Ludwig Weber

artiste lyrique From Wikipedia, the free encyclopedia

Ludwig Weber (né à Vienne le et mort dans la même ville le ) est une basse autrichienne.

Décès (à 75 ans)
Vienne Drapeau de l'Autriche Autriche
Activité principale Artiste lyrique
Basse
Lieux d'activité Festival de Bayreuth
Faits en bref Naissance, Décès ...
Ludwig Weber
Naissance
Vienne, Drapeau de l'Autriche-Hongrie Autriche-Hongrie
Décès (à 75 ans)
Vienne Drapeau de l'Autriche Autriche
Activité principale Artiste lyrique
Basse
Lieux d'activité Festival de Bayreuth
Années d'activité 1920 - 1965 (chant)
Maîtres Alfred Borrotau
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Biographie et carrière

Ludwig Weber se destine d'abord à l'enseignement et travaille dans l'atelier de peinture et de scénographie d'Alfred Roller[1], puis il étudie le chant avec Alfred Julius Boruttau, un professeur réputé, avant de commencer sa carrière de chanteur en 1920 à la Volksoper de Vienne. Il se produit ensuite sur les scènes de Wuppertal (1925-1927), Düsseldorf (1927-1932) et Cologne (1932-1933).

De 1933 à 1945, il devient membre de l'opéra d'État de Bavière à Munich, alors dirigé par Clemens Krauss, avec qui il participe à la création de Friedenstag de Richard Strauss, en 1938 (aux côtés de Hans Hotter et Viorica Ursuleac). Ensuite, de 1945 jusqu'à sa retraite (vers 1965), il est rattaché à l'opéra d'État de Vienne, chantant sur cette scène trente-trois rôles au cours d'environ huit cents représentations[2]. À Salzbourg il chante Sarastro (La Flûte enchantée), le Commandeur (Don Giovanni), Osmin (L'Enlèvement au sérail), de 1939 à 1947. C'est à Salzbourg qu'il participe à la création de La Mort de Danton (1947) de Gottfried von Einem.

Reconnu pour ses interprétations wagnériennes, il chante au Festival de Bayreuth de 1951[3] à 1962, les rôles de Gurnemanz, Hagen, Fasolt, Marke, Titurel, Daland, Pogner, Kothner, Henri l'Oiseleur, « tous anthologiques[4] ». Il apparaît à Paris dans ce répertoire, au Théâtre des Champs-Élysées, dès 1930, ainsi qu'à à la Scala de Milan, à Covent-Garden, au Colón de Buenos Aires, au Mai musical florentin, etc. Outre l'opéra, il donne de nombreux récitals de lieder, et chante aussi dans des oratorios. À partir de 1961, il enseigne le chant au Mozarteum de Salzbourg.

Ludwig Weber possédait une des plus belles voix de basse du XXe siècle[5] : sombre et veloutée, très volumineuse et chaleureuse, et d'une grande endurance.

De plus, d'une remarquable longévité, il « garda jusqu'au bout la couleur et la dimension magnifiques de sa voix »[6]. Grand chanteur wagnérien et mozartien, il a laissé des interprétations incomparables de Gurnemanz[7], de Sarastro[8], du Baron Ochs[9], mais aussi de Hagen, Fasolt et du Roi Marke. Il chanta aussi les rôles de Rocco (Fidelio), Barak (La Femme sans ombre). Son Boris Godounov, un de ses rôles de prédilection, n'est en revanche conservé au disque que sous forme d'airs isolés. Son successeur en termes de style et de qualités vocales a été Kurt Moll.

Discographie sélective

Notes et références

Sources

Liens externes

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