Saclay

commune française du département de l'Essonne From Wikipedia, the free encyclopedia

Saclay (prononcé [saklɛ] Écouter) est une commune française, située dans le département de l'Essonne, en région Île-de-France.

Faits en bref Administration, Pays ...
Saclay
Saclay
L’hôtel de ville.
Blason de Saclay
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Essonne
Arrondissement Palaiseau
Intercommunalité CA Paris-Saclay
Maire
Mandat
Pierre Bot
2025-2026
Code postal 91400
Code commune 91534
Démographie
Gentilé Saclaysiens
Population
municipale
4 437 hab. (2023 en évolution de +10,13 % par rapport à 2017)
Densité 325 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 43′ 51″ nord, 2° 10′ 21″ est
Altitude Min. 108 m
Max. 161 m
Superficie 13,65 km2
Type Ceinture urbaine
Unité urbaine Paris
(banlieue)
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Gif-sur-Yvette
Législatives 5e circonscription de l'Essonne
Localisation
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Saclay
Géolocalisation sur la carte : France
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Saclay
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Saclay
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Saclay
Liens
Site web https://www.saclay.fr/
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    La commune, située à dix-neuf kilomètres au sud-ouest de Paris, se trouve au cœur du plateau de Saclay, qui accueille depuis l'après-guerre un grand nombre d'institutions de recherche scientifique et de grandes écoles, ainsi que le centre CEA de Saclay.

    Elle est également au cœur d'une vaste opération d'aménagement visant à créer une grappe industrielle nommée Paris-Saclay.

    Géographie

    Situation

    Saclay est un village du plateau de Saclay situé à dix-neuf kilomètres au sud-ouest de Paris-Notre-Dame, point zéro des routes de France, vingt-deux kilomètres au nord-ouest d'Évry, cinq kilomètres à l'ouest de Palaiseau, douze kilomètres au nord-ouest de Montlhéry, dix-sept kilomètres au nord-ouest d'Arpajon, vingt-six kilomètres au nord-ouest de Corbeil-Essonnes, vingt-six kilomètres au nord-est de Dourdan, trente kilomètres au nord-ouest de La Ferté-Alais, trente-trois kilomètres au nord d'Étampes, quarante-deux kilomètres au nord-ouest de Milly-la-Forêt.

    Le sentier de grande randonnée de pays des Vallées de l'Essonne traverse la ville.

    La commune se trouve dans l'aire d'attraction de Paris ainsi que dans son unité urbaine et son bassin de vie. Elle est la ville-centre de sa zone d'emploi[I 1]

    Communes limitrophes

    Les communes limitrophes sont Bièvres, Gif-sur-Yvette, Jouy-en-Josas, Orsay, Palaiseau, Saint-Aubin, Toussus-le-Noble, Vauhallan et Villiers-le-Bâcle.

    Relief et géologie

    La superficie de la commune est de 13,65 km2 ; son altitude varie de 108 à 161 mètres[1].

    La ville s'étend sur le plateau de Saclay qui est encore aujourd'hui, aux portes de Paris, une grande surface agricole.

    Hydrographie

    Carte hydrographique de la commune.

    La commune est marquée par la présence de l'étang de Saclay, sur le ruisseau de Vauhalan, un des éléments du système hydraulique du parc du château de Versailles.

    Il est également alimenté par la rigole des Yvelines et la rigole Domaniale. La rigole de Corbeville tangente au sud le territoire communal et la rigole de Favreuse débute au Val d'Albian, au nord de la commune.

    Climat

    En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à 150 mm) et un hiver froid (3,5 °C)[3].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 679 mm, avec 10,8 jours de précipitations en janvier et 8 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Toussus-le-Noble à km à vol d'oiseau[4], est de 11,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 677,0 mm[5],[6]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[7].

