Légion maltaise

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Création
Dissolution
PaysDrapeau de la France France
OrigineMalte
Légion maltaise
Image illustrative de l’article Légion maltaise
Dessin d'un soldat de la légion.

Création
Dissolution
Pays Drapeau de la France France
Origine Malte
Type Bataillon
Rôle Infanterie
Effectif 311 (en août 1798)
Garnison Suez (en 1799)
Guerres Campagne d'Égypte

La légion maltaise est une unité militaire de l'Armée française du Directoire, formée en avec des soldats maltais et engagée dans la campagne d'Égypte. Constituée de soldats maltais non volontaires, elle se révèle de faible valeur combative et est dissoute en .

Formation

Le , l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem à Malte capitule après le débarquement français à Malte. Napoléon Bonaparte tente de faire passer à son service les forces armées de l'Ordre, en particulier les chevaliers d'origine française, les soldats du Régiment de Malte et la garde du Grand-maître. De ces deux dernières unités, sur un effectif total d'environ 700 hommes, seule une trentaine de volontaires acceptent de rejoindre les forces françaises[1].

Le , Napoléon ordonne au régiment de Malte et à la garde du Grand-maître de parader devant le fort Saint-Elme. Les 477 présents sont ensuite forcés d'embarquer sur les navires de la flotte française[1],[2].

Le , après le débarquement à Alexandrie, Bonaparte crée la Légion maltaise, qui doit rassembler tous les Maltais emmenés par l'armée d'Orient. La Légion, de la taille d'un bataillon, est constituée d'une compagnie de grenadiers (formée avec les meilleurs éléments) et de huit compagnies d'infanterie[1].

Première opérations de la légion

La compagnie de grenadiers participe du 17 au à la colonne menée par le général Dumuy en direction de Damanhur et « a très bien soutenu le feu de l'ennemi ». Le , la légion au complet, renforcée d'une compagnie de grenadiers de la 69e demi-brigade, se met en route vers Aboukir sous le commandement de Dumuy mais son comportement au combat est très mauvais dans les escarmouches avec les Égyptiens. La légion perd trois hommes et onze blessés. La colonne rejoint Rosette le 13 d'où elle revient vers Aboukir en escortant un convoi de ravitaillement[1].

En garnison

La légion est envoyée le à El Rahmanieh pour contrôler le canal d'Alexandrie et s'y installe le 25. Relevée le par le 2e bataillon de la 69e demi-brigade, la légion rejoint Le Caire[1].

Fin août, les effectifs de la légion étaient de 311 officiers et soldats, beaucoup de Maltais occupant d'autres fonctions dans l'armée d'Orient. Malgré un appel à rassembler tous les Maltais dans la légion, le sous-effectif fait demander, en vain, l'enrôlement de marins italiens et même de Turcs. Le , la légion ne compte plus que 221 hommes, dont 13 officiers. En , la légion reçoit donc le renfort de 200 anciens galériens de l'Ordre[1].

Mi-janvier, la légion rejoint Suez (sauf un détachement qui reste à la citadelle du Caire). Sous le commandement du général Junot, les forces françaises quittent Suez le pour entrer en Syrie. Seule la compagnie de grenadiers de la légion part en Syrie et prend garnison, à partir du , à Gaza, d'où elle escorte les convois de ravitaillement français. Elle se replie fin mai sur El-Arich puis retourne début juin à Suez[1].

Pendant ce temps, le reste de la légion tient garnison à Suez. Les Maltais, surtout après lorsque l'arrivée de navires anglais en leur permet d'apprendre la révolte de l'île, commencent à déserter les uns après les autres. Le général Dumuy, envoyé vers le mois de jun enquêter sur ces désertions, rend à Napoléon un rapport qui pointe que les soldats de la Légion maltaise n'ont jamais souhaité rejoindre l’Égypte, qu'ils ne sont pas payés et que leur ravitaillement est défaillant. Napoléon décide alors de dissoudre la légion[1].

Dissolution

Rassemblée au Caire, la légion est dissoute par ordre du . Deux grenadiers sont affectés au régiment de dromadaires, dix-huit hommes à la cavalerie française et les 211 hommes restants sont répartis dans les demi-brigades de l'infanterie françaises[1].

Références

Bibliographie

Voir aussi

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