Léger de Vienne
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| Archevêque de Vienne | |
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| jusqu'au | |
Armand (d) | |
| Abbé Collégiale Saint-Barnard | |
| - |
| Naissance |
Date et lieu inconnus |
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| Décès |
(?) |
| Activités | |
| Famille |
Léger (Léodégar ou Leodegarius), mort le , est un archevêque-comte de Vienne du début du XIe siècle, issu très probablement de la famille de Clérieu.
Origines
Léger, que l'on trouve également mentionné sous les formes Leudegarii[ReD 1], Leodegarius[ReD 2], Leodegarium[ReD 3] ou encore Léodégar, serait le fils de Guillaume et Fida (Fides) de Clerieux, d'après une charte du , abbé de Saint-Bernard (Leodegarium, Willelmi…filium)[1],[2]. Chevalier commente « que sa famille exerçait une juridiction seigneuriale sur Romans […] l'abbaye elle même leur échut à titrte de fief »[1]. Son père serait peut être ainsi Guillaume l'Ancien, de Clérieu[2].
Il aurait trois frères, Guillaume Manceps, Armand et Adon[2]. Son père et son frère Guillaume sont mentionnés à ses côtés lors du synode de 1036[ReD 4].
Accession au trône de Vienne
Chanoine du Puy[3], Léger est élu abbé de Saint-Barnard, le , selon le Cartulaire de l'abbaye[ReD 3],[1],[4]. Pour cette période, un acte du Regeste dauphinois indique qu'il est « clerc de l'église de Romans »[ReD 2].
Léger est élu et accède au siège archiépiscopal de Vienne. L'abbé et historien Ulysse Chevalier (1879) donne l'année 1030, indiquant que Léger « figure comme tel dans une foule d'actes des Cartulaires de Romans et de Vienne »[4]. Cependant, dans son ouvrage Regeste dauphinois (1912), il apporte une correction puisque l'année 1031 est celle retenue comment étant également l'année de la mort de son prédécesseur Burchard[ReD 5].
Dans son livre épiscopal (voir ci-après), Léger se place comme le 61e chef de l'Église de Vienne[5]. Après analyse, l'historien Louis Duchesne le place plus justement au 56e rang[6].
Épiscopat
Le , il réunit un synode à Vienne ayant pour but de restaurer le monastère de St-Ferréol à Grigny[4],[ReD 4]. L'année suivante, le , il en organise un second à Romans[ReD 6].
Il participe au concile de Chalon de 1056, présidé par le cardinal-légat Hildebrand[ReD 7],[7]. Le pape Victor II confirme la même année à l'évêque et les chanoines l'immunité de l'église de Romans[ReD 8].
En 1058, il consacre l'église prieuriale de Domène, aux côtés de Ebbon, archevêque de Tarentaise, Viminien, archevêque d'Embrun, et Artaud, évêque de Grenoble[ReD 9].
Mort et succession
Léger serait mort le , selon la Notice chronologico-historique sur les archevêques de Vienne (1879). Chevalier confirme la date dans le Regeste dauphinois (1912) en publiant son obit en date du 12 juin (1070)[ReD 10]. De même, Duchesne (1894) fait terminer l'épiscopat de Léger le [8]. Le site généalogique de la Foundation for Medieval Genealogy donne l'année 1054[2].