    Davantage d’informations Mois, jan. ...
    Statistiques 1991-2020 et records TOUSSUS LE NOBLE (78) - alt : 154m, lat : 48°45'02"N, lon : 2°06'48"E
    Records établis sur la période du 01-01-1965 au 03-12-2023
    Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
    Température minimale moyenne (°C) 1,6 1,4 3,5 5,5 8,9 12,1 13,9 13,6 10,6 8 4,5 2,1 7,1
    Température moyenne (°C) 4,2 4,7 7,8 10,6 14,1 17,4 19,6 19,4 15,8 11,9 7,4 4,6 11,5
    Température maximale moyenne (°C) 6,7 8 12,1 15,8 19,3 22,8 25,2 25,2 21 15,9 10,4 7,1 15,8
    Record de froid (°C)
    date du record
    −17,4
    17.01.1985
    −12,8
    07.02.1991
    −10,2
    13.03.13
    −5,1
    12.04.1986
    −2
    03.05.1967
    1,6
    04.06.1991
    4,9
    09.07.1965
    4,7
    21.08.14
    1,1
    30.09.1995
    −4,2
    30.10.1985
    −11,3
    30.11.1969
    −14
    31.12.1970
    −17,4
    1985
    Record de chaleur (°C)
    date du record
    15,1
    28.01.02
    21,1
    27.02.19
    25,1
    31.03.21
    28,3
    20.04.18
    31,7
    27.05.05
    37,5
    21.06.17
    40,8
    25.07.19
    39,3
    12.08.03
    35,1
    09.09.23
    29,8
    01.10.1985
    20,7
    01.11.14
    16,7
    07.12.00
    40,8
    2019
    Précipitations (mm) 55,3 46,9 49,5 49,6 68,2 55,4 53,3 58,2 52,1 61,3 60,8 66,4 677
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    Source : « Fiche 78620001 », sur donneespubliques.meteofrance.fr, edité le : 06/12/2023 dans l'état de la base

    Milieux naturels et biodiversité

    Étangs de Saclay.

    Les étangs de Saclay appartiennent au ministère de la Défense. L'Étang Vieux est classé réserve ornithologique. Ce lieu de refuge abrite de nombreuses espèces d'oiseaux (au cours des dix dernières années 224 espèces ont été aperçues sur les 328 existant en France). Ces oiseaux peuvent être visibles depuis la digue qui sépare les deux étangs.

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Saclay est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[8].

    Elle appartient à l'unité urbaine de Paris[Note 1], une agglomération inter-départementale regroupant 407 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 2],[9],[I 1].

    Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[I 1]. Cette aire regroupe 1 929 communes[10],[11].

    Occupation des sols

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

    Davantage d’informations Type d’occupation, Pourcentage ...
    Occupation des sols en 2018
    Type d’occupation Pourcentage Superficie
    (en hectares)
    Tissu urbain discontinu 8,4 % 115
    Zones industrielles ou commerciales
    et installations publiques
    15,5 % 212
    Équipements sportifs et de loisirs 1,1 % 15
    Terres arables hors périmètres d'irrigation 64,9 % 890
    Systèmes culturaux et parcellaires complexes 2,8 % 39
    Forêts de feuillus 2,5 % 34
    Plans d'eau 4,8 % 66
    Source : Corine Land Cover[12]
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    Lieux-dits, écarts et quartiers

    La commune est découpée en deux villages :

    Habitat et logement

    En 2021, le nombre total de logements dans la commune était de 1 695, alors qu'il était de 1 511 en 2016 et de 1 215 en 2011[I 2].

    Parmi ces logements, 93,9 % étaient des résidences principales, 1,7 % des résidences secondaires et 4,4 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 71,5 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 27,7 % des appartements[I 3].

    Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Saclay en 2021 en comparaison avec celle de l'Essonne et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (1,7 %) par rapport au département (1,9 %) et à la France entière (9,7 %).

