Lu Chui
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| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 56 ans) |
| Nom dans la langue maternelle |
陆倕 (Lu Chui) |
| Nom de naissance |
陆倕 (Lu Chui) |
| Autres noms |
prénom de courtoisie : Zuogong (佐公) |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Autres activités | |
| Mouvement |
style poétique Yongming ti |
| Père |
Lu Huixiao, ministre des Rites |
Lu Chui (chinois : 陆倕 ; chinois traditionnel : 陸倕 ; pinyin : Lù Chuí ; Wade : Lu Ch'ui) (470-526), également connu sous le prénom de courtoisie de Zuogong (佐公), est un célèbre érudit en littérature et en histoire, un poète chinois, un fonctionnaire et grand ministre de la période des dynasties du Sud Qi et Liang en Chine. [4] Originaire de Wuxian dans la commanderie de Wu (aujourd’hui Suzhou, Jiangsu), il fait partie du groupe de lettrés appelé les Huit amis de Jingling.
Début de sa carrière officielle
Lu Chui est le descendant à la sixième génération de Lu Wan, grand commandant de la dynastie Jin[1]. Dans sa jeunesse, il est studieux, excelle dans la composition littéraire, son style est très élégant. Il possède aussi un talent de mémoire puissant. Ce qu’il lit une fois, il peut forcément le réciter par cœur[note 1],[2]. Dans la cour de sa famille, il construit deux chaumières où il s’isole du monde extérieur, lisant jour et nuit pendant plusieurs années[3]. Il est aussi habile en écriture semi-cursive et en écriture cursive.
En 487, Lu Chui a 17 ans, il est recommandé comme talent distingué par le gouverneur de sa préfecture Yangzhou, le prince Xiao Ziliang. Ce dernier recrute des lettrés, dont Lu Chui[4]. Dans ce groupe de lettrés, huit d’entre eux se distinguent. Il est dit :
« Le prince de Jingling, Ziliang, ouvrit la résidence de l’Ouest et y invita des lettrés. Gaozu (Xiao Yan), ainsi que Shen Yue, Xie Tiao, Wang Rong, Xiao Chen, Fan Yun, Ren Fang et Lu Chui s’y réunissaient et s’y fréquentaient ensemble. On les appelait les Huit Amis (de Jingling)[note 2],[5] »
Lu Chui devient officier conseiller de la section de délibération et conseiller adjoint itinérant aux affaires judiciaires du prince de Luling Xiao Yi qui deviendra empereur Yuan des Liang (en). Puis, en 502, il devient officier conseiller chargé des troupes extérieures du prince d’Ancheng du corps de droite, Xiao Xiu (475-518). Ensuite, il est transféré au poste de secrétaire principal[3],[2]. Pendant son séjour dans la capitale Jiankang, Lu Chui entretient de nombreux échanges avec divers lettrés. Il est particulièrement proche de l’écrivain érudit Ren Fang pour qui il compose le Fu sur l’émotion envers un ami qui le comprend (感知己賦)[6].
Évolution de sa carrière
Par la suite, Lu Chui est transféré au poste de fonctionnaire subalterne du bureau oriental du général de cavalerie du prince de Linchuan, Xiao Hong. L’empereur Wu des Liang apprécie beaucoup son talent et ordonne qu’il rédige l’Inscription de la nouvelle clepsydre (新漏刻铭), dont le style est très élégant. Wu le loue en disant « le style et le sens sont d’une grande élégance, cela suffit pour constituer une excellente œuvre »[2],[7] vol. 325. Puis, il est promu secrétaire adjoint au service du prince héritier. Il reçoit alors un édit impérial pour composer l’Inscription des tours de pierre, pour laquelle l’empereur Wu le loue abondammen et lui offre trente pièces de soie[8]. Lu Chui est promu docteur de l’Académie impériale, mais quitte son poste en raison du deuil de sa mère[6].
Après la période de deuil, il devient officier adjoint du secrétariat central et autres postes[3],[2]. Plus tard, il est promu chef responsable des cérémonies et des hôtes étrangers, puis entre comme fonctionnaire du ministère du Personnel, participant aux affaires de sélection des fonctionnaires. En 515, il est nommé à l’extérieur comme général de l’enseigne nuageuse, chef d’état-major du prince de Jin’an Xiao Gang (futur empereur Jianwen 549-551), grand administrateur de Xunyang et s’occupe des affaires du gouvernement de Jiangzhou[3],[2].
Par la suite, en raison d’affaires officielles, il est relevé de ses fonctions, rétrogradé au poste sous-secrétaire du secrétariat central. Ultérieurement, il devient de nouveau précepteur intermédiaire du prince héritier avec en plus les titres de censeur impérial au sein du gouvernement central et grand responsable de la classification des talents de Yangzhou[9]. Il assume aussi la fonction de grand ministre des Cérémonies tout en conservant le poste d’arbitre central[6],[2].
Décès
Il meurt de maladie en (526), à l’âge de cinquante-sept ans. [5] [1][7].
Poésie
Lu Chui possède une grande renommée à la fois pour la poésie et la prose. Le prince héritier Zhaoming, Xiao Tong, le loue en disant : « Zuogong tient une plume intègre, son talent et son érudition ont rarement d’égaux »[3].
