Lucien Jottrand

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Lucien Jottrand
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Lucien Léopold Joseph Jottrand
Naissance
Genappe
Drapeau français République française
Décès (à 73 ans)
Saint-Josse-ten-Noode
Drapeau de la Belgique Belgique
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture français
néerlandais

Lucien Léopold Joseph Jottrand, né le à Genappe et mort le à Saint-Josse-ten-Noode, est un avocat et un homme politique belge, ainsi qu'un militant flamand se définissant comme un heel-néerlandiste wallon.

Jottrand, fils du notaire Jean-Baptiste Jottrand (Genappe, 1778-Saint-Josse-ten-Noode, 1841), termine ses études secondaires en néerlandais à Vilvorde et obtient son doctorat en droit en 1825 à l'université de Liège à l'époque du royaume uni des Pays-Bas, où il subit également l’influence d'un professeur originaire d'Amsterdam, Jean Kinker. Exerçant la profession d'avocat, il est inscrit au barreau de Bruxelles où il plaide en néerlandais.

Initialement, Jottrand reste fidèle au royaume uni des Pays-Bas, mais, de plus en plus, il critique le gouvernement autoritaire de Guillaume Ier.

À partir de 1826, il est rédacteur du journal d’opposition bruxellois le Courrier des Pays-Bas[1], qu’il a repris sous le nom de Courrier Belge en 1832 en tant que propriétaire et rédacteur en chef. Le , il cède ce journal à Marcellin Jobard. C’est au cours de la révolution belge de 1830 que Jottrand, avec Édouard Ducpétiaux, conçoit le futur drapeau de la Belgique qui remplacera le drapeau tricolore français, en usage chez les révolutionnaires français.

Congrès national

Fin , il rejoignit le Congrès national. Il n'avait été élu que comme cinquième suppléant, mais par le refus d’un des élus effectifs et de quatre des suppléants, il siègera au Congrès à partir du . Avec quelque 125 interventions plus ou moins longues, il devint le troisième des participants les plus actifs aux débats en séance plénière. Sur ses insistances, la liberté linguistique fut inscrite dans la Constitution belge, ce qui permit de briser le monopole de la langue française.

Jottrand marqua son accord avec la déclaration d’indépendance et vota l’exclusion perpétuelle de la maison d'Orange-Nassau du trône de Belgique. Au cours des premiers tours de vote pour un chef d’État, il soutint le duc de Leuchtenberg, et plus tard ce mois-là, Surlet de Chokier, ce dernier comme régent. Il fut l’un des 45 membres du Congrès à ne pas voter pour Léopold de Saxe-Cobourg. Il prétendit être contre une élection immédiate dans les circonstances de l’époque. Il votera également contre l'acceptation du traité des XXIV articles[citation nécessaire].

Le « cultuurflamingant »

En 1844, Jottrand apporta la moitié des capitaux d’amorçage pour le journal Vlaemsch België (la Belgique flamande), mais ce journal disparut déjà la même année. En 1847, il fonda le journal Débat social. Il était en correspondance avec Karl Marx, dont les contributions au Neue Rheinische Zeitung retenaient son attention.

Entre 1855 et 1861, il siégea au conseil communal de Saint-Josse-ten-Node, où il était également avocat.

En 1856, il devint le premier président de la commission des griefs flamands (Vlaamse Grievencommissie), créée cette année-là par le roi Léopold Ier. Le recueil de réclamations que cette commission avait établi, fut cependant rejeté par le Ministre Charles Rogier.

Jottrand était membre de divers groupes de pression flamingants comme Vlamingen vooruit (Flamands en avant) et le Vlaemsch Verbond (L’Alliance flamande).

En 1872, il proposa de présenter une liste unitaire flamande pour les élections législatives. L’année suivante, grâce en partie à ses efforts, une diète flamande avec dix mille participants fut tenue à Bruxelles. La première loi sur l'emploi des langues de 1873, dite Loi Coremans, lui est redevable de beaucoup.

Jottrand avait également apporté le sien à l’épanouissement du théâtre flamand à Bruxelles.

Son fils Gustave Jottrand, lui aussi, fut un homme politique prêtant l'oreille aux revendications flamingantes. Il devint échevin de la ville de Bruxelles en 1870 et garda son mandat jusqu'à sa mort en 1884.

Idéologie

Œuvres

Annexes

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