Lucien Murat
politicien français
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Lucien Murat, né Lucien Charles Joseph Napoléon Murat le à Milan et mort le à Paris, est un prince français, neveu de Napoléon 1er et second fils de Joachim Murat et Caroline Bonaparte. Il fut prince de Berg, prince de Naples, prince de Pontecorvo, puis 3e prince Murat ainsi que grand maître du Grand Orient de France.
américaine
française
| Sénateur du Second Empire | |
|---|---|
| - | |
| Conseiller général du Lot | |
| Conseiller général de la Charente-Maritime | |
| - | |
| Grand maître du Grand Orient de France | |
| - | |
| Député du Lot | |
| - |
| Prince |
|---|
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Sépulture |
Division 39 du cimetière du Père-Lachaise (d) |
| Nationalités |
italienne (à partir du ) américaine française |
| Activités | |
| Famille | |
| Père | |
| Mère | |
| Fratrie |
Achille Murat Letizia Murat (d) Luisa Rasponi Murat (d) |
| Conjoint |
Caroline Georgina Fraser (d) |
| Enfants |
Caroline Murat (d) Joachim Murat Anne Murat (d) Achille Murat (d) Louis Napoléon Murat (en) |
| Maître | |
|---|---|
| Distinction |
Biographie
Il fut élevé à Naples et eut comme précepteur le peintre et graveur Claude-François Fortier. Après les événements de 1815, il suivit sa mère aux environs de Trieste, résida à Venise et s'embarqua en 1824 pour aller rejoindre aux États-Unis son oncle et son frère aîné Achille ; son vaisseau ayant fait naufrage, il fut conduit en prison en Espagne.
Arrivé aux États-Unis, il épousa le à Trenton, dans le New Jersey, Caroline Georgina Fraser (Charleston, Caroline du Sud, - Paris, ), une Scotto-Américaine de confession protestante, descendante des lords Lovat, chefs du clan Fraser. Elle était la fille de Thomas Fraser (Esq.), un émigrant écossais aux États-Unis, major dans la milice loyaliste durant la Révolution américaine, et de son épouse Anne Smith.
Descendance
Il eut cinq enfants avec Caroline Georgina Fraser :
- Caroline Laetitia Murat (Bordentown, comté de Burlington, New Jersey, - Redisham Hall, ), mariée en premières noces à Paris le avec Charles Gustave Martin, baron de Chassiron (Nantes, - Tarbes, ) et mariée en deuxièmes noces à Londres en 1872 avec John Lewis Garden (1833 - Londres, 1892) ;
- Joachim Joseph Napoléon Murat (Bordentown, comté de Burlington, New Jersey, - Château de Chambly, ), 4e prince Murat, marié en 1854 avec Malcy Berthier de Wagram (1832-1884), descendante du Maréchal Berthier, puis en 1894 avec Lydia Hervey (1841-1901), d'où trois enfants du premier mariage ;
- Anne Murat (Bordentown, comté de Burlington, New Jersey, - Paris, ), mariée le à Antoine Just Léon Marie de Noailles (Paris, - Paris, ), duc de Mouchy ;
- Charles Louis Napoléon Achille Murat (Bordentown, comté de Burlington, New Jersey, - Tschkaduachi, ), marié le au palais des Tuileries à Paris avec la princesse Salomé Dadiani (Gori, - Paris, ), fille de David Dadiani, souverain de Mingrélie, il se bat en duel contre Henri, marquis de Rougé, en 1867. Dont :
- Lucien Murat (Mustapha, Algérie, - Rabat, Maroc, ), prétendant au trône de Mingrélie, marié à Paris civ. le et rél. le Marie de Rohan-Chabot (Paris, - Paris, ), d'où un fils
- Louis-Napoléon Murat (Brunoy, - Nice, ), pas marié et sans postérité
- Antoinette Caroline Catherine Murat (Gori, - Nice, ), pas mariée et sans postérité
- Louis-Napoléon Murat (en) (1851-1912), marié le à Eudoxia Mikhailovna Somova (Kharkov, Ukraine, - Nice, ), veuve du prince Alexandre Orbeliani (en)[1], d'où trois fils.
Carrière
Par suite de faillites commerciales, il fut réduit à une situation si précaire qu'il n'eut pendant plusieurs années d'autres ressources que le produit d'une école de jeunes filles tenue par sa femme. Il vint ponctuellement en France par deux fois, en 1839 et 1844. En 1847, il succède à la mort de son frère aîné Achille au rang de 3e prince Murat. Il regagna enfin la France en 1848, et fut élu député du Lot à la Constituante, puis réélu à la Législative de 1849 (où élu aussi dans la Seine, il opte pour le Lot), il fut membre du comité des Affaires étrangères. Le , il fut ministre plénipotentiaire à Turin (1849-1850). Cette même année, il fut choisi comme colonel par la garde nationale de la banlieue de Paris. Devenu sénateur à la suite du coup d'État par décret du , il fut reconnu en 1853 dans son titre de prince[2].
Au lendemain du coup d'État de , les dignitaires du Grand Orient de France, Berville et Desanlis ne virent d'autres moyens pour sauver l'obédience que d'offrir la grande maîtrise au prince Murat qui l'accepta. Il fit voter la constitution de 1854 qui donnait au Grand-Maître, élu pour sept ans, de grands pouvoirs. Il créa la Société civile pour l'édification du temple de la maçonnerie française (1853-1854) et fit l'achat de l'immeuble du 16, rue Cadet, qui devient l’hôtel du Grand Orient de France[2],[3].
En 1859, le prince se heurta à la majorité des membres du Grand Orient de France à propos de l'unité italienne et du pouvoir temporel du pape. À la suite d'incidents, à la demande de Napoléon III, il donna sa démission le , cédant sa place à Bernard Pierre Magnan[2],[3].
Il hérite de l'Empereur le château de Buzenval à Versailles[2].