Lu Chui appartient au cercle intérieur prestigieux du prince Xiao Ziliang qui prospère durant l’ère Yongming des Qi, les « Huit amis de Jingling »[note 3]. Leur nom provient du titre porté par Xiao Ziliang qui est prince de Jingling. Les membres de ce groupe exercent une influence à la fois politique et littéraire et leurs activités de sociabilité élargissent les thèmes d’écriture et les orientations esthétiques[10]. Ils entretiennent des relations étroites entre eux, et prennent la résidence de l’ouest comme centre d’activité. Leurs activités sociales principales comprennent la création littéraire et les échanges bouddhiques[11].
« Leurs activités vont de la célébration des cérémonies bouddhiques, que l’auteur décrit avec une certaine précision, jusqu’à la collecte et l’annotation de textes portant sur la généalogie et le rituel, deux sujets importants pour la fixation du rang aristocratique. À partir de l’année 487, ils se réunissaient fréquemment dans la villa de Xiao Ziliang située au mont Jilong[note 4],[12] »
Ces huit amis écrivent et échangent des textes, poésie et prose et recherchent de nouvelles formes d’écriture. C’est pourquoi ils créent un nouveau style poétique fondé sur la prosodie et les tons, appelé le Yongming ti contribuant ainsi au développement des formes poétiques plus régulières apparues sous les Tang[12],[13].
Œuvres
Aujourd’hui subsistent 24 textes et 4 poèmes[9].
Poème
Sans titre
| Chinois
歲聿忽其云暮, |
Traduction libre
L’année soudain décline et touche à son couchant, |
Notes et références
Notes
- ↑ Il est dit ceci : il emprunte un jour le Livre des Han, perd les quatre juan du Traité des Cinq Éléments, puis les recopie en secret de mémoire pour les rendre, sans presque aucune omission.
- ↑ Traduction libre de : « 竟陵王子良开西邸,招文学,高祖 (萧衍)与沈约、谢朓、王融、萧琛、范云、任昉、陆倕并游焉,号曰‘八友 »
- ↑ Les « Huit amis de Jingling » comprennent Xiao Yan, Shen Yue, Xie Tiao, Wang Rong (Qi du Sud)|Wang Rong, Xiao Chen, Fan Yun, Ren Fang et Lu Chui.
- ↑ Traduction libre de : « Their activities reached from the performance of Buddhist ceremonies, which the author describes in some detail, to the collection and annotation of texts on genealogy and ritual, topics which are important for the fixation of aristocratic rank. From the year 487 onwards they often met in Xiao Ziliang's villa at Mount Jilong. »
Références
- ↑ (zh) 姚思廉 (Yao Silian), dynastie Tang, 梁書 (Livre des Liang), vol. 陸倕傳(biographie de Lu chui), terminé en 635 (lire en ligne)
- 1 2 3 4 5 6 (zh) « 王翰 (Wang Han) », sur Chinese Text Project, Ctext.org (consulté le )
- 1 2 3 4 5 (zh) « 陆倕 (陸倕) (Lu Chui) », sur Baike.baidu, Pékin, (consulté le )
- ↑ (zh) 李延寿 (李延壽) Li Yanshou (?—687), dynastie Tang, 南史 (Histoire des dynasties du Sud); biographie de Lu Chui (bio 38), vol. rouleau 48, 内府刊本(édité par la Bibliothèque impériale), 7e siècle (compilation)
- ↑ (zh) 姚思廉 (Yao Silian), dynastie Tang, 梁书 (Livre des Liang), vol. 武帝本纪 (biographie de Empereur Wu), terminé en 635 (lire en ligne)
- 1 2 3 (zh) « 陆倕 (陸倕) (Lu Chui) », sur Chinese Text Project, Ctext.org (consulté le )
- 1 2 (zh) Alice W. Cheang, « Review: The Prince and His Poet: Xiao Tong, Liu Xiaochuo, and New Directions in Southern Dynasties Literary Studies », University of Massachusetts (consulté le )
- ↑ (zh) Xiao Tong (蕭統) (501–531), et autres érudits, 文選 (Wenxuan); 新刻漏銘 (Inscription de la nouvelle clepsydre), vol. rouleau 56, 520-530
- 1 2 (zh) plusieurs contributeurs, 中国大百科全书 (中國大百科全書) (Encyclopédie complète de Chine); biographie de Lu Chui, 中国大百科全书出版社,
- ↑ (zh) « 竟陵八友 (竟陵八友) (Huit amis de Jingling) », sur Baike.baidu, Pékin, (consulté le )
- ↑ « 竟陵八友 (Formation et caractéristiques du groupe littéraire des Huit amis de Jingling) », sur Baidu Scholar (consulté le )
- 1 2 (de) « Review Reviewed Work(s): Höfische Öffentlichkeit im frühmittelalterlichen China. Debatten im Salon des Prinzen Xiao Ziliang. (Rombach Historiae 11) by Thomas Jansen », Revue bibliographique de Sinologie, Nouvelle série, EHESS, vol. 19, , p. 387 (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (zh) « 王翰 (Wang Han) », sur Chinese Text Project, Ctext.org, (consulté le )