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Théâtre Marigny

théâtre à Paris From Wikipedia, the free encyclopedia

Le théâtre Marigny est situé carré Marigny, à l'angle de l'avenue des Champs-Élysées et de l'avenue de Marigny, dans le 8e arrondissement de Paris.

Faits en bref Type, Lieu ...
Théâtre Marigny
Description de cette image, également commentée ci-après
Le théâtre Marigny, depuis les jardins des Champs-Élysées.
Type Théâtre
Lieu Paris VIIIe, Drapeau de la France France
Coordonnées 48° 52′ 07″ nord, 2° 18′ 49″ est
Architecte Édouard Niermans, Charles Garnier
Inauguration 1894
Nb. de salles 2
Capacité 1000 (grande salle)
300 (Studio Marigny)
Anciens noms Salle Lacaze (1848-1855)
Bouffes-Parisiens (1855-59)
Théâtre Debureau (1859-65)
Folies-Marigny (1865-1880)
Panorama Marigny (1883-1894)
Statut juridique SAS
Gestionnaire SAS Marigny (Pinault/Fimalac)
Direction artistique Michel Lumbroso
Protection Logo monument historique Inscrit MH (1990)
Patrimoine mondial Patrimoine mondial (1991, 2024, au titre de Paris, rives de la Seine)[1]
Site web theatremarigny.fr
logo de Théâtre Marigny
Logo de Théâtre Marigny.

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Histoire

Le carré Marigny en 1855 (avec le cirque de l’Impératrice, le palais de l'Industrie et la salle Lacaze).

En 1835, un physicien-prestidigitateur propose ses attractions au carré Marigny. Après la révolution de 1848, une petite salle, le « Château d'enfer », dirigée par Henri Lacaze et régie par Denizard-Rivail, y présente des spectacles de « physique amusante, fantasmagorie et curiosité ».

Cette modeste attraction devant fermer ses portes, Jacques Offenbach, jugeant l'emplacement idéal dans la perspective de l'exposition universelle de 1855, obtient d'en disposer, y fait quelques travaux, et ouvre le le théâtre des Bouffes-Parisiens, bientôt rebaptisé Bouffes d'été, la troupe d'Offenbach trouvant refuge durant l'hiver aux Bouffes d'hiver, rue Monsigny (cette salle conservera d'ailleurs le nom de théâtre des Bouffes-Parisiens jusqu'à aujourd'hui).

En 1859, à l'expiration du bail d'Offenbach, la salle devient le théâtre Deburau, du nom de son directeur Charles Deburau, fils du célèbre mime Jean-Gaspard Deburau. Il est dirigé après lui par Céleste Mogador avant de devenir en 1865 les Folies-Marigny, sous la direction du couple d'acteurs Louis Montrouge et Marguerite Macé. Achille-Félix Montaubry leur succède en 1869, remplacé trois ans plus tard par la cantatrice Delphine Ugalde.

Le théâtre est démoli en 1881 pour céder la place deux ans plus tard à un panorama construit par Charles Garnier, l'architecte de l'Opéra de Paris. En 1885, on peut y admirer les dioramas Paris à travers les âges en huit tableaux de Theodor Josef Hubert Hoffbauer (1839-1922) et Jérusalem d'Olivier Pichat[2].

Le Panorama est transformé en théâtre en rotonde en 1894 par l'architecte Édouard Niermans[3]. Dirigé par Abel Deval à partir de 1910, il enchaîne les productions à succès. La salle est encore agrandie et modernisée en 1925 par son nouveau directeur, Léon Volterra, déjà à la tête du théâtre de Paris et de l'Eden.

En 1946, il cède la gestion de la salle à son épouse, Simonne Volterra, qui fait appel à des anciens membres de la Comédie-Française pour constituer une troupe « maison » autour de Jean-Louis Barrault : la compagnie Renaud-Barrault est née. En 1954, Jean-Louis Barrault aménage dans le théâtre une seconde petite salle, le Petit-Marigny.

Propriété de la ville de Paris, le théâtre, alors très délabré, est fermé en 1962. En , dix-neuf candidatures sont évoquées pour sa reprise et sa direction, parmi lesquelles Antoine Bourseiller, Léon Ledoux, Véra Korène, Charles Aznavour, Paquita Claude, Yves Dautun, Paul Maquaire, Jean Rouvet, Loulou Gasté, Robert Baze ou Jacques Doué[4].

