Lucien Villa
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| Lucien Villa | |
Lucien Villa en 2015. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Vice-président de l'Assemblée nationale | |
| – (1 an) |
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| Élection | 2 avril 1980 |
| Président | Jacques Chaban-Delmas |
| Législature | VIe (Cinquième République) |
| Successeur | Colette Privat |
| Député français | |
| – (8 ans, 1 mois et 20 jours) |
|
| Élection | 11 mars 1973 |
| Réélection | 19 mars 1978 |
| Circonscription | 31e de Paris |
| Législature | Ve et VIe (Cinquième République) |
| Groupe politique | COM |
| Prédécesseur | Albert Marcenet |
| Successeur | Jean-Paul Planchou |
| – (1 an, 1 mois et 27 jours) |
|
| Élection | 12 mars 1967 |
| Circonscription | 31e de Paris |
| Législature | IIIe (Cinquième République) |
| Groupe politique | COM |
| Prédécesseur | Albert Marcenet |
| Successeur | Albert Marcenet |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Carcassonne (Aude, France) |
| Date de décès | (à 95 ans) |
| Lieu de décès | Bram (Aude, France) |
| Sépulture | Cimetière La Conte de Carcassonne |
| Parti politique | PCF |
| Profession | Receveur à la RATP |
| modifier |
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Lucien Villa, né le à Carcassonne (Aude) et mort le à Bram (Aude), est un homme politique français. Membre du Parti communiste français, il a été député de Paris (20e arrondissement) et vice président de l'Assemblée nationale.
Origines familiales
Né dans une famille modeste, Lucien Villa a trois frères et une sœur[1]. Il grandit à Pennautier et s'engage très jeune pour les idées du Front populaire, participant à une grande manifestation à Carcassonne le . Il adhère aux Jeunesses communistes à partir de , puis au Parti communiste français en 1939[1],[2].
Résistance
Il s'engage au Front national de lutte pour la liberté et l'indépendance de la France après la défaite de la France en 1940. Il est arrêté en 1942 et condamné par le régime de Vichy à 18 mois de prison, qu'il effectue au centre de détention d'Eysses, comme nombre de prisonniers politiques. Résistant dans le maquis du puy Mary, il participe à la libération de Saint-Flour. Il rejoint les rangs de la 1re armée française en , qui combat près de Strasbourg lors de la capitulation allemande.
Parcours politique
Démobilisé en , il retourne à Carcassonne, avant de rejoindre Paris où il devient receveur RATP affecté au dépôt de Lagny (20e arrondissement), au service d’encaissement des bus.
Continuant à militer au Parti communiste, il se présente dans la 31e circonscription de Paris, contre le candidat de l'UNR Albert Marcenet. Après deux échecs, il remporte le siège en 1967, avec un millier de voix d'avance sur son adversaire, au second tour. Il perd son siège après la dissolution par le général de Gaulle et le retrouve en 1973, pour deux nouveaux mandats. Il remporte l'élection de 1978 de 200 voix sur le candidat RPR Pierre-Marie Guastavino.
Durant ces deux législatures, il s'engage sur des sujets de société, comme le principe du divorce-constat ou la loi informatique et libertés[3],[4]. Il est devancé, au premier tour des élections législatives de 1981, par le socialiste Jean-Paul Planchou, en faveur duquel il se désiste au second tour.
Lucien Villa quitte Paris en 1985. De retour dans l'Aude, il continue à militer au Parti communiste et témoigne auprès des jeunes dans les établissements scolaires pour transmettre la mémoire de la Résistance et de la déportation[1],[5],[6].
Vie privée
En 1974, à Malakoff (Hauts-de-Seine), Lucien Villa épouse Simone Loupia, née en 1924 à Limoux (Aude), elle aussi ancienne résistante, à Carcassonne[7].
Il meurt le à Bram[8],[9] et repose au cimetière La Conte de Carcassonne[10].