    Davantage d’informations Typologie, Essonne ...
    Le logement à Saclay en 2021.
    Typologie Saclay[I 3] Essonne[I 4] France entière[I 5]
    Résidences principales (en %) 93,9 91 82,2
    Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 1,7 1,9 9,7
    Logements vacants (en %) 4,4 7,2 8,1
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    La commune ne respecte pas les obligations qui lui sont faites par l'article 55 de la loi SRU de disposer d'au moins 25 % de son parc de résidences principales constituées de logements sociaux. Elle a toutefois engagé un vigoureux effort de rattrapage, passant de 8,73 % en 2008 à 15,96 % en 2019[13].

    Voies de communication et transports

    Carte des infrastructures de transport de la commune.

    Infrastructures routières

    Le principal axe routier desservant la commune est la route nationale 118.

    Transports collectifs

    La commune est desservie par les lignes 91-10 et 91-11 du réseau de bus Île-de-France Ouest, les lignes 6135, 6173 et 6174 du réseau de bus de Vélizy Vallées et par les lignes 9, 10, 16 et 91-06 du réseau de bus Paris Saclay.

    Un service de vélos électriques partagés Zoov[14] est proposé sur le plateau de Saclay depuis janvier 2019[15].

    La commune sera aussi desservie par la ligne 18 du métro de Paris à la station Christ de Saclay.


    Toponymie

    Panneau d'entrée.

    Le nom de la localité est attesté sous les formes Sarclitas au VIIe siècle[16], Sarcleyum en 1232[17], Sacleyum[17], Sarcleium[17], Sarcleya[17], Sarcleyo au XIIIe siècle[18], Sarcloi[17], Saclé[17].

    La commune est instituée par la Révolution française sous sa dénomination actuelle[1].

    On a parfois attribué à Saclay, la localisation du Salioclitæ indiqué sur l'Itinéraire d'Antonin, du IIIe – IVe siècle, mais il semble plutôt qu'il corresponde à Saclas (Essonne, Sarclitas en 635) dont les formes anciennes montrent qu'elle partage la même étymologie[19],[20] et où une borne romaine a d'ailleurs été trouvée.

    Selon toute vraisemblance, c'est une formation toponymique gauloise, mais les éléments qui la composent n'ont pas pu être identifié avec certitude et le sens exact du toponyme nous échappe.

    On décompose généralement en Salio-clita. Albert Dauzat considère le premier élément Salio- comme obscur et propose sans conviction le gaulois clita « haie », Marianne Mulon donne une signification un peu différente à cet élément gaulois *clita (qu'elle estime non attesté) qui a abouti à claie[16], mot français ayant (eu) divers sens « treillis servant à divers usages » ou encore « treillage qui ferme un champ, un pâturage »[21] (dérivés clayon, clayonnage « claie formée de pieux et de branchages entrelacés servant à soutenir les terres, à fermer un passage ou à lutter contre l'action érosive des eaux sur les berges des rivières »).

    Ces deux auteurs restituent ce mot gaulois de manière inexacte, il s'agit de *clēta[22],[23] et non de clita qui est une forme du latin médiéval (conjointement à clida et cleda chez Du Cange). On reconstruit aussi *klēta ce qui revient au même[21]. Ce mot gaulois a des correspondances dans toutes les langues celtiques : ancien irlandais cliath « claie, rangée », gallois clwyd « barrière », moyen cornique cluit « cleta », breton kloued(enn) « haie ». Il se poursuit également dans la quasi-totalité des langues et des dialectes romans.

    Camille Jullian voyait dans Salio-clita un « trou salé », comme le plateau en contient encore[24]. Il identifie dans Salio-, le mot signifiant « sel », suivi par Xavier Delamarre[25]. En revanche, il n'y a pas de terme clita signifiant « trou », mais un *clita, *clitos voulant dire « pilier »[25], d'où le sens global de « pilier de sel », parallèle selon cet auteur à *isarno-clitos (isarnou-clitos, Vichy) « pilier de fer ». Trou se disait *clutso- en gaulois[25], terme ayant des correspondances en celtique insulaire au sens d'« oreille ». Il s'est en outre perpétué dans certaines langues romanes, notamment en France pour se fixer également dans la toponymie en tant que le Clot, Clot, la Clotte, le Cluzeau, etc.

