Luna Alcalay
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Luna Alcalay, née le à Zagreb et décédée le à Vienne, est une compositrice et pianiste autrichienne[1].
Luna Alcalay, nait le[1]. Luna Alcalay est la fille d'un ancien marchand de textile juif autrichien issu de la classe moyenne. Elle reçoit très tôt des cours privés de Svetislav Stančič[2]. Dès sa jeunesse, elle exerce des activités en tant que pianiste, compositrice, auteure et peintre. En 1947, elle commence à étudier à l'Académie de musique de Zagreb, mais la famille émigre en Israël l'année suivante. À Tel Aviv, elle suit les cours de Leo Kestenberg[3],[2].
En 1951, elle se rend à Vienne pour étudier le piano à la Musikakademie, avec Alfred Uhl et Bruno Seidlhofer[2]. C'est Alfred Uhl qui lui fait connaître la musique de Luigi Nono, qui l'impressionne et l'influence durablement. Elle a participé aux cours d'été de Darmstadt pour apprendre à connaître la musique de Nono et d'autres avant-gardistes[3]. Elle se fait remarquer par quelques professeurs, en particulier Bruno Maderna[3].
En 1959, elle donne des cours de clavecin aux Petits Chanteurs de Vienne[1].
La musique de Luna Alcalay, d'abord influencée par la musique sérielle[3] de René Leibowitz, s'éloigne peu à peu de sa stricte application. Dans les années 1970, des pièces telles que New point of view[4] font appel à la Musique aléatoire et utilisent les instruments en s'éloignant de la tradition. À partir des années 1970 et 1980, les textes jouent un rôle important. Elle compose des opéras, des chœurs, des ensembles et des pièces solo. Elle travaille à la radio (homo sapiens). Elle met en musique divers poètes, dont les élèves d'Else Lasker-Schüler.
Elle dédie un opéra à Jan Palach, qui s'était immolé par le feu en 1969 à Prague pour protester contre l'arrêt du Printemps de Prague et contre l'invasion des troupes du Pacte de Varsovie en Tchécoslovaquie[1]. L’œuvre la plus accomplie de Luna Alcalay, saluée dans le monde entier est Ich bin in Sehnsucht eingehüllt (1984)[5], sur les textes de Selma Meerbaum-Eisinger, poétesse juive, morte dans un camp de travaux forcés en Ukraine en 1942[6].
En 1968 le Conseil autrichien de la musique lui commande une cantate de l'ONU qui met en musique le texte de la Déclaration universelle des droits de l'homme[3].