Son élection est cependant annulée par le Conseil constitutionnel. Réélu lors d'une législative partielle, il est à nouveau député de 2018 à 2022.
Jeunesse et études
Lénaïck Adam naît le à Saint-Laurent-du-Maroni[1],[2]. Son père, Abongo Adam, est propriétaire d'une des principales pompes à essence d'Albina, d'un permis d’exploitation du site minier aurifère de Délices à Saint-Laurent-du-Maroni, mais également directeur d'une entreprise de transports fluvial de fret et d'une entreprise d'orpaillage[3].
En parallèle de ses études, il dispose d’une délégation de pouvoir au sein de l’entreprise de transports fluvial de fret de son père, Maroni Transports & Liaisons, tout en assurant la gérance de deux autres entreprises, dans le transport fluvial et dans la promotion de l’immobilier et de l’investissement[4].
Parcours politique
Il est élu en conseiller à l'assemblée de Guyane, sur la liste du président Rodolphe Alexandre dans la section de Saint-Laurent-du-Maroni. Il démissionne de ce mandat en [6].
Son élection est invalidée le par le Conseil constitutionnel, en raison de l'absence d'assesseurs dans deux bureaux de vote, entraînant l'annulation des suffrages exprimés dans ceux-ci. Le nombre de bulletins annulés étant supérieur à l'écart de voix entre les deux candidats présents au second tour, une nouvelle élection est organisée[8]. Il est réélu député en [9].
Lors de son mandat, il est le seul député de La République en marche à voter contre la suppression de la réserve parlementaire, mesure emblématique des lois pour la confiance dans la vie politique[10]. Après les premières semaines de la législature, le collectif Regards citoyens le classe parmi les députés souvent absents de l'hémicycle. Le député s'en explique en évoquant la distance qui sépare sa circonscription de l'Assemblée nationale[11]. Selon son adversaire aux élections législatives Davy Rimane, ces absences s'expliquent par ses activités de chef d'entreprise, qu'il a conservées, et son inscription dans une université parisienne afin d'y obtenir un diplôme, ce que l'intéressé conteste[12].
En , à l'occasion de la remise en jeu des postes au sein de la majorité, il se porte candidat à la vice-présidence de l'Assemblée[13].
Tête de liste LREM à Saint-Laurent-du-Maroni, deuxième ville de Guyane, lors des élections municipales de 2020, il échoue à la deuxième place au premier tour avec 28,25% des voix, derrière Sophie Charles qui l'emporte[14]. StreetPress relève qu'il a fait, durant sa campagne, «un prêche politico-religieux dans une église évangélique»; l'équipe de campagne dément le caractère politique de sa prise de parole[15].
Il est nommé en président d'une commission d’enquête parlementaire sur la lutte contre l'orpaillage illégal en Guyane. L'objectif initial de la commission est d'«identifier les responsabilités liées à l’empoisonnement des populations», d'«évaluer l’efficacité des politiques publiques» et de «poser la question de la pertinence de l’indemnisation des victimes empoisonnées au mercure ». Lénaïck Adam y défend l'option d'une légalisation de la pratique, s’éloignant à plusieurs reprises de sa mission initiale selon Mediapart, qui met en avant les nombreux rappels à l'ordre, irrégularités et une condamnation de son père en matière d'orpaillage, et les interventions précédentes du député en sa faveur[16].
En , une de ses collaboratrices dépose une main courante pour harcèlement moral dans le cadre de son travail, à la suite de quoi une enquête préliminaire est ouverte par le parquet[18]. L'affaire a fait l'objet d'un classement sans suite pour infraction insuffisamment caractérisée[19].
↑«INFOGRAPHIES. Législatives: l'Assemblée prend un coup de jeune historique avec l'arrivée de 28 députés vingtenaires», Franceinfo, (lire en ligne, consulté le )
↑«Léon Bertrand et neuf autres prévenus - Toute l'actualité de la Guyane sur Internet - FranceGuyane.fr», France-Guyane, (lire en ligne, consulté le )
↑«Résultats des législatives 2022: la majorité subit plusieurs revers aux Antilles et en Guyane où la participation a été plus élevée au second tour», Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )