Léon Berman
rabbin français
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Léon Berman, né le dans le 4e arrondissement de Paris et mort en déportation le [1] à Auschwitz, est un grand-rabbin français[2],[3] et un historien[4].
| Naissance | |
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| Nom de naissance |
Léon Berman |
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| Conjoint |
Marcelle Lubtchansky |
| Distinction |
Prix Montyon () |
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Biographie
Léon Berman est né le à Paris 4e, au 38, rue Saint-Louis-en-l'Île.
Il termine[5] ses études rabbiniques au séminaire israélite de France (SIF) en 1919[6] et est nommé grand-rabbin de Lille en 1934[7].
Actif dans l'aide aux nombreux réfugiés juifs d'Allemagne au cours des années 1930, il écrit dans la revue Kadimah[8], et publie à Paris en 1937 son ouvrage : Histoire des Juifs de France des origines à nos jours (Prix Montyon 1938 de l’Académie française).
En 1939, il devient aumônier du 1er corps d'armée et fait la campagne de Hollande[9].
Durant la guerre, une circonscription rabbinique est créée à Cannes et Léon Berman y exerce la fonction de rabbin[10].
Raymond-Raoul Lambert, le dirigeant de l'UGIF-Sud, note dans son journal privé[11] avoir écrit à la date du , de Marseille, à la suite de déportation de Juifs français à Paris : « Mercredi . Visite des grands-rabbins Hirschler et Berman. Ils sont scandalisés du fait que le judaïsme officiel refuse d'intervenir. Le grand-rabbin de France, Isaïe Schwartz, a reçu un coup de téléphone pressant d'Hirschler, le sommant d'intervenir ; a répondu que « ce serait un coup d'épée dans l'eau. » Je téléphone en vain à Vichy pour tenter encore de sauver quelque chose ou quelques-uns. On me répond que personne n'est là. »
Léon Berman est arrêté avec sa famille le et déporté treize jours plus tard au départ de la gare de Bobigny dans le convoi No 61[12] vers Auschwitz où il est assassiné à son arrivée[13],[14].