Lucius Aurelius Cotta, né avant 109 à Rome et mort après 44, oncle maternel de Jules César, est un homme politique romain, consul en 65 et censeur de 64 à 61, rallié à César lors de la guerre civile de 49 à 45.
Il fait voter une loi qui réforme la formation des listes des jurés, en réintroduisant la présence des chevaliers, à égalité avec les sénateurs et les tribuns du trésor[réf.nécessaire]. Cette mesure annule une réforme de Sylla (138-78), qui avait exclu les chevaliers des jurys[1].
Consul (65) après destitution des consuls élus
En 66, lui et Lucius Manlius Torquatus accusent les consuls élus, Publius Cornelius Sylla, neveu de Sylla, et Publius Autronius Paetus, de corruption électorale, et obtiennent leur condamnation et leur destitution du consulat. Lucius Cotta et Lucius Torquatus sont désignés à leur place pour le consulat de l'année suivante. Pour se venger, Publius Autronius se rapproche de Catilina et projette d'assassiner les deux futurs consuls[2]. Mais les comploteurs annulent leur projet, n'étant pas suffisamment nombreux[3].
En 65, il est donc consul avec Lucius Manlius Torquatus[4].
Après l'exil de Cicéron (58), Lucius Cotta soutient qu'il n'y a aucun besoin d'une loi pour son rappel, puisque la loi de Clodius était légalement sans valeur[réf.nécessaire].
Dans le camp de Jules César (49-44)
Lorsqu'après la conquête de la Gaule (58-51), Jules César, son neveu, entre en rébellion contre le Sénat en franchissant le Rubicon (11 janvier 49), Lucius Cotta se place à ses côtés contre Pompée, qui va être vaincu à Pharsale (48). César devient ensuite maître de Rome, avec le statut de dictateur et de consul, notamment en 46-44. Il est assassiné le 15 mars 44, pour les Romains, le jour des ides de mars.
Suétone rapporte une rumeur selon laquelle Lucius Cotta aurait envisagé en tant que quindecemvir de proposer au Sénat que César reçoive le titre de roi à l'occasion des ides de mars, car il est écrit dans les Livres Sibyllins que les Parthes pourraient être défaits seulement par un roi[7]. L'assertion de Suétone n'est cependant pas confirmée par Plutarque, qui a raconté en détail la fin de César.
Après la mort de César, Lucius Cotta se retire de la vie publique[réf.nécessaire].