M'hamed El Kourd

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Surnom « les doigts d'or »
Nom de naissance Mohamed Benamara
Naissance
Annaba
Décès (à 56 ans)
Annaba
M'hamed El Kourd
Description de l'image Mhammed elkourd.jpg.
Informations générales
Surnom « les doigts d'or »
Nom de naissance Mohamed Benamara
Naissance
Annaba
Décès (à 56 ans)
Annaba
Activité principale compositeur-interprète
Genre musical Malouf

M'hamed El Kourd, de son vrai nom Mohamed Benamara, est un chanteur algérien, né en 1895 à Annaba et mort en 1951. Il est l'un des grands maîtres du malouf algérien.

M'hamed El Kourd enfant avec sa famille.

Mohamed Benamara, est né dans la vieille ville d'Annaba le [1], d'une famille dont l'origine serait andalouse[2]. Son père était un musicien constantinois qui jouait du târ et s'était établi dans la ville d'Annaba[3]. Il acquit un enseignement traditionnel et apprit le Coran à la mosquée de Sidi Bou Merouane[4].

Puis, il fréquente les cafés populaires où on interprétait le malouf[4]. Il est mobilisé durant la Première Guerre mondiale, au Moyen-Orient, il fréquente de grands maîtres de la musique orientale de Syrie, d'Égypte, de Tunisie, de Turquie et notamment du Kurdistan où il hérite son pseudonyme d'artiste d'El Kourd (« le Kurde »)[1]. Sa carrière artistique débute en 1925 lorsqu'il commence à se produire dans les cafés et les places publiques de la ville d'Annaba[4].

Le Cheikh était un innovateur du malouf. Il est le premier à introduire le piano dans ce genre musical qui ne comptait jusqu'alors que des instruments à cordes ou à percussions[5]. Ses compagnons l'avaient surnommé « les doigts d'or »[1]. Dès lors, il va écarter, durant plusieurs décennies, le malouf annabi de l'orthodoxie de l'école de Constantine[2]. En 1932, il participe au Congrès de musique arabe du Caire en tant que représentant de la musique algérienne aux côtés de Larbi Bensari, le cheikh de Tlemcen[2].

Il meurt le [1], sans laisser d'enfant[2]. Ses obsèques étaient grandioses, toutes les confessions étaient représentées. La presse coloniale titrait le lendemain « Bône, ville morte ! »[2]. Il est enterré au cimetière de Zaghouane[2].

Œuvre

Références

Annexes

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