Lucie Delarue-Mardrus
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| Naissance | |
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Cimetière Sainte-Catherine de Honfleur (d) |
| Pseudonyme |
Princesse Amande |
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À partir de |
| Conjoint |
Joseph-Charles Mardrus (de à ) |
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« Petite reine du désert et de la rue,
Femme du roi des mots en US,
Voici l'image, hélas à peine réussie,
…En ce vulgaire papyrus,
De Lucie
Delarue
Mardrus. »
Lucie Delarue-Mardrus, née à Honfleur le [1] et morte à Château-Gontier le , est une poétesse, romancière, journaliste, historienne, sculptrice et dessinatrice française[2].
Fille de l'avocat Georges Delarue (né le à Évreux, et mort le à Paris) et de Marie Louise Jazet (née le à Paris et morte le à Paris), Lucie est la dernière née d'une famille de six enfants, élevée comme ses cinq sœurs selon une éducation bourgeoise nourrie d'apprentissage de la musique et de l'anglais[3]. Sa famille déménage à Paris en 1880 et fréquente le milieu artistique de la capitale, musical comme littéraire[3].

Ses parents ayant refusé au capitaine Philippe Pétain la main de celle qu’on surnomme « Princesse Amande », elle épouse le dans le 2e arrondissement de Paris l’orientaliste Joseph-Charles Mardrus (cette union sera dissoute le ). Elle effectue avec lui de nombreux voyages en Afrique du Nord, en Égypte, en Syrie, en Turquie, en Italie, et en tire des reportages photographiques et des récits[4].
Comme elle est l'amante de Natalie Clifford Barney, Romaine Brooks et Germaine de Castro, son mari, qui désire garder intacte la beauté de son épouse, propose à Natalie Clifford Barney de lui faire un enfant à sa place[réf. nécessaire].
En , Raphaël-Schwartz exécute son portrait, sous la forme d'un buste en marbre.

Pendant la Première Guerre mondiale, Lucie Delarue-Mardrus est infirmière à Honfleur à l'hôpital no 13. Elle divorce vers 1915. C'est à cette époque qu'elle emménage au no 17 bis du quai Voltaire dans le 7e arrondissement de Paris, où elle vit de 1915 à 1936 (une plaque lui rend hommage). Durant cette période, elle publie de nombreux écrits et prononce des conférences.
Elle participe au championnat de France d'échecs féminin à Paris en 1927[5].
Elle vit aussi à Honfleur au no 44 rue des Capucins, maison de naissance, (aujourd'hui un hôtel)[6] et passe les trois dernières années de sa vie à Château-Gontier, où elle se retire en 1942. Elle meurt le et est inhumée au cimetière Sainte-Catherine de Honfleur[7].
Littérature

Les écrits de cette autrice prolifique, qui a laissé plus de soixante-dix romans, recueils de poèmes (Occident, 1901, Ferveur, 1902 ; Horizons, 1904 ; la Figure de proue, 1908), récits (le Roman de six petites filles, 1909 ; l’Ex-voto, 1921), biographies, Mémoires (1938), contes, nouvelles, récits de voyage, pièces en vers (Thoborge, reine de mer, 1905) et pièces de théâtre (Sapho désespérée, 1906), révèlent une peintre de la vie intime et de la nature.
Ses écrits expriment son désir d’évasion et son amour de sa Normandie natale. Son Ex-Voto est une description pleine de sensibilité du milieu et de la vie des pêcheurs honfleurais au début du XXe siècle. Elle est également l’autrice de chroniques hebdomadaires, critiques littéraires ou musicales, conférences aux Annales parues dans la presse. Dans les dernières années de sa vie, elle présente au Salon de la Société nationale des beaux-arts des sculptures dont Danseurs nus (statuette) Dame Patricia, son nègre et son galant (groupe) ou Deux danseuses et un indifférent. Elle expose au Salon d'hiver de 1936 un autoportrait (no 43)[réf. nécessaire].



