Luigi Gaetano Marini
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(à 72 ans) Ancien 10e arrondissement de Paris |
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Luigi Gaetano Marini (né le à Santarcangelo di Romagna et mort à Paris le ) fut un philologue, archéologue et antiquaire italien.
Né le à Santarcangelo di Romagna, d’une famille originaire d’Urbino, il embrassa l’état ecclésiastique, et s’appliqua dès sa jeunesse, avec beaucoup d’ardeur, à la recherche des objets d’antiquité et d’histoire naturelle. Il vint à Rome en 1764, dans l’intention de s’y vouer à la jurisprudence ; mais diverses circonstances le déterminèrent à se livrer de plus en plus à l’archéologie. Il se fit connaître d’abord par deux savantes Lettres sur divers monuments antiques, insérées dans le Giornale de’ letterati, de 1774 et 1772. Ses talents lui méritèrent les plus illustres protecteurs, et il parvint en 1782 à l’emploi important de préfet des archives du Saint-Siège, à la garde desquelles il était déjà adjoint depuis 1771. Par sa fermeté, il préserva plus d’une fois de diverses dilapidations le dépôt qui lui était confié. Un décret du l’ayant forcé de quitter Rome, parce que Santarcangelo, sa ville natale, faisait partie du royaume d'Italie, il fut élu correspondant de l’Institut de France : il obtint en la permission de retourner à Rome, en sortit de nouveau le suivant lors de la déportation de Pie VII, et reçut ordre en 1810 de venir à Paris quand on y transporta les archives du Vatican. Il y vécut dans la retraite la plus absolue, abandonnant les recherches d’érudition et ne s’occupant qu’à méditer en chrétien sur sa fin prochaine. Il ne parut jamais aux séances de l’Institut, quoiqu’il eût été nommé correspondant de l’Académie des inscriptions dès 1782. Monsignor Marini se détermina en 1814 à vendre sa bibliothèque. Il se disposait à mettre les archives pontificales en état d’être reportées à Rome, lorsque Napoléon, rentré dans la capitale quelques mois après, les fit déclarer impériales. Le conservateur reçut ordre de quitter Paris ; mais une pneumonie l’enleva le . Pie VII lui avait envoyé de Rome le titre de premier garde de la Bibliothèque apostolique vaticane, à laquelle il était déjà attaché depuis 1800. Quoiqu’il ait eu quelques démêlés littéraires assez vifs, notamment avec Guarnacci, Amaduzzi et le P. Paolo Antonio Paoli, c’était un homme doux et obligeant : il était en correspondance avec la plupart des savants de l’Europe, qu’il aidait de ses conseils et de ses lumières. Tiraboschi l’a cité fréquemment, et toujours avec éloge dans son Histoire de la littérature italienne.