Il adhère à l'UDC de la commune de Wil en 1997, après avoir été proche des Jeunes Radicaux dans le canton d'Argovie[2]. Il crée un an plus tard les Jeunes UDC de l'Est, pour les cantons de Saint-Gall et des deux Appenzell[2].
Il se fait connaître en en lançant une pétition cantonale demandant que la célébration de la fête de Noël soit obligatoire à l'école pour «donner un signal fort aux musulmans intolérants qui souhaitent que leurs enfants soient dispensés des Noëls scolaires»[5]. Il est membre l'année suivante du comité de l'initiative «Contre la construction de minarets»[6].
Il est en 2011 membre du comité qui lance, contre l'avis de son parti, une initiative visant à ce que les élus fédéraux publient le montant de leurs revenus accessoires et signalent leurs conflits d'intérêts lors des débats. L'initiative échoue au stade de la récolte des signatures[4],[10],[11].
Réunis en assemblée à Berne le , les délégués de l'Action pour une Suisse indépendante et neutre élisent à l'unanimité Lukas Reimann à la présidence de l'association, à la suite de l'annonce surprise de la démission de Pirmin Schwander, président depuis 2004[12].
Positionnement et personnalité politique
Situé sur la ligne dure de son parti sur les sujets de politique européenne et des étrangers (il est première ligne dans les campagnes sur les initiatives «Pour le renvoi des étrangers criminels» et «Pour le renvoi effectif des étrangers criminels»)[6], il est également qualifié d'électron libre[11] ou de franc-tireur au sein de son parti, notamment en raison des sujets insolites de ses initiatives et interventions parlementaires (de la libéralisation du snus[13],[14] et du poker à la réintroduction des tarifs senior dans les transports publics en passant par la naturalisation des truites arc-en-ciel[15],[16] et l'interdiction de détenir seuls les lapins[17])[4],[6].
Il est perçu comme une personnalité sympathique, accessible et proche du peuple[6].