Lykoúrgos Logothétis
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Λυκούργος Λογοθέτης |
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Lykoúrgos Logothétis (grec moderne : Λυκούργος Λογοθέτης) né Geórgios Paplomatás (Γεώργιος Παπλωματάς) le 10 février 1772 ( dans le calendrier grégorien) sur Samos et mort le 25 mai 1850 ( dans le calendrier grégorien) était un combattant et homme politique grec qui participa à la guerre d'indépendance grecque.
Il fit d'abord une carrière dans l'administration phanariote au service de l'Empire ottoman, à Constantinople et en Moldavie. Dans la décennie 1800-1810, il s'impliquant dans le conflit politique entre progressistes et réactionnaires qui divisait son île natale. La victoire des réactionnaires lui valut deux exils : sur le mont Athos puis à Smyrne.
En 1819, il fut initié dans la Filikí Etería. Il s'impliqua ensuite très fortement dans la guerre d'indépendance grecque. Il joua un rôle prépondérant dans le déclenchement du massacre de Chios.
Issu d'une des grandes familles de Samos, Geórgios Paplomatás fut éduqué à Karlóvasi sur son île natale avant de rejoindre Constantinople en 1788. Là, il travailla pour les Phanariotes jusque 1795-1796. Il eut ensuite un poste dans l'administration phanariote de la Principauté de Moldavie, d'abord pour Constantin Ypsilántis (1796-1802) puis pour Alexandre Șuțu (1802). Ce fut ce dernier qui le promut au titre de « logothète ». Il fut alors de plus en plus appelé Geórgios Logothétis. Il revint dans la capitale ottomane en 1802, lorsque Șuțu se fiança à Euphrosyne, la fille d'Alexandre Kallimachis. Il y resta jusqu'en 1805[1].
Cette année-là, une délégation samiote se rendit à Constantinople car l'île était déchirée entre deux factions : les « Carmagnoles » (en référence à la chanson révolutionnaire française), le parti progressiste et les « Kallikantzari », le parti réactionnaire des propriétaires terriens. Geórgios Logothétis passa l'été 1805 sur l'île, s'impliquant dans la lutte entre les deux factions, du côté des « Carmagnoles ». Il fut à nouveau à Constantinople de l'automne 1805 à l'été 1808[1]. En 1807, les « Kallikantzari » l'emportèrent sur l'île et en profitèrent pour essayer de se débarrasser de Logothétis : d'abord une tentative d'assassinat puis une pour le faire condamner à mort. Après avoir échoué en 1807, ils renouvelèrent leurs tentatives au début de l'été 1808. En novembre, les « Kallikantzari » réussirent enfin à se débarrasser de lui : il fut condamné à l'exil sur le mont Athos. Il passa 1809 et 1810 au monastère de Vatopedi[2].
Au printemps 1811, il était de retour sur son île. Là, il se lia avec le kapétan Stamátis Georgiádis (el). L'année suivante, il était à la tête de l'ouest de Samos. Au printemps 1813, les « Kallikantzari » tentèrent de l'assassiner pour la quatrième fois. À l'été 1814, il fut arrêté et enfermé une semaine à Vathy avant d'être à nouveau expulsé. Il réussit à s'enfuir et se réfugia à Smyrne où il s'installa comme médecin-pharmacien. Il y vécut de 1814 à 1821[2].
Durant son exil, Geórgios Logothétis fut initié en 1819 dans la Filikí Etería par Aristídis Pappás (el) et prit le nom de guerre Lykoúrgos (Lycurgue)[3].
Le 17 ou , le kapétan Constantín Lachaná déclencha à Vathy l'insurrection contre les Ottomans. Lykoúrgos, qui avait quitté Smyrne le , débarqua sur Samos le 24 du même mois. Le , était créée l'« Organisation Militaire et Politique de l'Île de Samos » (Στρατοπολιτικό Διοργανισμό της νήσου Σάμου) et Lykoúrgos en devenait « Administrateur Universel et Général » (Γενικός Διοικητής και Στρατηγός). En , la milice samiote repoussa la tentative ottomane de débarquement menée par le capitan pacha (amiral de la flotte ottomane), Kara-Ali. Lykoúrgos fut promu « Archigénéral de Samos » (Aρχιστράτηγος του Σάμου) par Dimítrios Ypsilántis[3].
