Lycée Gustave-Eiffel (Armentières)
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| Type | Lycée |
|---|---|
| Protection |
|
| Ville | Armentières |
|---|---|
| Pays | France |
| Site web | lycee-gustave-eiffel.fr |
| Coordonnées | 50° 41′ 20″ nord, 2° 52′ 19″ est |
|---|---|
Le lycée Gustave-Eiffel est un lycée polyvalent situé à Armentières, dans le département français du Nord. Il succède à une école nationale professionnelle (ENP), créée en , la deuxième du genre, et ouverte en , dans un bâtiment construit par l'architecte Charles Chipiez. Il est partiellement inscrit aux monuments historiques en .

L'École nationale professionnelle (ENP) d'Armentières est créée par un décret pris le par le ministre de l'Instruction publique, Jules Ferry[a]. C'est la deuxième ENP ainsi créée, après celle de Vierzon (créée en et ouverte en , actuel lycée Henri-Brisson) ; elles sont suivies par celles de Voiron (créée en et ouverte en , actuel lycée Ferdinand-Buisson), et celle de Nantes (créée en en prenant la suite de l'institution privée Livet ouverte depuis , actuel lycée Eugène-Livet). Cette première vague de quatre ENP précède la création d'une vingtaine d'autres après la Première Guerre mondiale.
La construction de l'ENP d'Armentières est supervisée par une commission instituée par arrêté du [1]. La construction coûte 1,6 million de francs, dont 400 000 financés par la ville[2]. L'école ouvre ses portes le [3] et est inaugurée officiellement le par le ministre de l'Instruction publique, Eugène Spuller[4]. Elle est inspectée par Félix Pécaut en [5].
La loi de finances du transfère son budget, avec celui des trois autres ENP de l'époque (Vierzon, Voiron et Nantes), du ministère de l'Instruction publique à celui du Commerce et de l'Industrie[6],[7],[b]. Leur statut est fixé par le décret du [8],[c].
C'est une ENP de garçons. Les spécialités qui y sont enseignées sont l'électricité, la fonderie, la forge-soudure, la mécanique générale, la menuiserie et le modelage mécanique[9]. L'effectif est d'environ 350 à 390 élèves à la fin des années et au début des années [10].
Le bâtiment est reconstruit en [11]. L'établissement reçoit la croix de la Légion d'honneur par décret du pour avoir participé à la défense nationale pendant la Première Guerre mondiale[11],[12],[d]. L'insigne lui est remis lors de la fête du cinquantenaire de l'école le par Alfred Jules-Julien, alors ministre des PTT, et jusqu'au mois précédent sous-secrétaire d'État à l'Enseignement technique[13],[14],[15],[16]. C'est le seul lycée civil ainsi décoré en France[17].
Après sa transformation d'ENP en lycée technique d'État en [11], l'établissement est baptisé lycée Jules-Lebleu, du nom de la rue dans lequel il se trouve[18], avant de prendre son nom actuel en en hommage à l'ingénieur Gustave Eiffel[11]. Le bâtiment est réhabilité entre et [11].
Lycée actuel
Le lycée Gustave-Eiffel possède une CPGE de Physique, technologie et sciences de l'ingénieur (PTSI) - Physique-technologie (PT/PT*)[19]. Selon Le Figaro Étudiant, elle se classe 29e sur 63 au niveau national en [20].
Il propose également les BTS suivants[21],[22] :
- Assistance technique d'ingénieur (ATI) ;
- Conception des processus de réalisation de produit (CPRP) ;
- Conception de produits industriels (CPI) ;
- Cybersécurité, informatique et réseaux, électronique (CIEL), ex-Systèmes numériques (SN) ;
- Fonderie ;
- Métiers de la chimie (MC) ;
- Métiers de la mesure (2M).
C'est en le seul lycée du Nord - Pas-de-Calais à proposer une formation en fonderie[23].
Architecture
Le bâtiment est l'œuvre de l'architecte Charles Chipiez. Il fait l'objet d'une restructuration en par l'agence lilloise Relief Architecture de Philippe Escudié et Jean-François Fermaut[24],[25],[26].
Il est partiellement inscrit aux monuments historiques par arrêté du . Les éléments inscrits sont[27] :
- pour l'ensemble architectural construit par Chipiez : les façades et toitures des pavillons d'entrée, des anciennes écoles maternelle et primaire, des pavillons du directeur et de l'économat, du bâtiment principal avec ses pavillons et ses ailes en retour, des ateliers (y compris leurs structures métalliques intérieures) et en totalité la salle des fêtes-gymnase ; les clôtures et portails extérieurs et intérieurs en totalité ;
- pour les bâtiments complétant cet ensemble : les façades et toitures de l'infirmerie et du réfectoire ; les jardins et l'allée d'honneur en totalité.
Art
Le lycée Gustave-Eiffel possède un tirage en fonte émaillée de la statue Le Grand Paysan sculptée par Jules Dalou en [28],[29]. L'œuvre est installée dans la salle Dalou[30].
En , une roue provenant de l'ascenseur du pilier nord de la tour Eiffel est installée au lycée Gustave-Eiffel, don de la société Eiffage[17].
Personnalités
Personnel enseignant
L'école nationale professionnelle est dirigée entre et par Edmond Labbé, personnalité de l'enseignement professionnel et fondateur de l'Association française pour le développement de l'enseignement technique[31].
Pierre Brizon a enseigné dans cette école à partir de , mais après avoir soutenu les grévistes de l'industrie textile d'Armentières et Houplines en - , il est sanctionné et en repart en pour celle de Voiron[32],[33].
La première expérience d'enseignement des époux Bernard Cocula et Anne-Marie Cocula-Vaillières est à l'ENP d'Armentières, pendant quatre ans dans les années [34],[35],[36].
Anciens élèves
Charles Nungesser, qui fut un as de l'aviation française pendant la Première Guerre mondiale, est un ancien élève de l'école, de à . Il en sort diplômé en mécanique. Une plaque commémorative lui rend hommage dans le hall d'honneur du lycée, avec trois autres anciens élèves morts au champ d'honneur[37],[38].
