Le lycée Nanisana est un établissement public d'enseignement secondairemalgache fondé en 1975 à Antananarivo. Il accueille des élèves de la seconde à la terminale et prépare au baccalauréat malgache.
Période contemporaine
La décision de créer un nouveau pôle de scolarisation correspond à la nécessité d'augmenter l'offre scolaire, en raison du nombre croissant de la population due à l’immigration des habitants venus des sous-préfectures avoisinantes. Le lycée a ouvert en 1975, sur un site historique où fut célébré, à la fin du XVIIIesiècle, le mariage de Ravaonimerinasoa, fille du roi Andrianampoinimerina (1787-1810) avec Andrianamboatsimarofy[1]. Avant d'être un lycée, le bâtiment avait abrité une gare routière, desservant les parties orientale et méridionale de Madagascar.
Le lycée est situé dans le quartier Iadiambola Nanisana (5earrondissement). Ce lycée affiche en 2013 les meilleurs taux de réussite au baccalauréat malgache, soit 75%[2].
Les bâtiments
Le lycée possède 34 salles de classe aménagées, ainsi qu'une bibliothèque, une salle informatique avec une connexion internet, une salle d'étude et un terrain de sport. Le campus est organisé sur cinq bâtiments, dont l'un est réservé à l'administration.
Salle informatique
CDI
terrain de sport
salle de classe
bâtiment
Structure pédagogique
Le lycée affiche aujourd’hui un nombre aux environs de 1 700 élèves, en augmentation par rapport aux effectifs de 2013 qui étaient de 1 544 élèves.
Niveau
Nombre de classes
Nombre d’élèves
2de
13
751
1re
9
431
Tle
7
362
Total
28
1 544
Les partenariats pédagogiques et institutionnels
Le lycée coopère avec plusieurs partenaires, notamment la France, par le biais de relations avec le département de La Réunion, et le Japon.
Partenariat avec le département de La Réunion
Depuis 2013, le Conseil général de La Réunion par le biais de La MAPEF[3], met à la disposition du lycée Nanisana des animateurs en français afin de renforcer la francophonie en favorisant la communication (expression théâtrale , ateliers d’écriture, jeux, chansons, etc. ) et préparer les élèves aux différents concours qui ont lieu sur Madagascar comme "la compétition nationale de français"[4] ou "Dis-moi dix mots", concours de création littéraire[5].
C'est en premier lieu au lycée de Nanisana que le dispositif des AELF (animateurs en langue française) a été expérimenté[6], au regard de son succès, il a été exporté dans d'autres lycées de l'Île comme dans le lycée Gallieni d'Andohalo[7].
Le lycée a ainsi accueilli des représentants français, notamment Roland Robert du Conseil général de La Réunion et Véronique de Rohan-Chabot, du service de coopération et d’action Culturelle de l'Ambassade de France à Tananarive, qui ont offert des ouvrages scolaires et du matériel didactique, afin de doter le club d'outils nécessaires à son animation[8]:
Partenariat avec le Japon
Aussi depuis 2013, le test d'aptitude en japonais (JLPT: The Japanese Language Proficiency Test) se déroule dans ce lycée avec la coopération de l'Ambassade du Japon, cet examen est la plus grande épreuve de langue japonaise au monde[réf.nécessaire].
Le chargé d'affaires de l'ambassade du Japon M. Takanari Kakuda s'est rendu en personne pour féliciter le travail effectué dans le lycée et apporter son soutien. Le premier soutien a été de financer la construction d'un nouveau bâtiment, une grande cérémonie a eu lieu le pour son inauguration[9]:
Annexe
Bibliographie
Claire Charline Ranorosoa, Obstacles à l'enseignement de l'histoire: cas du lycée Nanisana, université d'Antananarivo, 2006 (mémoire de fin d’études pour l’obtention du Certificat d’aptitude pédagogique de l’École normale supérieure) [lire en ligne]
G. S Chapuis et E. Ratsimba, Histoire des rois, Tananarive, 1953, trad. Tantaran’ny Andriana.
D. Ranaivoson, Madagascar: dictionnaire des personnalités historiques, Antananarivo, 2011.