MV Ocean Trader
navire de soutien aux opérations spéciales exploité par le Military Sealift Command
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Le MV Ocean Trader (ex-Cragside) est un navire de soutien aux opérations spéciales, exploité par le Military Sealift Command[3]
| MV Ocean Trader | |
| Type | Navire |
|---|---|
| Fonction | Soutien aux opérations spéciales militaires |
| Histoire | |
| Chantier naval | Odense Steel Shipyard |
| Fabrication | acier |
| Statut | en service |
| Équipage | |
| Équipage | 50 membres d’équipage civils 159[1] membres des forces spéciales |
| Caractéristiques techniques | |
| Longueur | 193 m |
| Maître-bau | 26,0 m |
| Tirant d'eau | 5,6 m |
| Déplacement | 20 980 tonnes[2] |
| Vitesse | 20 nœuds (37 km/h) |
| Caractéristiques militaires | |
| Aéronefs | Différents hélicoptères |
| Carrière | |
| Pavillon | |
| Port d'enregistrement | Norfolk |
| Indicatif | V7DJ8 |
| MMSI | 538005392 |
| IMO | 9457218 |
| modifier |
|
Le navire a été proposé pour servir de base aux forces spéciales. Pouvant accueillir jusqu’à 159 soldats, il dispose de casiers à armes, d’un gymnase et de hangars pour hélicoptères[4].
Historique
Entre 2010 et 2011, le Joint Special Operations Command (JSOC) des États-Unis a exploité un navire loué au large des côtes somaliennes. Commandé par un officier de l’US Navy, le navire est passé sous le commandement de la Task Force 484, la force opérationnelle du JSOC pour la Corne de l'Afrique et le Yémen. Loué à la société Edison Chouest Offshore, il aurait eu la capacité d’accueillir des Navy SEALs, des RHIB et un hélicoptère. Cependant, il se serait principalement concentré sur la collecte de renseignements SIGINT fournis et exploités par les Navy SEALs. Il est probable que le navire était une mesure provisoire avant qu’un navire permanent, l'Ocean Trader, puisse être acquis[5].
Le Cragside a été lancé par Odense Steel Shipyard en 2010 et achevé en 2011 pour Maersk Line[6]. Le bateau est alors un navire de transport de type roulier, en anglais ro-ro (roll-on/roll-off signifiant littéralement « rentrer en roulant, sortir en roulant»)[7].
En , Maersk a remporté un contrat de 73 millions de dollars pour convertir le cargo en base pour forces spéciales[8].
Description
L’appel d'offres de l’US Navy prévoyait un navire à deux hélices, capable de maintenir une vitesse de 20 nœuds avec un rayon d'action de 8 000 milles et une autonomie de 45 jours pour un équipage de 50 personnes, plus 159 personnels de l’État supplémentaires. Le navire devait pouvoir être ravitaillé et réapprovisionné en mer, lui donnant une autonomie supplémentaire de 45 jours pour l’ensemble des 209 personnes à bord. Le navire devait permettre d’embarquer, d’abriter, de lancer et de récupérer tous les aéronefs à voilure tournante de l’inventaire des forces spéciales, aussi gros qu’un MH-53E. Il devait fournir plusieurs points de ravitaillement pour les aéronefs, avec une capacité de transporter 150 000 gallons (600 m3) de carburant JP-5, mais aussi pouvoir transporter et mettre à l’eau quatre bateaux de 12,3 m de longueur, dont deux simultanément en 20 minutes, et être capable de transporter, lancer et récupérer huit jet-skis et bateaux pneumatiques Zodiac.
Les modifications observées[Par qui ?] comprennent un double hangar sur le pont supérieur à l’avant du pont, et la conversion du pont de chargement supérieur, immédiatement sous le pont d'envol, pour gérer la mise à l’eau des bateaux. Des modifications inédites devaient inclure l’ajout de plusieurs ateliers de maintenance et de réparation dédiés pour les avions, les drones et les petites embarcations, des casiers de matériel de plongée sous-marine et des installations de service pouvant accueillir jusqu’à 60 membres du personnel du Naval Special Warfare Command et leur équipement, une SCIF (installation compartimentée d’informations sensibles) de 40 personnes, une équipe de communication de 20 personnes, un hébergement pour au moins 209 personnes et une antenne médicale et chirurgicale d’urgence, capable d’accueillir au moins 10 blessés au combat. Une surveillance externe FLIR et six affûts de mitrailleuses de calibre .50 pouce pour la protection rapprochée faisaient également partie des modifications. De nombreuses antennes satellites et mâts de communication sont installés sur les ponts supérieurs. Les exigences étaient aussi que le navire soit capable d’opérer pendant de longues périodes en stationnaire dans des zones où la température extérieure ambiante est de 43 °C et la température de la mer de 35 °C, ce qui indique que la principale zone de déploiement du navire serait la Corne de l'Afrique et les eaux autour de la péninsule arabique[1].
Missions
Le navire est utilisé comme un bateau-mère pour les forces spéciales : il est capable d'héberger 159 combattants et de nombreux moyens de projection (hélicoptère, bateau, jet-ski, Zodiac). Il peut conduire des raids contre des navires en mer ou contre des infrastructures portuaires[7].
Déploiement
Le navire était en service en 2017 et aurait opéré en mer Méditerranée et en mer Baltique[9]. En , une photo du navire a été prise au port et à la cale sèche d’Al Duqm à Oman[10]. Il a été photographié en amarré à Victoria aux Seychelles[11]. En 2022, il avait été repéré à Toulon où il avait été déployé pour assurer le soutien d’unités US qui s’entraînaient dans le sud[12]. En juillet 2023, il est vu dans le port japonais de Yokosuka[12]. En août 2024, il a été observé au Pirée à la suite de la crise au Moyen-Orient[13]. En mai 2025, il est à NSA Bahrain (en), une base américaine au Barheïn[12].
En septembre 2025, il se trouverait en mer des Caraïbes. Depuis le début du mois les Etats-Unis y ont déployé des navires de guerre, un sous-marin à propulsion nucléaire et des F-35, officiellement dans le cadre d’une opération antidrogue, mais les USA ont plutôt le président vénézuélien Nicolas Maduro dans le collimateur[12]. Celui-ci est capturé lors d'une opération spéciale début janvier 2026 ; la présence de ce navire est confirmée sur zone[14].