Ludovic Piette
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Ludovic Piette, dit Montfoucault, né le à Niort-la-Fontaine[1] en Mayenne, et mort le à Melleray-la-Vallée[2], est un peintre français.
Ludovic Piette est le fils de François Piette, inspecteur de l'Enregistrement, en retraite à Melleray-la-Vallée, et de Ursule Pourcelot. Il est le descendant de riches propriétaires fonciers de Melleray-la-Vallée[3]. Jean Piette, son aïeul, est président au grenier à sel de Lassay. Christophe Piette (1743-1836), médecin, est maire et conseiller général de Lassay.
Dès sa jeunesse, Ludovic Piette est très proche des milieux artistiques. Il fréquente l'atelier de Thomas Couture et celui d'Isidore Pils, avant de rencontrer Édouard Manet à l'Académie Suisse à Paris. Il fréquente également Antoine Chintreuil pour ne citer que les peintres. En 1857, il expose et est reconnu notamment pour ses gouaches[4]. Il est notamment l'auteur d'une gouache sur toile représentant Camille Pissarro peignant en plein air, réalisée vers 1870[5]. Par sa fortune personnelle, il pouvait disposer d'un atelier à Paris, dans le quartier Notre-Dame-de-Lorette, non loin de l'immeuble qu'il possédait, avant de connaître des revers de fortune.
Le peintre, ami de Camille Pissarro

Piette se spécialise dans le paysage. Il fut l'ami le plus intime de Camille Pissarro et à l'automne 1870, lors de la guerre avec les Prussiens, quand Pissarro doit fuir avec sa famille et abandonner son atelier, il l'accueille dans sa Maison de maître de Montfoucault. En , c'est grâce à l'aide de quelques amis de Piette qui lui prête 300 francs, que Pissarro et sa jeune famille purent naviguer de Saint-Malo vers l'Angleterre[6].
Pissarro apprécie Piette pour son humour, sa gaieté et sa générosité[réf. nécessaire] et les deux peintres se sont écrit de nombreuses lettres[7]. Pendant l'hiver 1874, Pissarro peint les campagnes du Nord-Mayenne, et les séjours et les œuvres sur ce sujet se multiplieront jusqu'en 1877. Il donne à ses enfants les prénoms des époux Piette : Ludovic-Rodolphe et à Adèle-Emma.
Son œuvre
Même s'il n'exposa qu'une fois, en 1877, avec les impressionnistes, Ludovic Piette possédait depuis longtemps quelques-unes des qualités qui ont fait la célébrité de ce groupe d'artistes, notamment la fraîcheur des couleurs de sa palette. Le musée Camille Pissarro de Pontoise conserve plusieurs de ses paysages, dont trois scènes de marché, peints dans cette ville où la famille Pissarro résida longtemps. De Ludovic Piette, un critique célèbre[Lequel ?] de l'époque disait : « C'est un impressionniste avec lequel l'acquéreur peut être tranquille : l'arbre, la maison, la pierre, le bois lointain, l'animal, l'homme sont, chez lui, très exactement exprimés […] Il a besoin de rigueur, la tache ne lui eût pas suffi[réf. nécessaire]. »
Il laisse également dans son œuvre, des commandes prestigieuses dont l'une, L'Apparition des sorcières de Macbeth, est acquise par le roi de Prusse et conservée au palais de Sanssouci à Potsdam. Il compose aussi une décoration florale pour les appartements de l'impératrice à la suite d'une demande de Napoléon III. Gérald Schurr indique qu'« il abandonna[8] sa palette sombre mise au service des sujets littéraires, se décida à peindre sur le motif et à proscrire le noir. » Il rejoint les impressionnistes « malgré ses réticences pour Monet et Renoir qui n'avaient porté aucune attention à sa récente exposition », selon ce que rapporte Ralph Shikes et Paula Harper.