Léopold Thadée Ramotowski

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Cimetière du Montparnasse (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Léopold Thadée Ramotowski
Biographie
Naissance
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Nationalité
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Chef militaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Père
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Grade militaire
Distinctions

Léopold Thadée Ramotowski, né le à Désertines et mort le à Paris[1], est un militaire français, fils d'un patriote polonais émigré en France.

Origine et jeunesse

Léopold voit le jour à Désertines le . Issu d’un père polonais Józef Konstanty Ramotowski, fervent combattant contre l’envahisseur russe, et Constance Aline Guesdon de Beauchesne, veuve d'Henri de La Broise il hérite de la fibre militaire de son père[2].

Après avoir été élève à l’École polonaise des Batignolles - une école polonaise à Paris, il intègre l'École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1861, dont il sort en 1863, classé 47e sur 234. Le , il est nommé sous-lieutenant au 8e régiment de chasseurs à cheval[2].

Prisonnier de la Prusse

Promu lieutenant le , à l’aube de la guerre franco-prussienne de 1870, il participe à la campagne dans l'armée du Rhin avec le 8e régiment de chasseurs à cheval[2]. Lors de la Bataille de Sedan, il est fait prisonnier, mais il parvient à s’évader le lendemain.

Il rejoint ensuite son pays natal en Mayenne et se porte à nouveau volontaire pour le combat. Promu au grade de capitaine, il est envoyé au 6e régiment de chasseurs à cheval et participe à de nouvelles opérations militaires pour l'armée de la Loire où combat aussi son père[2]. Durant la Commune de Paris en 1871, le 6e régiment de chasseurs à cheval participe avec l'armée versaillaise à la semaine sanglante.

Après la guerre franco-prussienne de 1870, il retourne au 6e régiment de chasseurs à cheval où il devient instructeur jusqu'à la mi-. À partir de la mi-, il sert dans le 3e régiment de hussards où il prend part à la Conquête de l'Algérie par la France. Au sein de cette unité, il participe à la répression de la révolte menée par Ben Ayyash al Jabbar[3] à l'oasis El-Amri[4] de la tribu des Bou Azid en Algérie. Sa participation à la Conquête de l'Algérie par la France se situe entre le et le .

Le , il est promu major et envoyé au 18e régiment de chasseurs à cheval comme commandant d'escadron, et le au 3e régiment de spahis, toujours comme commandant d'escadron de cavalerie. Dans la période du au , il participe avec son unité à la répression du soulèvement de Lat Dior au Sénégal. Au printemps 1886, il revient en France avec une affectation à l'école de cavalerie de Saumur. Il est devenu chef des instructeurs militaires et chef d'escadron de cette école.

Le , il est décoré de la Légion d'honneur, pour sa participation à trois campagnes militaires.. Sa carrière se déroule ensuite de manière honorable[2]. Le , il est promu lieutenant-colonel et affecté au 7e régiment de hussards à Tours. Le , il devient colonel et commandant du 12e régiment de chasseurs à cheval à Sézanne.

Serre la main du tsar

En , il est nommé général de brigade et, à partir d'août de la même année, il devient le commandant de la 3e brigade de cuirassiers, composée des 3e régiment de cuirassiers et 6e régiment de cuirassiers, éléments de la 3e division de cavalerie (France). Il était en poste à Tours et à Sainte-Menehould.

Par une ironie du destin, lors de manœuvres conjointes entre la France et la Russie, le tsar Nicolas II serre la main du général Ramotowski, dont le père, Jozef, avait été un redoutable ennemi de l’empire russe à son époque[2].

Il est officier de la Légion d'Honneur le , et il achève sa carrière en 1903 en étant membre du comité de cavalerie. Sa carrière sera ralentie durant l'Affaire des fiches. En 1903, il finit sa carrière alors qu'il est membre du Comité technique de cavalerie.

Il décède le / Léopold Thadée Ramotowski n’a pas laissé de descendance. Son corps repose au cimetière du Montparnasse, dans le caveau familial, où reposaient déjà ses parents et sa sœur, où personne ne prend la peine d’inscrire son nom[2]. Ce nom n’est inscrit dans aucune avenue, boulevard, rue ou impasse de notre pays[2].

Notes et références

Voir aussi

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