Lucien Chaze
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| Maire de Mustapha | |
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Félix Pradelle (d) | |
| Conseiller général Département d'Alger | |
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| Pseudonyme |
Jacques Defrance |
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Lucien Chaze, né le à Sète et mort le à Alger, est un journaliste et homme politique socialiste et antisémite français.
Carrière
Ancien cheminot, Lucien Chaze se lança en politique en Algérie et devint successivement Conseiller général du département d'Alger (1898-1904) puis maire de Mustapha (1900-1903). En 1901, il fonda le journal L'Avenir social.
« Socialiste antijuif »
Anticapitaliste et « socialiste antijuif », il voyait « dans les juifs les détenteurs du capital, les trusteurs, les banquiers véreux, les entrepreneurs frauduleux, les enrichis apoplectiques et les exploiteurs crasseux du prolétariat mondial. »[1] Dans un article intitulé « Antisémitisme, socialisme, cléricalisme », il écrivait :
« Lorsqu'en 1886, un courageux écrivain (Drumont) publia La France Juive, les socialistes applaudirent à deux mais cette charge homérique contre la redoutable Féodalité financière qu'on n'avait guère osé attaquer depuis Toussenel et Proudhon (…) De sorte que l'antisémitisme qui était, en 1886, du socialisme avancé, est aujourd'hui qualifié de cléricalisme (…) Celle-ci (la puissance juive), en effet, s'est spécialisée, constituée à part, au-dessus de toutes les autres puissances d'argent. Il est donc logique que les socialistes, et par conséquent des socialistes d'avant-garde, se spécialiste à la combattre directement. »[2]
Déclarant que « l’antisémitisme [était] la forme locale du socialisme »[3] et que « la solution est évidemment dans socialisme rationnel qui seul peut substituer seul la suprématie des forces du travail aux tyrannies des puissances d'or »[4], il développa l'idée d'une loi de « préservation nationale » qui obligerait tous les juifs d'Algérie à quitter le pays dans un délai de huit jours. Toutefois, ceux dont la fortune dépassait le million de francs ou ceux qui n'avaient pas exercé une activité productive seraient arrêtés, incarcérés et traduits devant un jury d'une trentaine de membres, élus au suffrage universel, chargé de nationaliser toute les fortunes jugées comme ayants été acquises par la spéculation. Les coupables, juifs ou non, seraient condamnés à mort et exécutés publiquement[5],[6]. Il collabora au journal L'Antijuif algérien de Max Régis. Il publiait également dans son journal L'Avenir social, sous forme de feuilleton, Les Juifs, rois de l'époque, livre anticapitaliste et antisémite publié par le fouriériste Alphonse Toussenel en 1845. Il déclara dans son journal son affection pour la personne de Édouard Drumont :
« On sait, d'autre part, la déférente sympathie et la considération affectueuse que j'ai pour Drumont, dont je n'épouse pas la foi religieuse, mais dont j'admire le talent, la bonté, le courage, et que je sais, surtout à un point de vue économique, être foncièrement socialiste. »[7]