Léon Solomiac est le fils d'un commerçant du Cantal. Après ses études, il entre dans la fonction publique coloniale. Après une longue carrière administrative, il est envoyé en comme délégué à Beyrouth et en 1930 comme délégué à Damas[2]. La France est en effet puissance mandataire pour la Syrie et le Liban. Après la déposition de Tajeddine el-Hassani, Solomiac, alors haut-commissaire de la République française en Syrie et au Liban, est chargé des affaires étatiques, jusqu'à l'élection de Mohammed Ali Bey el-Abed comme président par le Parlement[3]. Léon Solomiac prend ensuite l'intérim du du de Louis Fousset, gouverneur du Soudan français[4]. Le , il est gouverneur des Établissements français dans l'Inde, poste qu'il occupe jusqu'en . Son est Horace Crocicchia[5]. Le , Solomiac est nommé en pleine période de montée des périls gouverneur général par intérim de l'Afrique équatoriale française à la suite de Dieudonné Reste, puis Pierre Boisson est nommé à ce poste le [6]. Il prend aussi le le poste par intérim de Jean Rapenne, gouverneur du Niger. Il est défavorablement considéré par le régime de Vichy et congédié en décembre; il est remplacé le par le général Falvy[7],[8].
En , avec la Libération, il est nommé préfet du Tarn, poste qu'il occupe jusqu'au début de l'année 1946[9].
↑Nadine Méouchy: France, Syrie et Liban, 1918–1946. Les ambiguïtés et les dynamiques de la relation mandataire. Institut français d’études arabes de Damas, Damas, 2002, p. 148.
↑Marc Carlier: Méharistes du Niger. Contribution à l’histoire des unités montées à chameau du territoire nigérien: 1900 à 1962. L’Harmattan, Paris 2000, p. 366.