Lydie Koch-Miramond

astrophysicienne française (1931-2023) From Wikipedia, the free encyclopedia

Lydie Koch-Miramond, née le à Paris et morte le à Saint-Rémy-lès-Chevreuse, est une astrophysicienne française, pionnière dans l’étude des rayonnements cosmiques au sein du Commissariat à l’énergie atomique (CEA). Elle a joué un rôle majeur dans le développement de l'astrophysique spatiale française[1].

Nom de naissance
Lydie Berthe MiramondVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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Biographie

Lydie Miramond est diplômée de l'École supérieure de physique et de chimie industrielles de Paris (ESPCI)[2], où elle termine seconde de sa promotion en 1954. Elle rejoint ensuite le Service d’électronique physique du CEA, dirigé par Jacques Labeyrie, et collabore avec le physicien italien Beppo Occhialini, spécialiste des rayonnements cosmiques[1].

Photographie couleurs d'un ballon de grande taille, dans lequel se reflète la terre bleutée et l'espace sombre
Ballon de haute altitude

Elle contribue à plusieurs programmes de vols stratosphériques[1] : le premier permet la découverte des premiers électrons galactiques (1963) ; un vol supplémentaire confirme les observations (1965) ; un autre, trans-méditerranéen, mène à la première mesure des positrons du rayonnement cosmique galactique (1967).

En 1975, sous son impulsion, deux vols du ballon ISOFER sont réalisés, précurseurs de l’instrument installé sur le satellite de la NASA HEAO‑3‑C, lancé en 1979[3]. Cet instrument permet d’étudier les noyaux lourds du rayonnement cosmique grâce au champ géomagnétique. Elle s'en explique dans une vidéo sur le site du CEA[4].

En 1967, le Service d’électronique physique est divisé en deux sections, dont une Section d'astrophysique du CEA à Saclay que Lydie Koch-Miramond dirige jusqu’en 1979.

Durant toute sa carrière, elle joue un rôle primordial pour le développement de nouvelles technologies de détecteurs[1] : instruments pour l’étude du rayonnement cosmique et des rayons gamma, astronomie des rayons X, détecteurs en Ge(Li) pour les X durs et en Si(Li) pour les X mous, détection de la raie d’annihilation électrons–positrons, détecteurs CCD…

Elle devient conseillère scientifique à la Direction des sciences de la matière du CEA et responsable du groupe de travail « Éthique des sciences » au sein d’Euroscience[5]. Elle préside la Commission des Droits de l’Homme et des questions éthiques de la Société française de physique créée en 1990[6],[7].

Engagée pour les droits humains, Lydie Koch-Miramond contribue, après un colloque sur la Chine contemporaine organisé notamment par Amnesty International en 1990, à l'ouvrage La Chine et les droits de l'homme[8]. En 2002, elle signe un appel dans Le Monde avec 2 500 personnalités « pour une paix juste et immédiate au Proche-Orient »[9].

Publications

Ses publications scientifiques sont accessibles via ResearchGate[10].

Bibliographie

  • Christine Nguyen Tri (compte-rendu), « Lydie Koch-Miramond, Jean-Pierre Cabestan, Françoise Aubin et Yves Chevrier (coord.), La Chine et les droits de l'homme, préface de Fang Lizhi. 1991 », Études chinoises. 漢學研究, vol. 11, no 1, , p. 210–212 (lire en ligne, consulté le ).
  • Rafael Encinas de Munagorri, « Les scientifiques et les droits de l’Homme, sous la direction de Lydie Koch-Miramond et Gérard Toulouse », Revue trimestrielle des droits de l’homme, , p. 323 (HAL hal-889462, lire en ligne [PDF]).

Distinctions et hommages

En 2026, elle est choisie pour figurer dans la liste des 72 femmes scientifiques dont le nom figurera sur la tour Eiffel à côté des noms des 72 hommes scientifiques qui y figurent depuis sa construction[13].

Notes et références

Annexes

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