Maurice Falvy est en 1934 officier de commandement des tirailleurs sénégalais au Tchad en Afrique équatoriale française[1]. De à , il succède par intérim à Charles Dagain comme commandant de la région Tchad[2]. De 1937 à 1938, il étudie au centre des hautes études militaires, l'école de l'état-major général de l'armée française à Paris. Ensuite, il est de 1938 à 1940 directeur du département des troupes coloniales au ministère de la Guerre[1].
Les autorités de Vichy l'envoient à la fin de l'année 1940 à Niamey en Afrique occidentale française afin de commander les troupes coloniales du Niger et du Dahomey[6]. Il doit aussi faire surveiller la frontière entre le Niger et le Tchad[1]. Le , il succède à Léon Solomiac comme gouverneur de la colonie du Niger[7], Solomiac n'étant pas considéré par le régime de Vichy comme suffisamment fiable[8]. Maurice Falvy est le premier militaire à être nommé à la tête de la colonie depuis 1922[9]. Jean-François Toby lui succède le [7]. Le général Falvy prend alors le haut commandement des forces armées de l'Afrique occidentale française[6]. Le , il est mis en congé et en mis à la retraite[1]. Le général Falvy meurt en 1970 dans une maison de retraite de Mézy-sur-Seine[6].
↑Gérard Giuliano: Les Soldats du béton: la Ligne Maginot dans les Ardennes et en Meuse, 1939–1940. Éditions Terres Ardennaises, Charleville-Mézières 1986, p.345.
↑Lucien Bodin: Des tours de Laon aux mines d’Essen. Publibook, Paris 2004, p.125
↑Catherine Akpo-Vaché: L’AOF et la Seconde Guerre mondiale (septembre 1939 – octobre 1945). Karthala, Paris 1996, p.100.
123Roger Bruge: Les Combattants du 18 juin, vol. IV: Le cessez-le-feu. Fayard, Paris 1988, p.233.
↑Marc Carlier: Méharistes du Niger. Contribution à l’histoire des unités montées à chameau du territoire nigérien: 1900 à 1962. L’Harmattan, Paris 2000, p.366.
↑Edmond Séré de Rivières: Histoire du Niger. Berger-Levrault, Paris 1965, p.267.