    La mention relativement tardive de la forme Salioclita, peut cependant laisser supposer la forme évoluée d'un plus ancien Salicocleta, avec l'amuïssement du c de salico- « saule », d'où le sens global de « claie en (bois de) saule ».

    Histoire

    Moyen Âge

    L'origine de la commanderie de Saclay remonte à 1194 quand la noble dame Osanne la Vilaine donne aux Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem tout ce qu'elle possédait à Saclay pour 20 livres parisis[26],[27]. En , Gaudefroy et Adeline Pasquier de Vaucresson renoncent à leur droit et permettent à Guillaume de Saclay de donner sa terre de Saclay aux Hospitaliers[28],[27]. En 1228, Amauray d'Issy donne 43 arpents de terre à Saclay avec les droits de champart et de cens [29],[27]. En 1234, Milon de Repenti donne la dîme des Arpentis et en 1306, 20 arpents de terre à Villedomble avec quatre livres et 8 sols par an à prendre sur Villiers-sous-Châteaufort[27].

    Temps modernes

    Au XVIe siècle, le membre de Saclay du prieuré hospitalier de Saint-Jean de Latran consiste en une ferme avec 300 arpents de terre. Elle est détruite par un incendie en 1633 et n'est pas reconstruite. Les terres affermées rapportaient en 1757, 3 600 Livres[30].

    L'ingénieur Gobert, intendant des bâtiments du roi Louis XIV, a l'idée de recueillir les eaux de pluie tombant sur le plateau de Saclay, d'altitude plus élevée que Versailles, pour alimenter les bassins du parc de Versailles[31]. Des rigoles y sont creusées et ces dispositifs sont dénommés la rivière du Roi Soleil.

    En 1648, Louis XIV y fait creuser un étang («Étang vieux ») où s'écoulent les eaux des environs, et un canal qui les conduit à Versailles.

    En 1680, Vauban (successeur de Gobert en 1684), crée une digue avec chaussée de 780 mètres et l'eau est acheminée à Versailles par les aqueducs de Villedomble, du Plessis et de Buc (encore visible). Il fait construire l'étang de Villiers qui est réuni à l’étang de Saclay (« Étang vieux ») par l'aqueduc "des mineurs". C'est aussi à cette époque que l'on creuse un deuxième étang, appelé « Étang neuf ». Le roi fait construire un pavillon et, sur la digue, un rendez-vous de chasse.

    Au XVIIIe siècle, 82 % du territoire est agricole.

    Époque contemporaine

    Au XIXe siècle existent deux distilleries[32].

    À l'écart du chemin de fer et des voies de communication, Saclay n'est pas gagné par l'urbanisation parisienne.

    En 1945, le général de Gaulle décide la création du Commissariat à l'énergie atomique[33]. Dès 1947, la construction du centre CEA de Saclay commence. L'architecte du centre est Auguste Perret. Le centre d'études nucléaires du CEA-Saclay compte actuellement[Quand ?] plus de 4 000 permanents (il a frôlé les 10 000 permanents dans les années 1960).

    En 1946, le fort de Villeras, construit en 1870, accueille le centre d'essai des propulseurs.

    En 1995, la caisse nationale militaire de Sécurité sociale développe l'établissement de santé de La Martinière.

    Depuis 2006, Saclay se trouve au cœur du projet de grappe industrielle Paris-Saclay, engagée par l’État dans le cadre des investissements d'avenir. L'objectif est de réaliser une Silicon Valley française, mêlant recherche de pointe et entreprises pour créer l'un des plus grands pôles d'innovation au monde. L'Université Paris-Saclay regroupera plus de 60 000 étudiants et 11 000 chercheurs, et accueillera de nouveaux établissements dans les années à venir, comme l’École centrale Paris, AgroParisTech ou l'ENS Cachan.