Finalement, de 1966 à 1978, la direction est assurée par la comédienne Elvire Popesco, assistée de Hubert de Malet et Robert Manuel. Jean Bodson leur succède et entreprend d'importants travaux de rénovation, ainsi que la transformation totale de la seconde salle en petit théâtre de 311 places, la salle Gabriel, rebaptisée quelques années plus tard salle Popesco. À sa mort en 1980, il est remplacé par Christiane Porquerel, assistée de Jean-Jacques Bricaire.

La concession du théâtre (les murs appartenant à la Ville de Paris) est accordée en 2000 à la holding Artémis de François Pinault, qui en confie la direction à Robert Hossein, puis à Pierre Lescure à partir de 2008[5]. La fréquentation cumulée des deux salles en 2007 était de 170 000 spectateurs[5].

En 2010, le théâtre Marigny fait partie des cinquante théâtres privés parisiens qui se regroupent au sein de l’Association pour le soutien du théâtre privé (ASTP) et le Syndicat national des directeurs et tourneurs du théâtre privé (SNDTP). Sous l'enseigne “Théâtres parisiens associés”[6], ils souhaitaient renforcer leur action sur le modèle historique du théâtre privé.

Fermé depuis en raison de problèmes structurels[7], le bâtiment est l'objet des travaux de réhabilitation (notamment d'un renforcement de la coupole), menés conjointement par les groupes Pinault et Vinci, à l'issue desquels la société Fimalac se substitue au groupe Vinci en tant d'exploitant[8]. La direction artistique du lieu est confiée à Jean-Luc Choplin, ancien directeur du théâtre du Châtelet, qui axe sa programmation sur le théâtre musical. La réouverture a lieu en avec l'adaptation scénique du film musical de Jacques Demy et Michel Legrand, Peau d'âne[9],[10].

Richard Caillat lui succède en 2022, suivi de Michel Lumbroso en 2025.

Anecdotes

Plaque commémorative apposée en hommage à Ödön von Horváth par son éditeur Thomas Sessler Verlag sur la façade du théâtre Marigny.

Le , le dramaturge et écrivain de langue allemande Ödön von Horváth meurt devant le théâtre, tué par la branche d'un marronnier déraciné par la tempête. En 1998, une plaque commémorative est apposée en commémoration par son éditeur sur le côté gauche de la façade.

Le , la Citroën DS y est présentée en avant-première aux 350 concessionnaires Citroën, qui sont très enthousiasmés, tant cette automobile rompt avec les canons esthétiques en vigueur dans le secteur[11].

Le théâtre Marigny accueille, de 1966 à 1988, l'émission de télévision Au théâtre ce soir, ainsi que plusieurs cérémonies des Molières.

Spectacles représentés

L'entrée du théâtre sur l'avenue de Marigny.

Grande salle

Direction Abel Deval

  • 1913 : Les Anges gardiens de Jean-José Frappa et Henry Dupuy-Mazuel
  • 1919 : Aladin ou la Lampe merveilleuse, opérette-féérie en 3 actes de Rip, musique de Willy Redstone

Direction Léon Volterra

Action des Établissements Léon Volterra et Théâtre Marigny en date du 30 mai 1927.
  • 1940 : Mes amours, opérette en 2 actes de Léopold Marchand et Albert Willemetz, musique d’Oscar Straus
  • 1941 : Trois jeunes filles nues, opérette en 3 actes d'Yves Mirande et Albert Willemetz, musique de Raoul Moretti
  • 1941-1942 : Passionnément !, comédie musicale en 3 actes de Maurice Hennequin et Albert Willemetz, musique d'André Messager
  • 1941-1942 : Ciboulette, opérette en 3 actes de Robert de Flers et Francis de Croisset, musique de Reynaldo Hahn
  • 1942 : La Folle Nuit ou le Dérivatif amoureux, conte galant en 3 actes mêlé de couplets de Félix Gand'ra et André Mouézy-Éon, musique de Marcel Pollet
  • 1942-1943 : Coups de roulis, opérette en 3 actes d'Albert Willemetz, musique d'André Messager
  • 1943-1944 : Dédé, opérette en 3 actes d'Albert Willemetz, musique d'Henri Christiné
  • 1944 : Là-Haut, opérette bouffe en 3 actes d'Yves Mirande, Gustave Quinson et Albert Willemetz, musique de Maurice Yvain

Direction Simonne Volterra (compagnie Renaud-Barrault)

Direction Elvire Popesco

Direction Jean Bodson

Direction Christiane Porquerel et Jean-Jacques Bricaire

Direction Robert Hossein

Direction Pierre Lescure

2013-2018 : Fermeture pour travaux

Direction Jean-Luc Choplin

Salle Popesco

Entrée de la salle Popesco.

Au cinéma

Le film Guermantes (2021) de Christophe Honoré y est tourné[15].

Notes et références

Annexes

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