Lucien Becker

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Décès
Nom de naissance
Lucien Philibert BeckerVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Lucien Becker
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Lucien Philibert BeckerVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

Lucien Becker (Béchy, - Vandœuvre-lès-Nancy, ) est un poète français, ami de Léopold Sédar Senghor et de Jean Rousselot.

Lucien Philibert Becker est le fils de Pierre Becker et sa femme Marie-Laurence, née Paté. Lucien a deux sœurs : Marie Marcelle (1910-1988), et Marie Laurence (1912-1992). Son père étant tué au début de la Guerre de 1914, il passe son enfance chez sa grand-mère maternelle. Il poursuit ses études au Lycée de Metz puis devance son appel dans l’armée. Il est envoyé en Syrie, mais est rapatrié pour ennuis de santé. Inscrit à la faculté de droit de Nancy, il y rencontre Léopold Sédar Senghor avec lequel il se lie d’amitié. En 1936, il entre dans l’administration après avoir réussi le concours de commissaire de police et il épouse Yvonne Chanot (1911 -1994). Il se remet à écrire après huit années de silence. La Guerre de 1939-1945 oblige le couple à fuir à Marseille. Durant cette période, comme chef de service au ministère de l’Intérieur, il aide de nombreuses personnes, dont ses amis juifs, à fuir vers l’étranger ; il entre en contact avec le maquis du Vercors. Il finit ses jours à Dieuze et meurt à l’hôpital de Nancy le .

Œuvre

Il publie son premier recueil (Cœur de feu) en 1929, alors qu’il est au lycée de Metz. Ses poèmes ont d'ailleurs été salués par René Char et publiés dans la revue Méridiens. L'influence du Surréalisme y est sensible, et aussi celle de Pierre Reverdy. Il donnera ensuite plusieurs recueils (Passager de la terre, 1938 ; Le Monde sans joie, 1945 ; Si beaux tous les regards, 1946 ; Rien à vivre, 1948 ; Le désir n'a pas de légende, 1950 ; Plein Amour, 1954 ; etc.), où il établit entre les objets, les éléments de la nature, le sang de l'homme et ses rêves, des correspondances et des échanges constants, souvent insolites, parfois érotiques, en vers irréguliers mais d'une sûre économie.

Le climat de sa poésie est généralement triste, pathétique, voire oppressant. C'est celui de la solitude et de l'absurdité existentielles ; l'homme y erre comme "un chien à la recherche de son nom"; les portes ne s'y "ouvrent bien qu'au passage des morts". Une seule lampe y brille, c'est le corps de la femme, mais les mots d'amour n'ont pas plus de sens qu'une belle moisson qu'on va couper.

L’un d’eux est préfacé par Henry de Montherlant (Feuillets parfumés de jasmin). En 1931, Ses poèmes paraissent dans les revues de la « résistance poétique ». À la fin de la guerre, il est affecté aux Renseignements généraux à Paris où son épouse ouvre une librairie. Prenant ses distances avec les milieux littéraires, il publie en 1961 son dernier recueil (L’été sans fin) avant de rompre définitivement avec la poésie.

Publications

Pour approfondir

Notes et références

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