    Le 12 juillet 2017, le site de Paris-Saclay est choisi par le gouvernement pour accueillir l'exposition universelle de 2025[34], projet qui finalement n'a pas lieu, l'exposition se tenant à Osaka au Japon.

    Politique et administration

    Position de Saclay en Essonne.

    Rattachements administratifs et électoraux

    Rattachements administratifs

    Antérieurement à la loi du 10 juillet 1964[35], la commune faisait partie du département de Seine-et-Oise. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département de l'Essonne et à son arrondissement de Versailles après un transfert administratif effectif au [I 1].

    Elle faisait partie de 1801 à 1967 du canton de Palaiseau. Lors de la mise en place de l'Essonne, la ville intègre le canton de Bièvres[1]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

    Rattachements électoraux

    Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Gif-sur-Yvette[I 1].

    Pour l'élection des députés, elle fait partie de la cinquième circonscription de l'Essonne.

    Intercommunalité

    Saclay était membre de la communauté d'agglomération du Plateau de Saclay, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 2002 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

    Dans le cadre des dispositions de la Loi de modernisation de l'action publique territoriale et d'affirmation des métropoles (loi MAPTAM) du 27 janvier 2014, qui prévoit la généralisation de l'intercommunalité à l'ensemble des communes et la création d'intercommunalités de taille importante, notamment en Île-de-France afin d'équilibrer leurs relations avec la Métropole du Grand Paris, le Schéma régional de coopération intercommunale prévoit la fusion de[36] :
    - la communauté d'agglomération du Plateau de Saclay ;
    - et la communauté d'agglomération Europ'Essonne ;
    auxquelles se sont jointes les communes de Verrières-le-Buisson et Wissous (antérieurement membres de la communauté d'agglomération des Hauts-de-Bièvre)

    Cette fusion intervient le , formant la communauté d'agglomération Paris-Saclay [37], dont est désormais membre la commune[I 1].

    Élections municipales et communautaires

    Élections les plus récentes

    • Lors des élections municipales de 2014 dans l'Essonne, la liste DVD menée par le maire sortant Christian Page est la seule candidate et obtient la totalité des suffrages exprimés, avec 992 voix. La liste est donc élue en totalité, et 3 de ses membres siègent au conseil communautaire.
      Lors de ce scrutin, 48,07 % des électeurs se sont abstenus et 27,17 % des votants ont choisis un bulletin blanc ou nul[38].
    • Au premier tour des élections municipales de 2020 dans l'Essonne, la liste DIV menée par le maire adjoint Michel Senot obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 871 voix (61,48 %, 22 conseillers municipaux élus, dont 1 communautaire), devançant très largement celle, également DIV, menée par Éric Raymond, qui a recueilli 546 voix (38,53 %, 5 conseillers municipaux).
      Lors de ce scrutin marqué par la pandémie de Covid-19 en France, 49,15 % des électeurs se sont abstenus[39].

    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
             
    1829 1840 Joseph Constant Decauville[40]   Propriétaire cultivateur
    1840 décembre 1881 Alexis Pigeon[40]   Cultivateur
    Conseiller d'arrondissement (1871 → 1877)
    Chevalier de la Légion d'honneur[41]
    Mort en fonction
             
    mai 1929 mars 1952 Charles Thomassin[42]    
             
    ca. 1966   M. Thomas[43]    
    mars 1977 mars 2001 Louis Chavernoz[Note 4] DVD Chevalier de l'Ordre national du Mérite[44]
    mars 2001 mars 2008 Georges Szymkowiak PS  
    mars 2008 mai 2020 Christian Page UMPLR Retraité
    mai 2020 avril 2025[45],[46] Michel Senot SE Cadre dirigeant retraité
    Vice-président de la CA Paris-Saclay (2020 → 2025)
    Mort en fonction
    mai 2025[47] en cours
    (au 14 mai 2025)
    Pierre Bot   Agriculteur
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    Autres élections

