiénistes ou médicaux, sous le nom de plume de Blanche Galien, en 1898 et 1899[1],[2]. En 1900, elle devient la première femme à soutenir une thèse de pharmacie à Paris[3]. Intitulée Action de la bactéridie charbonneuse sur les hydrates de carbone, elle lui vaut une mention très bien avec félicitations du jury.
À partir de 1904, on retrouve un de ses articles dans la Revue du socialismes, intitulé «Les partis socialistes: Allemagne: L'organisation des femmes socialistes». Deux ans plus tard, elle interroge des personnalités sur le droit de vote des femmes et rédige une étude «Le droit de suffrage pour les femmes» dans la même revue[4], qui constitue un témoignage socio-historique encore utilisé dans les années 1980.