Léa Rivière
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En 2016, sous le nom de Loup Rivière, elle participe à la fondation de la collective dance for plants[1], un groupe de recherche international qui facilite différents types de rassemblements autour des relations entre les plantes et les humains[2],[3]. Le collectif propose des workshops et des performances dans des jardins, des écoles, des forêts, des appartements et des musées[3]. Il a été en résidence au Laboratory for Aesthetics and Ecology au Danemark et a travaillé dans différentes universités et centres d'arts en Europe et en Amérique du Nord[3].
En 2023, elle fait paraître son premier livre, L'odeur des pierres mouillées, un recueil de quatre textes aux éditions du Commun[4]. L'ouvrage, situé dans la lignée des écrits de Monique Wittig – notamment Les Guérillères[1] – propose selon Libération
« un réseau mycélien de réflexions théoriques sur l’écologie, le genre, la sexualité ou le désir amoureux[1] »
Son concept de « deuiller », défini comme un art de la relation avec les mortes[5], a inspiré de nombreuses reprises dans les études queers et trans sur les pratiques de deuil[6],[7],[8],[9]. La philosophe Myriam Bahaffou mobilise son travail dans son ouvrage Éropolitique. Écoféminismes, désirs et révolution (Le Passager Clandestin, 2025)[10],[11], tandis que l'écrivain Romain Noël la cite abondamment dans La Grande Conspiration Affective. Un thriller théorique (Seuil, 2024)[12],[13],[14].
Elle a, par ailleurs, publié plusieurs textes courts dans différentes revues : « Je suis pas trans dans la forêt » dans PD la revue[1], mais également « Danser est un service écosystémique et être trans aussi » dans Klima (reprise d'une conférence donnée à la Gaîté Lyrique à l'occasion de la venue d'Anna Tsing à Paris[15]) et « Fāgus » dans la revue Insert, dédié aux pratiques BDSM et à leur rapports avec l'écologie[16].