    Élections présidentielles :

    Élections législatives, résultats des deuxièmes tours :

    Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores :

    Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores :

    Élections cantonales et départementales, résultats des deuxièmes tours :

    Référendums :

    Jumelages

    Saclay a développé des associations de jumelage avec :

    Équipements et services publics

    Espace public

    La commune a été récompensée par une fleur au palmarès 2011 du concours des villes et villages fleuris[63]. L'étang au centre du territoire et ses berges boisées ont été recensés au titre des espaces naturels sensibles par le conseil général de l'Essonne[64].

    Enseignement

    Les élèves de Saclay sont rattachés à l'académie de Versailles.

    La commune dispose sur son territoire des écoles maternelles du Bourg et du Val d'Albian et des écoles élémentaires Irène-et -Frédéric-Joliot-Curie et Victor Hugo[65]. En 2011 un centre de loisir a ouvert ses portes[réf. nécessaire].

    Santé

    La commune accueille l'établissement de santé La Martinière[66] qui dispose de cent vingt lits dont quatre-vingt de soins de suite (SSR) et quarante de maison de retraite (EHPAD)[67] certifié par la haute autorité en santé[68].

    Population et société

    Démographie

    Les habitants sont appelés les Saclaysiens et les Saclaysiennes[69].

    Évolution démographique

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[70]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[71].

    En 2023, la commune comptait 4 437 habitants[Note 5], en évolution de +10,13 % par rapport à 2017 (Essonne : +3,27 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    443413372360324345303352354
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    318378369410514472580532485
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    5624234134855065126176171 059
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
    1 6661 9912 0371 8652 8942 8833 0033 0133 637
    Davantage d’informations - ...
    2017 2022 2023 - - - - - -
    4 0294 3804 437------
    Fermer
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[72].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Pyramide des âges

    En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 39,4 %, soit en dessous de la moyenne départementale (39,9 %). De même, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 17,8 % la même année, alors qu'il est de 20,1 % au niveau départemental.

    En 2018, la commune comptait 2 019 hommes pour 2 079 femmes, soit un taux de 50,73 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,02 %).

    Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

    Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
    Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[73]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,2 
    90 ou +
    1,5 
    4,6 
    75-89 ans
    5,3 
    12,2 
    60-74 ans
    11,8 
    21,1 
    45-59 ans
    20,6 
    21,7 
    30-44 ans
    22,2 
    16,1 
    15-29 ans
    14,7 
    24,1 
    0-14 ans
    24,0 
    Fermer
    Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
    Pyramide des âges du département de l'Essonne en 2022 en pourcentage[74]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,5 
    90 ou +
    1,4 
    5,5 
    75-89 ans
    7,3 
    13 
    60-74 ans
    14 
    19,8 
    45-59 ans
    19,3 
    19,9 
    30-44 ans
    20,2 
    20,1 
    15-29 ans
    18,3 
    21,1 
    0-14 ans
    19,5 
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    Cultes

    L'église Saint-Germain.

    La paroisse catholique de Saclay est rattachée au secteur pastoral de l'Yvette-Gif-Orsay et au diocèse d'Évry-Corbeil-Essonnes. Elle dispose de l'église Saint-Germain[75].

    Médias

    L'hebdomadaire Le Républicain relate les informations locales. La commune est en outre dans le bassin d'émission des chaînes de télévision France 3 Paris Île-de-France Centre, IDF1 et Téléssonne intégré à Télif.

    Économie

    Saclay est le lieu de fabrication des fils métalliques d'iridium 192, utilisés en curiethérapie.

    Le centre CEA de Saclay est le plus grand centre de recherches civil du Commissariat à l'Énergie Atomique (plus de 7 000 salariés permanents).

    Un hôtel Novotel Saclay est situé sur la commune.

    Emplois, revenus et niveau de vie

    En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 56 223 , ce qui plaçait la commune au 86e parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole et au onzième rang départemental[76].

    Davantage d’informations Agriculteurs, Artisans, commerçants, chefs d’entreprise ...
    Répartition des emplois par catégories socioprofessionnelles en 2006.
      Agriculteurs Artisans, commerçants,
    chefs d’entreprise
    Cadres et professions
    intellectuelles supérieures
    Professions
    intermédiaires
    Employés Ouvriers
    Saclay 0,2 % 1,7 % 38,0 % 28,2 % 16,2 % 15,7 %
    Zone d’emploi d’Orsay 0,2 % 3,7 % 36,2 % 26,2 % 21,4 % 12,3 %
    Moyenne nationale 2,2 % 6,0 % 15,4 % 24,6 % 28,7 % 23,2 %
    Répartition des emplois par secteurs d’activités en 2006.
      Agriculture Industrie Construction Commerce Services aux
    entreprises
    Services aux
    particuliers
    Saclay 3,1 % 7,6 % 9,2 % 5,0 % 60,1 % 3,7 %
    Zone d’emploi d’Orsay 1,0 % 13,4 % 3,8 % 18,1 % 30,5 % 5,4 %
    Moyenne nationale 3,5 % 15,2 % 6,4 % 13,3 % 13,3 % 7,6 %
    Sources : Insee[77],[78],[79]
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    L'IDH-2[C'est-à-dire ?] de Saclay en 2013 est de 0,687/1[80]

    Culture locale et patrimoine

    Patrimoine architectural

    • Le pavillon de l'Étang daté du XVIIe siècle a été classé aux monuments historiques le [81].
    • L'église Saint-Germain : XIIe siècle, remaniée ensuite.
    • Le Christ-de-Saclay (XVIIIe siècle) : placé au carrefour le plus important, il est démonté à la Révolution après avoir été criblé de plomb. Une copie le remplace aujourd'hui.
    • La Tour Saint-Germain : échauguette du XVe siècle marquant l'ancien périmètre du village ; probablement, un des plus vieux bâtiments civils de l'endroit.
    • Le manoir d'Orsigny

    Personnalités liées à la commune

    Différents personnages publics sont nés, décédés ou ont vécu à Saclay :

    Héraldique

    Davantage d’informations Blason, Détails ...
    Blason de Saclay Blason
    De gueules à une représentation d'un atome, le noyau d'or, accompagné de quatre électrons d'argent sur leurs orbites de sable; au chef d'azur soutenu d'une divise ondée d'argent, chargé d'un écusson de sable, à trois besants d'argent, accosté de deux fleurs de lis d'or[82].
    Détails
    * Il y a là non-respect de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives (écusson de sable sur chef d'azur).
    Le statut officiel du blason reste à déterminer.
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    Pour approfondir

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    Bibliographie

    • Le patrimoine des communes de l'Essonne - tome 1, Paris, Editions Flohic, , 1053 p. (ISBN 2-84234-126-0), « Saclay », p. 94–103
    • The de Saint-Phalle, Saclay prépare l'an 2000, Revue de Paris,
    • Collectif d'auteurs, Nouveau guide vert de la vallée de la Bièvre : Verrières-le-Buisson - Igny - Vauhallan - Jouy-en-Josas - Saclay - Les Loges-en-Josas - Buc - Guyancourt - Bièvres, Amis de la vallee de la Bièvre,
    • Jacques de Givry, La vallée de la Bièvre et le plateau de Saclay, JdG, (ISBN 9782950132628)
    • Eugène Mannier, Les commanderies du grand prieuré de France d'après les documents inédits conservés aux archives nationales à Paris, Paris, (lire en ligne)

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Related Articles

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